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Le Canadien subit un cuisant revers de 6-2 contre les Flames

Written By Unknown on Senin, 03 November 2014 | 14.18

On doute que ça ait à voir avec le changement d'heure, mais le Canadien a joué comme si son horloge interne était déréglé, dimanche.

Au retour de son périple dans l'Ouest canadien, le Tricolore a connu une piètre performance, en s'inclinant 6-2 face aux Flames de Calgary qui avaient des allures d'aspirants à la Coupe Stanley. Un de ces matchs à vite ranger dans la catégorie de ceux à oublier!

Les Flames ont été dominants au Centre Bell, comme ils l'avaient été chez eux lors du duel de mardi entre les équipes. Sauf que cette fois, leurs efforts ont été récompensés, et ils ont vengé l'échec de 2-1 que Carey Price leur avait fait subir. Dimanche, Price n'a pas pu répéter ses exploits face au bombardement de 35 tirs. Son opposant Jonas Hiller a eu la tâche beaucoup plus facile, en étant mis à l'épreuve 20 fois.

Josh Jooris, un ailier recrue âgé de 24 ans, a réussi son premier doublé dans la LNH. Markus Granlund, Curtis Glencross, Lance Bouma et Mark Giordano ont été les autres marqueurs des Flames (7-4-2). TJ Brodie a amassé trois aides, alors que Johnny Gaudreau et Jiri Hudler en ont obtenu deux chacun.

Max Pacioretty et Rene Bourque ont assuré la réplique du Canadien (8-3-1), qui a encaissé une deuxième défaite d'affilée. Il est à souhaiter qu'il reviendra vite à l'heure normale de l'Est. 

Pire que pire...

Le CH a l'habitude des lents débuts de match cette saison, mais dimanche il a été carrément pitoyable. Les Flames ont eu l'avantage 19-4 dans les tirs, imaginez, pour prendre les devants 2-0.
Jooris a d'abord déjoué Price sur un retour de lancer du défenseur Dennis Wideman, à 4:58. Granlund a ensuite trompé sa vigilance vers la fin, à 19:33. Il est vrai que la perte temporaire d'Alex Galchenyuk, qui a retraité au vestiaire après sa première présence, a contraint l'entraîneur Michel Therrien à jouer au yo-yo avec les trios. Mais ce n'est pas une excuse pour le manque de combativité généralisé.

Et ça continue!

On se serait attendu à un réveil plus senti en deuxième période. Hormis quelques secousses, la déconfiture s'est poursuivie. On manquait de synchronisme, les passes étaient imprécises et, comme si ce n'était pas suffisant, on a fait preuve d'indiscipline. Les Flames ont eu le meilleur 11-7 au chapitre des lancers et ils ont ajouté à leur avance à 17:53. Glencross a habilement redirigé le lancer de Brodie. Le Tricolore a connu son seul bon moment pendant sa première attaque massive, un peu avant la mi-chemin de la période.

Très tôt en troisième, quand Pacioretty a marqué à la 37e seconde, on s'est dit que le Canadien referait le coup en orchestrant une remontée de dernière période. L'équipe a retrouvé son mordant et Bourque a failli faire 3-2 au terme d'une échappée partielle. Mais la pénalité qu'a écopée Mike Weaver est venue refroidir les ardeurs. D'autant que Jooris a fait 4-1 à une seconde de sa fin. Jooris s'est immiscé entre les défenseurs, avant de recevoir la passe de Brodie qui l'a envoyé en échappée. Price a été déjoué dans la partie supérieure du côté de la mitaine.

On a par la suite échangé des buts, par l'entremise de Bouma et de Bourque, et c'en était fait de la soirée. Giordano a complété dans un filet désert, avec plus de trois minutes à écouler.


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La ruée vers l'Ouest du président français

Raphaël Bouvier Auclair fait le point sur la visite de François Hollande Banff en Alberta

L'économie, l'énergie et les changements climatiques étaient au cœur des discussions ce dimanche entre le président français et le premier ministre canadien, au premier jour de la visite d'État de François Hollande.

Arrivé ce matin à Banff en Alberta pour une visite officielle de trois jours au Canada, François Hollande s'est dit persuadé que la France et le Canada ont des objectifs semblables sur la question des changements climatiques, et ils se doivent d'« agir ensemble » pour y faire face.

Par rapport aux « grands défis » internationaux, « et j'y ajoute le défi climatique, la France et le Canada ont décidé d'agir ensemble pour le bien de leur propre pays, mais aussi pour le bien de la planète, car c'est ce qui nous anime le premier ministre canadien et l'ensemble des autorités françaises », a déclaré M. Hollande.

M. Harper a répondu à M. Hollande, venu à la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires, en l'assurant de sa volonté de travailler de concert avec la France sur plusieurs enjeux comme « la sécurité et la paix internationales, la situation économique mondiale » et les problèmes de pandémie.

Le discours du président français sur les changements climatiques contraste avec celui du Canada, qui s'est retiré du protocole de Kyoto en 2011. Stephen Harper était également absent du sommet sur le climat de New York en septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

La France organisera la prochaine Conférence climat (COP21) à Paris en décembre 2015.

L'arrivée du président français au pays des sables bitumineux coïncidait aussi avec la publication, plus tôt ce dimanche, d'un rapport alarmant du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Économie

Pour le ministre de l'Emploi, Jason Kenney, la visite du président français dans l'ouest du Canada est significative.

« Ce n'est pas par hasard que le président Hollande a demandé de venir en Alberta. Je crois que les Européens voient de plus en plus l'Alberta comme le moteur de l'économie canadienne. Les investissements français les plus importants ont été réalisés ici [...] Plusieurs Européens et les gouvernements partout au monde s'impliquent en Alberta pour cette raison », a-t-il expliqué.

La France est le huitième partenaire commercial en importance au Canada. Les échanges commerciaux des deux pays ont totalisé plus de 8,5 milliards de dollars en 2013.

Le président Hollande a également abordé avec Stephen Harper le sujet des deniers attentats survenus en sol canadien.

« Il y a eu des actes tragiques ici et je veux vous assurer, cher Stephen, de l'amitié de la France dans les circonstances. » — Le président français François Hollande

Le périple canadien de M. Hollande le conduira également à Ottawa à Montréal et à Québec, où il rencontrera le premier ministre Philippe Couillard.


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Premières frappes des CF-18 canadiens contre l'État islamique en Irak

Les avions de chasse canadiens déployés au Moyen-Orient ont effectué leurs premières frappes contre le groupe armé État islamique dans le nord de l'Irak.

Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a indiqué par voie de communiqué que deux avions de combat CF-18 avaient bombardé des cibles dimanche près de Falloujah, à environ 70 kilomètres à l'ouest de Bagdad, « en utilisant des bombes guidées au laser GBU12 de 500 livres chacune ».

Selon le communiqué, la mission a duré environ quatre heures et a impliqué un ravitaillement en vol. L'équipage est revenu à la base sans incident.

Des informations sur les résultats de la mission sont toujours en train d'être colligées. D'autres détails seront communiqués le 4 novembre.

Il s'agit des premières frappes lancées par le Canada depuis la campagne de bombardements aériens menée par les États-Unis contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie.

Le Canada a dépêché dans cette région six avions de combat CF-18, des aéronefs Polaris C-150 et deux avions de surveillance CP-140 Aurora.

Quelque 600 employés canadiens sont impliqués dans la mission de combat. Le Canada a aussi envoyé près d'un million de kilos d'approvisionnements militaires aux forces irakiennes.

Le premier ministre Stephen Harper a engagé le pays pour une mission d'une durée maximale de six mois, en vertu d'une motion qui a été approuvée par le Parlement il y a un mois. La mission de combat exclut toute attaque terrestre.


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Recours collectif : les frères de Sainte-Croix vont se défendre

Les frères de Sainte-Croix contesteront le deuxième recours collectif, explique Normand Grondin

Exclusif - Les procédures pour le deuxième recours collectif contre les frères de Sainte-Croix concernant des allégations d'agressions sexuelles qui se seraient déroulées durant les années 1950 et 1960, débuteront lundi à Montréal.  Mais si les frères ont accepté de régler le premier recours collectif par une entente de plus de 18 millions de dollars, cette fois-ci, ils ont une autre stratégie en tête.

En juillet 2013, les 206 personnes agressées sexuellement alors qu'elles fréquentaient une institution gérée par la Congrégation des frères de Sainte-Croix pouvaient crier victoire. Après cinq ans d'attente, elles étaient enfin indemnisées.

Quelques mois plus tard, un deuxième recours est déposé contre les Sainte-Croix pour des actes commis dans d'autres maisons d'enseignement, ainsi qu'à l'oratoire Saint-Joseph.

La différence : cette fois-ci, les Sainte-Croix ont la ferme intention de se défendre.  Une attitude incompréhensible, selon Sébastien Richard, le porte-parole des présumées victimes. 

« Il y a plusieurs agresseurs qu'on a identifiés, non seulement qu'on a identifié dans le premier recours, mais pour lequel les Sainte-Croix ont admis les agressions subies et là on se retrouve dans un deuxième recours où ils s'y retrouvent, et là on conteste. » — Sébastien Richard, le porte-parole des présumées victimes

De plus, mardi prochain, l'avocat des Sainte-Croix va demander à la cour de retirer de la preuve déposée au nouveau recours collectif, un reportage de l'émission Enquête sur les crimes commis par les frères. Mais aussi un document compromettant, écrit par l'avocat des Sainte-Croix, Émile Perrin, qui laisse entendre que la Congrégation était au courant des agressions sexuelles, mais qu'elle n'a rien fait.

« Ça, c'est l'élément qui les fatigue parce qu'on ouvre toute la porte des dommages exemplaires, des dommages punitifs, et c'est ça qui est fatiguant pour eux. Donc, ils veulent discrètement écarter cette chose-là », estime Me Alain Arsenault, avocat au recours collectif.

Dans l'espoir de faire plier les Sainte-Croix, Sébastien Richard a même écrit au pape François en lui demandant d'intervenir directement auprès de la Congrégation. Mais pour l'instant, il n'a reçu qu'un accusé de réception.

« Il est nécessaire que si les Sainte-Croix ont un minimum de compassion et un minimum de décence et de conséquence entre le premier et le deuxième recours, qu'on laisse faire les procédures et qu'on règle », dit-il.

La Congrégation de Sainte-Croix nous a répondu par écrit qu'elle s'abstiendrait de commenter cette cause avant qu'elle ne soit entendue par le tribunal.

Pour l'instant, plus d'une vingtaine de personnes qui disent avoir été agressées durant les années 1950 et 1960 se sont inscrites au deuxième recours collectif.

D'après un reportage de Normand Grondin


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Legault avance la possibilité de signer la Constitution

Legault évoque la signature de la constitution canadienne, explique Hugo Lavallée

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, estime que le Québec n'est pas prêt à signer la Constitution, mais qu'il pourrait l'être s'il redresse ses finances publiques.

En clôture du congrès de son parti dimanche, le chef de la CAQ a indiqué que, selon lui, le premier ministre Philippe Couillard commet une « erreur »  s'il pense que le Québec pourrait signer bientôt la Constitution.

François Legault estime que le Québec ne peut se lancer dans des négociations constitutionnelles dans un avenir rapproché, car il n'aurait pas un bon rapport de force par rapport à Ottawa, en raison de sa situation économique. 

« Je ne crois pas que le Québec pourra adhérer à la Constitution la tête haute s'il ne réussit pas d'abord son redressement économique ». 

« On calcule que ça prendra 10 ans au Québec avec le projet Saint-Laurent (de la CAQ), pour rejoindre le niveau de richesse de l'Ontario, a-t-il dit lors d'un point de presse. On a un écart de 14 % avec l'Ontario, 25 % avec le reste du Canada. Faites votre calcul, c'est certain que moi, je ne serai plus en politique quand on va être rendu là. [...] Rendu à cette étape-là, il y aurait des demandes traditionnelles et on doit les établir, pour le moment on ne les a pas établies. »

Le chef de la CAQ a également affirmé que le Québec se devait d'être complètement autonome en matière linguistique et d'immigration.

Le chef caquiste demande donc au gouvernement fédéral de comprendre qu'il faut préserver l'intégralité de la loi 101, et même l'étendre aux entreprises à charte fédérale. Selon lui, des mesures doivent être mises en place au Québec pour que le français soit pleinement respecté comme langue de service et comme langue de travail.

François Legault réclame également que le Québec puisse sélectionner comme il l'entend les immigrants qu'il reçoit, pour assurer leur « intégration harmonieuse ». Il note qu'actuellement, 70 % des immigrants sont choisis par le gouvernement du Québec et 30 % par les autorités fédérales.

« Je suis nationaliste », a lancé François Legault, sous les applaudissements de ses membres.

Dimanche, lors du premier congrès du parti à Trois-Rivières, M. Legault a obtenu l'appui de 97,2 % de ses militants lors d'un vote de confiance. Soumis à un vote de confiance pour la première fois, M. Legault avait refusé de se fixer un objectif supérieur à 50 % d'appui.

Entrevue avec François Legault

Des centaines de participants 

Environ 700 militants se sont inscrits à ce premier congrès de la CAQ, a indiqué le parti. L'événement, prévu l'automne dernier, avait été reporté en raison des rumeurs d'élections. Samedi, à l'ouverture, environ 400 personnes étaient présentes.

Dimanche, les membres de la CAQ ont élu Hugues Beaulieu en tant que vice-président de l'Est-du-Québec. 

Le congrès devait en outre servir à adopter les statuts du parti, créé il y a moins de trois ans, et à concevoir la prochaine plate-forme électorale de la CAQ, bien qu'aucune résolution des militants n'était au programme. M. Legault a expliqué que le temps a manqué aux militants pour élaborer des résolutions, le parti ayant déjà participé à deux élections depuis sa fondation.

La journée de samedi a permis de constater que les députés caquistes étaient divisés sur la nécessité d'aller voter aux élections scolaires, alors que les libéraux ont fait de ce scrutin un critère déterminant pour l'avenir des commissions scolaires, une structure que la formation de François Legault veut justement abolir.


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Virgin déterminée à trouver la cause de l’écrasement de son vaisseau spatial

Written By Unknown on Minggu, 02 November 2014 | 14.18

Le reportage de Guy Lapointe

Le milliardaire Richard Branson a promis samedi de faire le nécessaire pour déterminer les causes de l'accident de la navette de tourisme spatial qui s'est écrasé la veille lors d'un vol d'essai dans le désert californien du Mojave, faisant un mort et un blessé grave.

L'homme d'affaires s'est rendu en Californie pour y rencontrer des représentants de l'entreprise Virgin Galactic et les enquêteurs dépêchés par les pouvoirs publics.

« Pour nos pilotes, nous devons déterminer exactement ce qui n'a pas fonctionné. Si nous réussissons à surmonter cela, nous nous assurerons que le rêve puisse se poursuivre », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse sur le site de l'accident, 150 km au nord de Los Angeles.

Richard Branson avait promis la veille de poursuivre le projet.

Le vaisseau suborbital qui s'est écrasé, entraînant la mort d'un des deux pilotes et blessant gravement le second, effectuait vendredi son premier vol d'essai depuis janvier au-dessus du désert.

Cet accident est le deuxième subi en moins d'une semaine par une entreprise privée du secteur spatial. Mardi une fusée Antares non habitée construite par Orbital Sciences, qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), a explosé quelques secondes après son décollage de Virginie.

Vendredi, le corps de Michael Alsbury, âgé de 39 ans, a été retrouvé dans les décombres de l'appareil. Le deuxième pilote, Peter Siebold, 43 ans, a pu s'éjecter et utiliser son parachute, mais il est gravement blessé. Il a été retrouvé à plus de 1,5 km du site où s'est écrasé le vaisseau SpaceShipTwo, près de la base aérienne et spatiale de Mojave.

L'accident s'est produit peu après la séparation entre le vaisseau et l'avion WhiteKnightTwo chargé de l'acheminer en haute altitude.

Les deux membres de l'équipage étaient pilotes d'essai pour Scaled Composites, la filiale du groupe de défense et d'aéronautique Northrop Grumman qui a conçu et construit le vaisseau pour Virgin. L'entreprise avait perdu trois salariés en juillet 2007 lors d'un essai au sol.

Plus de 800 personnes, parmi lesquelles des personnalités telles que la chanteuse Lady Gaga et l'acteur Ashton Kutcher ont déjà réservé leur place à bord d'un vaisseau de Virgin Galactic, facturée 250 000 $.


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Les pizzlys, des ours pas comme les autres

Parmi les conséquences du réchauffement climatique dans l'Arctique canadien, on s'inquiète de la disparition progressive de la banquise nécessaire à la survie de l'ours polaire. La nature a toutes sortes de manières de réagir, comme produire des hybrides entre ours blancs et ours bruns appelés pizzlys.

Le 26 avril 2006, sur l'île Banks dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, un chasseur américain tue une belle prise, un ours blanc de grande taille. Jim Martell et ses guides inuits sont toutefois un peu perplexes : l'animal est différent de tous ceux qu'ils ont vus.

La bête a des taches brunes autour des yeux, de très longues griffes et une tête plutôt ronde, ce qui est inhabituel pour un ours polaire.

Cet animal exceptionnel, le chasseur le fait naturaliser, en prenant soin d'envoyer des poils et un morceau de peau à un laboratoire spécialisé de Vancouver. L'analyse de l'ADN révèle que c'est un hybride entre un ours polaire et un grizzly. Une première mondiale. Les médias s'en emparent et lui trouvent un nom : « pizzly ».

Deux ans plus tard, sur l'île Victoria dans les Territoires du Nord-Ouest, un chasseur inuit, David Kuptana, abat un ours blanc sur les glaces près de son village. Mais ses pattes sont brunes et il a les griffes d'un grizzly. Naturalisé, il trône aujourd'hui dans la salle communautaire d'Ulukahktok.

Dans ce cas, l'analyse d'ADN montre que c'est un croisement de seconde génération, né d'un grizzly mâle et d'une femelle hybride.

Habituellement, ces deux grands prédateurs ne se rencontrent pas. Le grizzly, une sous-espèce de l'ours brun, habite généralement l'intérieur du continent. Plus au nord et s'étendant loin vers l'est, c'est le territoire de l'ours blanc, dit polaire.

Seule zone de contact : la bande côtière de l'Alaska aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Et, selon de récentes observations, les îles Banks, Victoria et Melville.

Si les deux espèces sont sans aucun doute génétiquement proches, leurs comportements sont différents.

Ursus maritimus

Puissant et agile, l'ours blanc est spécialisé, et vit essentiellement sur la banquise. Au fil de l'évolution, il est devenu un excellent nageur. Sa tête fuselée et son corps allongé sont des adaptations à la nage. Sa proie préférée est le phoque.

Ursus arctos

Pour sa part, le grizzly, plus massif, mais plus petit, est un animal surtout terrestre. Il est bon nageur, mais ne s'aventure habituellement pas sur la banquise.

Il y a aussi d'autres différences, qui sont évidentes même sur des peaux conservées au Musée de la nature. Comparées à celles de l'ours blanc, les griffes du grizzly sont beaucoup plus longues. Cependant, avec ses griffes puissantes et acérées, l'ours blanc n'a rien à lui envier.

Est-ce que les rencontres deviennent plus fréquentes à cause du réchauffement climatique? On peut le penser, mais pour que les pizzlys aient un avenir, il ne suffit pas qu'ils soient fertiles et se reproduisent avec facilité. À moyen terme, ce qui compte le plus, c'est leur capacité à s'adapter au milieu.

« C'est quelques individus, n'est-ce pas? Alors, c'est quoi [leur avenir]? Est-ce que ces hybrides sont bien adaptés à leur milieu? Parce qu'on s'entend que c'est dans des conditions de froid arctique que ces deux espèces (ours brun et ours polaire) s'hybrident? Est-ce que ces hybrides maintenant sont capables de s'adapter à ces conditions de glace? Ça, la question est tout à fait posée. » — Kamal Khidas, conservateur des vertébrés au Musée canadien de la Nature

À ce sujet, l'évolution de ces espèces nous a appris quelque chose de fascinant. Par analyse de l'ADN, on a récemment déterminé que l'ours polaire et le grizzly avaient un ancêtre commun : un ours brun disparu, dont ils se seraient séparés il y a environ 600 000 ans.

On a aussi appris qu'il y a environ 120 000 ans ces deux espèces se sont hybridées (Science, 20 avril 2012, Frank Hailer and al..). C'était pendant une période de réchauffement climatique et les ours polaires étaient en fort déclin.

Cette hybridation aurait alors permis à l'ours polaire de survivre et d'éviter l'extinction à ce moment-là. Puis les deux espèces se sont à nouveau séparées.

Le passé est-il garant de l'avenir? Dans quelques centaines d'années, les deux espèces auront-elles repris des chemins séparés? Pour le moment, on n'en sait rien. Il est donc trop tôt pour décider, comme le veulent certains biologistes, de protéger les pizzlys afin de sauver l'ours polaire menacé par la fonte de la banquise.

Et à l'inverse, il est trop tôt pour décider, comme le veulent d'autres biologistes, d'autoriser la chasse aux hybrides sous prétexte qu'ils nuiraient aux espèces d'origine.

À LA RECHERCHE DE PHOTOS DE PIZZLYS

Trouver des images de pizzlys sur Internet présente un sérieux défi. Pour le moment, il ne semble pas y avoir de films ni de vidéos de ces ours hybrides.

Au cours de nos recherches, nous avons parlé au taxidermiste Greg Robertson à Yellowknife, qui a travaillé sur la bête du chasseur américain Jim Martell durant quelques mois en 2006. Il nous a envoyé quelques photos.

Même chose pour le chasseur inuit David Kuptana qui, avec l'accord de sa communauté, nous a donné quelques photos de la bête qui est exposée dans la salle communautaire d'Ulukahktok.

Mais retrouver des photos de ces hybrides, bien vivants et dans leur habitat naturel, est assez compliqué. Excepté cette photo d'ours, qui semble hybride à cause de ses taches brunes autour des yeux et de sa forme.

C'est la biologiste Jodie Pongracz qui, lors d'un vol au-dessus du détroit de Melville, au Nunavut, a tiré cet unique cliché de la bête. C'était la seule photo que nous avions d'un hybride vivant.

Jusqu'au moment où nous avons trouvé cette photo qui circulait dans plusieurs sites Internet. Cet ours n'a pas de taches brunes autour des yeux, mais sa forme particulière semble indiquer que c'est un hybride.

C'est en Alaska que nous avons retrouvé l'auteur de la photo. Il s'agit du photographe professionnel Steven Kazlowski qui, depuis plusieurs années, « chasse » les ours polaires avec sa caméra.

Le 4 octobre 2007, Steven s'est rendu à Bernard Sandspit, tout près de l'Isle de Barter en Alaska. Il était alors à l'extérieur de la zone 1002 (Arctic National Wildlife Refuge) lorsqu'il a vu un groupe d'ours très étranges.

Le soir, à son retour au campement, il a montré ses photos aux membres de la communauté Iñupiat. Tous lui ont dit qu'il s'agissait d'ours hybrides. Kazlowski avait déjà entendu parler de cette légende locale, mais cette fois-ci, il avait des photos pour le prouver. Il est revenu à quelques reprises au même endroit dans les mois suivants, mais il n'a plus jamais revu ces ours.

Nous n'avons aucune preuve ADN pour confirmer s'il s'agit bien d'ours hybrides. Cependant, nous avons montré les photos à Kamal Khidas, qui est conservateur au Musée canadien de la nature. Selon lui, il y a plusieurs ours hybrides sur la photo. Et il en est stupéfait.

« Je pense que c'est unique, et à ma connaissance, on n'a jamais mentionné l'existence d'une famille d'ours hybride comme ça. » — Kamal Khidas

Grolar et pizzly

Sur différents sites sur le web, vous retrouverez deux noms pour désigner les ours hybrides : pizzly et grolar. Quoique pizzly soit plus fréquemment employé, ils sont équivalents. Mais il existe en réalité une nuance importante entre les deux.

Grâce à la preuve ADN, il est facile de savoir qui sont les parents d'un ours. Donc, lorsqu'on parle d'un pizzly, le mâle géniteur est un ours polaire et la femelle, une oursonne grizzly. Pour le grolar, c'est l'inverse, le mâle est un ours grizzly et femelle une oursonne polaire. Admettons par ailleurs que grolar sonne étrangement en français.

L'émission scientifique Découverte diffuse un reportage complet sur les pizzlys dimanche à 18 h 30 sur Ici Radio-Canada Télé.

Photos :

Steven Kazlowski
Left Eye Productions

Ulukhaktok Community Center
Inuvialuit Game Council, Inuvik

Robertson's Taxidermy Ltd.


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La première tempête de l'hiver s'apprête à frapper l'Est du Québec

L'Est du Québec devrait subir sa première tempête de neige de la saison dimanche.

Une forte perturbation en provenance des États-Unis devrait affecter surtout la péninsule gaspésienne et une partie du Bas-Saint-Laurent. De 10 à 20 centimètres de neige pourraient s'abattre sur ces régions. Des précipitations sont également attendues sur la Côte-Nord.

Un avertissement de tempête hivernale est d'ailleurs en vigueur pour les secteurs de Percé et du parc national Forillon, en Gaspésie. Environnement Canada prévoit des conditions hivernales dangereuses, de la neige forte ainsi que des vents violents du nord-est qui souffleront en rafales à 90 km/h dimanche entre Percé et New Carlisle.

Dans les provinces maritimes, la neige et le grésil persisteront toute la journée dimanche. On s'attend à une accumulation totale de 20 à 30 centimètres dans le nord et le centre du Nouveau-Brunswick.

Cette première neige est le résultat d'un système dépressionnaire qui s'est développé au-dessus de la partie est du lac Supérieur.

Une tempête en provenance du Montana pourrait également frapper l'Alberta dans les prochaines heures, laissant derrière elle de 10 à 25 cm de neige.

Vendredi, le nord de l'Ontario a été frappé par une tempête de neige hâtive. Douze centimètres sont tombés sur Sudbury.


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Droits de scolarité des étudiants français : litige entre Hollande et Couillard

Le reportage de Catherine François

Le président français François Hollande est en visite d'État au Canada et il rencontrera lundi le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Les deux dirigeants doivent discuter notamment de la litigieuse question des droits de scolarité que paient les étudiants français au Québec. Le gouvernement québécois veut les augmenter considérablement, ce qui irrite la France.

En fait, les quelque 12 000 Français qui fréquentent une université québécoise paient pour l'instant les mêmes frais de scolarité qu'un étudiant québécois, tel que convenu dans une entente signée entre la France et le Québec en 1978.

En processus de compressions budgétaires, Québec veut cependant mettre fin à cette entente et imposer aux Français les mêmes frais que les étudiants des autres provinces canadiennes. Autrement dit, la facture triplerait, passant de 2300 $ par année en moyenne à 6300 $.

« On aime beaucoup les étudiants français, on tient à les avoir, on tient à notre relation avec la France également. Mais, il y a des priorités budgétaires qui sont là. Vous connaissez la situation des finances publiques. Les Québécois, tout le monde, on va tous faire des sacrifices, mettre l'épaule à la roue », explique la ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Christine St-Pierre.

La Fédération étudiante universitaire du Québec dénonce ce calcul comptable. Elle craint que l'augmentation des frais de scolarité des étudiants français ne les dissuade de venir étudier ici.

« On voit que c'est uniquement à des buts budgétaires et économiques. Le gouvernement lui-même, l'ensemble des ministères, refusent de même examiner les répercussions que ça aurait chez les étudiants français, pour les universités, mais aussi pour l'ensemble de la société québécoise », critique Jonathan Bouchard, président de la FEUQ.

Ce scénario est confirmé par Maxence Lenoir, étudiant en génie électrique à l'École Polytechnique de Montréal depuis quatre ans. Après un stage à Montréal, le jeune Français, originaire de Dijon, a poursuivi ses études ici, attiré notamment par des frais de scolarité peu élevés.

« Je ne serais pas venu étudier au Québec si les frais de scolarité étaient plus élevés, trois fois plus élevés. C'est le cas de nombreux de mes collègues qui étudient ici à Polytechnique », dit-il.

Depuis 2006, le nombre d'étudiants français dans les universités québécoises a augmenté de 90 %. Ceux-ci forment 37 % de la cohorte des étudiants étrangers.

Les retombées économiques que rapportent les étudiants étrangers sont évaluées à 1 milliard de dollars par année au Québec, sans parler du rayonnement que donnent leurs recherches aux universités québécoises.

En processus de négociation

Selon la ministre St-Pierre, les pourparlers avec le gouvernement français envisagent tous les scénarios.

« Il y a un processus de négociation qui est en place. Les choses vont bien. Il y a eu une première rencontre il y a deux semaines. Les discussions sont en cours », précise-t-elle.

D'après un reportage de Catherine François


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Legault se soumet à un vote de confiance

Les militants de la Coalition avenir Québec (CAQ) se prononceront dimanche sur l'aptitude de François Legault à diriger la formation politique.

Soumis à un vote de confiance pour la première fois, M. Legault a refusé de se fixer un objectif supérieur à 50 % d'appui.

Les membres de la CAQ, qui sont réunis dans un hôtel de Trois-Rivières en fin de semaine, devront en outre choisir élire deux vice-présidents et adopter les statuts du parti créé il y a moins de trois ans.

Environ 700 militants se sont inscrits à ce premier congrès, a indiqué le parti. L'événement, prévu l'automne dernier, avait été reporté en raison des rumeurs d'élections. Samedi, à l'ouverture, environ 400 personnes étaient présentes.

La journée de samedi a permis de constater que les députés caquistes étaient divisés sur la nécessité d'aller voter aux élections scolaires, alors que les libéraux ont fait de ce scrutin un critère déterminant pour l'avenir des commissions scolaires, une structure que la formation de François Legault veut justement abolir.

L'événement doit en outre servir à concevoir la prochaine plate-forme électorale de la CAQ, bien qu'aucune résolution des militants ne soit au programme. M. Legault a expliqué que le temps a manqué aux militants pour élaborer des résolutions, le parti ayant déjà participé à deux élections depuis sa fondation.


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