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Souveraineté: Léo Bureau-Blouin croit qu'il est possible d'enthousiasmer les jeunes

Written By Unknown on Minggu, 22 Juni 2014 | 14.18

Le reportage de Marc-Antoine Ruest

Léo Bureau-Blouin, le prochain président de l'aile jeunesse du Parti québécois, croit qu'il faut renouveler le discours souverainiste pour mobiliser les jeunes, alors que les derniers sondages montrent que ceux-ci appuient peu ce projet.

« Je pense qu'on peut parler de la souveraineté dans un contexte de mondialisation où les frontières s'abattent. Il y a de plus en plus de décisions qui se prennent actuellement sur la scène internationale, concernant les droits de l'homme, concernant les questions environnementales. Et en ce moment, le Québec n'étant pas un pays, il n'a pas sa place dans ces grandes instances. Donc, voilà un exemple de nouveau discours qu'on n'utilisait pas dans les années 1980, 1990 ou même 2000 et qui touche la réalité de notre population aujourd'hui », dit M. Bureau-Blouin.

L'ex-leader étudiant pense que les jeunes doivent devenir la « locomotive » du projet souverainiste. L'ex-député de Laval-des-Rapide soutient que le PQ doit pleinement assumer ce projet et ne doit pas avoir peur « d'en parler », dit-il, sans toutefois « foncer la tête baissée ».

« Commencer à en parler, ce serait déjà un bon début. C'est sûr que quand on ne parle pas d'un sujet, ça ne suscite pas beaucoup d'enthousiasme, notamment chez les jeunes. » — Léo Bureau-Blouin

Le conseil des jeunes du PQ est réuni à l'Université Laval en fin de semaine, notamment pour élire son nouvel exécutif. Léo Bureau-Blouin est le seul candidat à la présidence de l'organisme. L'ex-député est en désaccord avec les critiques qui croient que son expérience de politicien fait en sorte qu'il est trop près de la vieille garde du parti pour bien incarner la plus jeune génération de péquistes.

« Je vois au contraire cette expérience comme une force qui va permettre à l'aile jeunesse de prendre de l'ampleur au cours des prochaines années », dit-il.

« Je souhaite utiliser mon expérience de député pour amener les jeunes à prendre davantage de place au sein du Parti québécois. » — Léo Bureau-Blouin

Entrevue avec Léo Bureau-Blouin

Les activités du conseil national des jeunes du Parti québécois ont débuté vendredi soir et se poursuivront jusqu'à dimanche, date à laquelle le résultat des élections sera connu. Quatorze candidats ont soumis leur candidature pour un total de neuf postes à pourvoir. Il y aura donc élection pour cinq des neuf postes, soit pour un poste de vice-président et pour quatre postes de conseiller.

La journée de dimanche sera également l'occasion pour les jeunes péquistes de se positionner sur une grande variété de sujets. En tout, 75 propositions seront présentées au cours de la plénière. Plusieurs d'entre elles ont trait à l'éducation, l'environnement et au mode de scrutin.

Exemples de propositions
  • Défendre la fin graduelle du financement des écoles privées confessionnelles
  • Défendre la gratuité scolaire pour 21 ans de scolarité et que celle-ci soit assortie d'une entente avec chaque étudiant les contraignant à travailler durant une certaine période de temps au Québec
  • Proposer une hausse raisonnable des consignes sur les bouteilles de plastique et une consignation des bouteilles d'eau et de vin
  • S'opposer au renversement de la ligne 9b d'Enbridge
  • Défendre l'adoption d'une bourse du carbone
  • Militer pour que le PQ insère au sein de son programme une réforme électorale
  • Faire pression sur le PQ pour réaliser des consultations sur la possibilité d'instaurer le vote obligatoire

Les prochaines élections provinciales n'auront pas lieu avant 2018. Entre-temps, les militants péquistes devront se choisir un nouveau chef et l'idée du député Alexandre Cloutier de tenir des « primaires ouvertes » comme celles des grandes formations politiques américaines du Parti socialiste, en France, sera certainement évoquée au cours du week-end.


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Irak: des milices préparent la défense de Bagdad

Le reportage d'Isabelle Girard

Des milliers de miliciens chiites lourdement armés ont défilé à travers plusieurs villes irakiennes, samedi, alors que des insurgés ont pris le contrôle de trois cités stratégiques dans la province d'Anbar.

Des djihadistes sunnites ont pris le contrôle de la ville Al Kaïm et affirment contrôler son poste-frontière avec la Syrie. Au moins 30 soldats irakiens auraient été tués lors des les combats.

La prise du poste-frontière permettrait aux insurgés de faire passer du matériel militaire des territoires qu'ils contrôlent en Syrie vers l'Irak. Cela effacerait également une frontière tracée en 1932 par les Européens, premier pas vers l'avènement du « califat » pour lequel se bat l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Une grande partie de la frontière entre l'Irak et la Syrie échappe maintenant au contrôle des forces gouvernementales irakiennes et syriennes.

Samedi, la police et l'armée irakienne se sont aussi retirées des villes de Rawah et d'Anah, au nord-ouest de Bagdad, à l'arrivée des insurgés. Selon le maire de la ville de Rawah, Hussein Aii al-Aujail, les bâtiments gouvernementaux ont été pillés par les combattants. 

Tout semble indiquer que les combattants de l'EIIL se dirigent maintenant vers un barrage à Haditha qui abrite une station hydraulique qui produit environ 1000 mégawatts d'électricité. La destruction de ce barrage, qui est à moins de 300 km de Bagdad, pourrait causer des inondations importantes et perturber le réseau électrique du pays. L'armée irakienne a envoyé en urgence 2000 soldats pour protéger le barrage.

L'avancée des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL)

Les djihadistes ont également essayé de prendre la ville de Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad, mais les forces kurdes les ont repoussés, selon des responsables. L'EIIL essaye aussi de pénétrer dans la région de Baqouba (à 60 km au nord de Bagdad), mais a été repoussé par les bombardements de l'armée de l'air.

Défilés militaires à Sadr City

À Bagdad, dans le gigantesque quartier de Sadr City, chiite, environ 20 000 hommes en uniforme militaire ont défilé dans les rues en exhibant leurs armes - roquettes, fusils semi-automatiques, ainsi que des camions lance-missiles. Ces hommes avaient répondu à l'appel du leader religieux chiite antiaméricain Moqtada al-Sadr pour défendre la capitale d'une incursion de l'EIIL.

Des parades similaires ont eu aussi eu lieu à Amarah et Basra, dans le sud de l'Irak. 

Craintes d'une guerre civile

La conquête de Rawah et de la ville frontalière d'Al Kaïm font partie d'une nouvelle offensive de l'État islamique en Irak et au Levant et porte un coup dur au gouvernement irakien. Au cours des deux dernières semaines, les combattants de l'EIIL et leurs alliés de tribus sunnites se sont emparés de villes comme Mossoul et d'une bonne partie du nord-ouest et du centre de l'Irak. 

Le gouvernement irakien craint que l'avancée de ces militants puisse faire basculer l'Irak dans une guerre civile sur fond de tensions religieuses.

La Maison-Blanche a d'ailleurs critiqué le rôle du président irakien, Nouri al-Maliki dans la gestion de la pire crise à secouer le pays depuis le retrait des soldats américains en 2011.

Le président Barack Obama a annoncé jeudi l'envoi de « conseillers militaires » américains - jusqu'à 300 - pour aider les autorités irakiennes à faire face à l'offensive de l'EIIL. Le chef de l'État américain n'a cependant pas annoncé pour l'instant de frappes aériennes, pourtant réclamées par le gouvernement irakien, dirigé par le chiite Nouri Al-Maliki.

Pour sa part, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian considère que la percée militaire rapide de l'EIIL est une « vraie grande préoccupation ». Le groupe « vient d'occuper une partie de l'Irak sans difficulté, et est en train de constituer [...] un État islamique, qui regroupe une partie de l'Irak, mais qui regroupe aussi une partie de la Syrie », a ajouté M. Le Drian. 


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Nouveaux sites ajoutés à la liste du patrimoine mondial

L'UNESCO vient d'ajouter huit nouveaux sites à la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'humanité. Les voici.

CITÉ MAYA DE CALAKMUL (Mexique)

Déjà inscrite sur la liste du patrimoine en 2002, l'ancienne cité maya de Calakmul agrandit son territoire reconnu au patrimoine de l'humanité. ISTOCKPHOTO


FILATURE DE SOIE DE TOMIOKA (Japon)

Créé en 1872, ce complexe historique séricicole et de filature de la soie se situe dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo. JIJI PRESS/GETTY IMAGES


VILLE HISTORIQUE DE DJEDDAH (Arabie saoudite)

Sur la rive orientale de la Mer rouge, Djeddah a été à partir du VIIe siècle l'un des ports les plus importants sur les routes commerciales de l'océan Indien. C'est ici qu'arrivaient les marchandises à destination de La Mecque. REUTERS


LE CHEMIN DES INCAS (Andes)

Le Qhapaq Ñan sont les chemins construits par les Incas sur 30 000 km reliant les sommets des Andes (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Équateur, Pérou). RICKEY ROGERS/REUTERS


USINE VAN NELLE (Pays-Bas)

Réalisée au cours des années 1920 le long d'un canal de la zone industrielle du Polder Spaanse, à Rotterdam, l'usine Van Nelle est un des fleurons de l'architecture industrielle du XXe siècle. JERRY LAMPEN/GETTY IMAGES


LA CITADELLE D'ERBIL (Irak)

La citadelle d'Erbil est un établissement anciennement fortifié bâti au sommet d'un imposant monticule créé par les générations qui se sont succédé sur le site et ont reconstruit au même endroit. DAN KITWOOD/GETTY IMAGES


WESTWERK CAROLINGIEN ET CIVITAS DE CORVEY (Allemagne)

Le Westwerk est l'unique structure debout qui remonte à l'époque carolingienne, tandis que l'ensemble de l'abbaye impériale d'origine est conservé sous forme de vestiges archéologiques, dont une partie seulement a été fouillée. ISTOCKPHOTO


BATTIR, PAYS D'OLIVES ET DE VIGNES (Palestine)

L'UNESCO considère que Battir, le paysage montagneux au sud-ouest de Jérusalem, a été fragilisé par l'impact de la réalité socioculturelle et géopolitique. Les Palestiniens craignent que les travaux de construction d'un mur de séparation isoleront les fermiers des champs qu'ils ont cultivés pendant des siècles. WISAM OWEINEH/UNESCO


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Andrée Champagne prend sa retraite du Sénat

Le reportage de Madeleine Blais-Morin

La sénatrice Andrée Champagne a siégé pour une dernière fois à la Chambre haute cette semaine. Son âge - elle fêtera le 17 juillet ses 75 ans - la force à prendre sa retraite.

Celle qui a d'abord été connue pour son rôle de Donalda dans Les Belles Histoires des pays d'en haut a fait part de son inquiétude face à l'aide médicale à mourir dans son discours d'adieu au Sénat, où elle siégeait depuis sa nomination par l'ex-premier ministre libéral Paul Martin, en 2005.

« La semaine dernière, quand l'Assemblée nationale du Québec, ma province, a passé une nouvelle loi sur les soins de fin de vie (...), je frémis à penser ce qui aurait pu m'arriver », confie-t-elle.

Mme Champagne est elle-même passée très près de mourir il y a quelques années; une méningite qui s'est compliquée l'a plongée dans un coma pendant plus d'un mois. Ses médecins ont même proposé d'arrêter les traitements.

« Quelques jours après, j'ai commencé à ouvrir les yeux, raconte-t-elle. Je regardais autour de moi tous ces trucs avec le bruit et les lignes et je me disais : "Suis-je dans un studio? Si je dois enregistrer, donnez-moi le texte au moins. Je sais que suis assez habile en lecture à vue, mais quand même". »

Elle a dû réapprendre à marcher, réactiver sa mémoire. Si elle-même n'a jamais espéré mourir, la nouvelle loi québécoise la préoccupe.

« Ce sont les excès qui m'inquiètent beaucoup », avoue-t-elle. « Il faut que ce soit tellement bien encadré, pour qu'il n'y ait pas ce qui serait, en fait, un meurtre. »

Un dernier conseil avant de partir

Andrée Champagne n'est pas la seule à avoir siégé au Sénat pour une dernière fois cette semaine. Roméo Dallaire, Catherine Callbeck et Hugh Segal quittent eux aussi la Chambre haute. Avec son départ et celui de ses collègues, il y aura près d'une quinzaine de sièges vacants à la Chambre haute.

Mais avant de prendre sa retraite définitive du Sénat, Mme Champagne a un dernier message à livrer, cette fois au premier ministre Harper.

« Un moment donné (...), s'il veut que ses projets de loi passent tous, il va falloir qu'il nomme du monde, constate-t-elle. C'est une des choses que je compte lui suggérer gentiment. J'ai demandé de le voir 15 minutes avant de partir. »

Andrée Champagne quitte en pleine période de questionnements sur l'avenir de la Chambre haute. La combattante n'aurait toutefois pas mené la bataille de la réforme du Sénat. Pour elle, son rôle de sénatrice aura été une autre belle histoire.

D'après le reportage de Madeleine Blais-Morin


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Ottawa invité à protéger les stagiaires bénévoles

Le gouvernement fédéral devrait prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que les conditions des stages non rémunérés respectent les lois du travail, affirme un rapport du comité des finances de la Chambre des communes.

Ce rapport, qui se penche sur les difficultés de l'emploi chez les jeunes, recommande à Ottawa de travailler avec les provinces et territoires pour protéger les stagiaires bénévoles par les codes du travail pertinents. Il suggère aussi que le gouvernement fédéral analyse les stages non payés pour comprendre leurs impacts potentiels sur le marché de l'emploi.

Selon des estimations, 300 000 jeunes Canadiens travaillent bénévolement comme stagiaires, mais il y a peu de données précises disponibles puisque les employeurs ne sont pas tenus de se rapporter aux autorités fédérales.

Le comité, majoritairement conservateur, a émis 23 recommandations pour améliorer la situation du chômage chez les jeunes, qui a augmenté au cours des dernières années.

Une section du rapport, préparée par le Nouveau Parti démocratique (NPD), faisait valoir l'importance de mesures additionnelles plus sévères, dont des changements au code fédéral du travail pour protéger les conditions d'emploi des stagiaires.

Opportunité ou exploitation?

Publié vendredi, ce rapport fait suite à des mois de débats animés au Canada sur le bien-fondé des stages non rémunérés.

Beaucoup de jeunes obtiennent des stages sans salaire dans l'espoir de gagner en expérience ou d'obtenir un emploi. Selon les détracteurs, ces stages constituent une forme d'exploitation et leur accès se limite à ceux qui ont les moyens de travailler gratuitement.

Durant les audiences de mars et d'avril, le comité a reçu les témoignages de plusieurs groupes qui réclamaient une action du gouvernement.

L'Association des collèges communautaires du Canada, par exemple, a réclamé des normes nationales d'emploi qui protégeraient tous ceux dont le stage non rémunéré ne fait pas partie d'un programme scolaire post-secondaire.

De son côté, la présidente de l'Association étudiante de l'université de Toronto, Yolen Bollo-Kamara, a fait valoir que les étudiants lourdement endettés sont souvent les plus touchés.

« Ceux qui ne peuvent se permettre de travailler gratuitement perdent des opportunités de réseautage, peuvent perdre des compétences et, souvent, prendre du retard sur l'innovation dans leur domaine, leur rendant l'accès encore plus difficile », a-t-elle affirmé.

Indices inquiétants

Le taux de chômage des jeunes âgés entre 15 et 19 ans est passé de 15,7 à 20,1 % entre la première moitié de 2008 et la même période pour 2013, selon le rapport.

Pour ceux âgés entre 20 et 24 ans, ce taux est passé de 9,4 à 11,1 % pour la même période.

Parmi les autres recommandations du comité, on suggère d'offrir des crédits d'impôts aux entreprises qui embauchent des Canadiens âgés entre 18 et 30 ans, et de s'inspirer de l'approche d'autres pays comme l'Allemagne, où les syndicats, les écoles et les employeurs s'associent pour mieux répondre aux besoins du marché.

Il n'était pas possible de savoir clairement ce que le gouvernement Harper fera de ces recommandations. Un porte-parole de la ministre du Travail Kellie Leitch n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Lundi dernier, Andrew McGrath avait affirmé que le gouvernement se penchait sur un projet de loi du NPD visant à enrayer l'exploitation des stagiaires non rémunérés au Canada, sans préciser s'il prévoyait l'appuyer ou déposer son propre projet de loi.

Récemment, les gouvernements de la Saskatchewan et de l'Ontario se sont attaqués aux stages non rémunérés, tandis que des appels en ce sens se font entendre en Alberta. En Colombie-Britannique, ils sont illégaux à moins que le stage comprenne une formation pratique qui fait partie d'un programme d'éducation ou d'une formation professionnelle spécifique.


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Le demi-tour du vol d'Air Canada laisse les experts perplexes

Written By Unknown on Sabtu, 21 Juni 2014 | 14.18

Des experts en sécurité aérienne s'expliquent mal les raisons qui ont forcé l'avion d'Air Canada à faire demi-tour jeudi, alors qu'il survolait la Floride en direction de Sao Paulo, au Brésil. Le vol AC 090 était parti depuis quatre heures. 

« C'est ce qui m'intrigue le plus. Pourquoi a-t-il dû revenir sur ses pas? C'est inhabituel », souligne un spécialiste en aviation de la Metropolitan State University de Denver, Jeff Price. Selon lui, dès qu'un enjeu sécuritaire survient, la directive est plutôt de faire atterrir l'appareil à l'aéroport le plus près.

Or, dès que Transports Canada a été mis au courant « d'irrégularités lors des contrôles de sécurité concernant un passager », sa réaction a été de contacter le pilote, le sommant de revenir à l'aéroport de Toronto.

Selon ce qu'a appris le réseau anglais de Radio-Canada, un passager est sorti de l'aéroport Pearson entre deux vols pour fumer une cigarette, avant de réussir à rentrer par une porte réservée au personnel de l'aéroport, sans passer par les contrôles de sécurité.

Dès le retour de l'avion au pays, le suspect a été interrogé par la police avant d'être relâché.

Une réaction excessive?

Un consultant en sécurité basé à New York, Nick Casale, s'étonne lui aussi de la demande de Transports Canada, statuant que le pilote a choisi de répondre à une « mesure exceptionnelle ».

« Cela n'a aucun sens. Si un enjeu sécuritaire était vraiment en cause, si le pilote croyait qu'il y avait une brèche dans la sécurité ou une réelle menace, il aurait dû atterrir à l'aéroport le plus près, même un aéroport militaire s'il le faut ou n'importe quel aéroport capable de le recevoir », juge-t-il.

Il ajoute qu'une décision de ce genre doit être prise selon les risques qu'encourt l'avion et ses passagers, pas toujours selon la procédure en place. « Les gouvernements sont réputés pour réagir de façon excessive », estime M. Casale.

Transports Canada n'a pas voulu confirmer si demander à un appareil de faire demi-tour fait partie de son protocole. « Pour des raisons de sécurité, on ne peut dévoiler les raisons derrière cette décision », a simplement dit le ministère.

Une décision coûteuse

Si plusieurs des 189 passagers du vol en route vers le Brésil ont dû manquer le match opposant l'Angleterre à l'Uruguay, ils ne sont pas les seuls à avoir payé le prix de ce demi-tour.

« Rappeler un vol est évidemment une décision qui coûte très cher », mentionne l'ancien directeur de la sécurité à l'aéroport international de Tel-Aviv, Rafi Ron. Selon lui, fermer un terminal pour une soirée, comme l'a fait jeudi l'aéroport Pearson, peut coûter des dizaines de millions de dollars à cause des délais et annulations de vols qui en résultent.

L'autorité aéroportuaire du Grand Toronto a déjà confirmé la conduite d'une enquête interne sur cette affaire.


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La WorldPride arrive à Toronto

Le reportage de Philippe Leblanc

Les célébrations de la Fierté gaie ont débuté vendredi à Toronto. Les célébrations seront particulièrement importantes cette année dans la métropole, puisque c'est la première fois qu'elle accueille le festival mondial de la WorldPride.

C'est aussi la première fois que ce festival a lieu en Amérique du Nord.

Deux millions de personnes provenant d'un peu partout dans le monde sont attendues pour les célébrations. C'est deux fois plus que l'an dernier.

« C'est une célébration joyeuse, mais que c'est aussi l'occasion de parler des droits de la personne. » — Kevin Beaulieu, organisateur de la Fierté gaie de Toronto

Christopher Olwage - Monsieur Univers Gai 2013 - est venu de Nouvelle-Zélande pour participer au festival. « Le Canada est en quelque sorte une inspiration, dit-il. Nous n'avons légalisé le mariage gai que l'an passé chez nous. » 

Il est vrai qu'à l'étranger, la métropole canadienne se fait de plus en plus reconnaître comme un modèle de tolérance. Le premier mariage gai au Canada a eu lieu à Toronto en 2001. Et la semaine dernière, les Ontariens ont élu Kathleen Wynne, une première ministre ouvertement lesbienne.

Parcours tumultueux

L'événement a néanmoins connu toutes sortes de difficultés par le passé. En 2000, la première WorldPride à Rome avait provoqué des manifestations importantes et le pape avait dénoncé l'événement. À Jérusalem, on avait dû annuler le défilé pour des raisons de sécurité. Et la Worl Pride de Londres avait été minée par les problèmes financiers.

À Toronto, pourtant, l'ambiance est festive. Dans le village gai, on voit des autobus multicolores, un passage pour piétons de couleur arc-en-ciel et des drapeaux de la Fierté gaie qui flottent devant les commerces.

Le festival durera 10 jours et prendra fin avec le traditionnel défilé de la Fierté gaie.


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Des «partys» organisés par le PLQ chez Marc Bibeau

Le reportage de Catherine Kovacs

Le Parti libéral du Québec a organisé et possiblement payé en « très grande partie » deux fêtes organisées en 2003 et en 2004 au domicile de Marc Bibeau, à laquelle participaient des hommes d'affaires triés sur le volet et tout le gratin libéral, y compris le premier ministre Jean Charest, affirme l'ex-directrice du recrutement et du financement du parti, Violette Trépanier.

Lire aussi : « Je suis fâchée, parce qu'on nous a bernés » - Violette Trépanier

Appelée à témoigner vendredi devant la commission Charbonneau, Mme Trépanier avait préalablement expliqué que M. Bibeau, un riche homme d'affaires, était « un bénévole » qui utilisait ses « immenses réseaux » de contacts au sein du Québec inc. pour faire du financement au profit de Jean Charest.

Le chef libéral avait recruté le président des Centres d'achats Beauward et actionnaire de Shokbéton au terme de sa défaite électorale de 1998. Les deux hommes étaient devenus amis par la suite.

« Il m'a dit : ''Jean est mal connu, moi je vais le faire connaître dans les milieux d'affaires de Montréal, et ils vont l'apprécier''. » — Violette Trépanier, relatant des propos de Marc Bibeau

Mme Trépanier, qui s'est occupée du financement du PLQ de 2001 à 2013, a assuré sans relâche que les deux fêtes organisées chez Marc Bibeau, à laquelle elle était présente, n'étaient ni des activités de financement, ni des événements de développement des affaires : « C'était un rassemblement de gens, mais c'était pour faire un party, si vous voulez. »

Selon elle, les deux fêtes ont réuni de 150 à 200 personnes, notamment tout le réseau d'affaires et la famille de M. Bibeau, le premier ministre Charest, plusieurs ministres, des députés, ainsi que des politiciens fédéraux.

« C'était une grande fête, mais qui était organisée et offerte par le parti en quelque part », a-t-elle dit. « Moi j'étais là pour aider à l'organisation », a-t-elle précisé par la suite. « Les invitations se sont faites au parti ».

« Vous dites que les dépenses étaient payées par le parti? » « Oui. En très grande partie. Je ne pourrais pas vous dire à combien. » — Échange entre France Charbonneau et Violette Trépanier

Lorsque la présidente de la commission France Charbonneau est revenue sur le sujet quelques instants plus tard, Mme Trépanier a reculé, affirmant qu'elle ne savait pas qui payait. « Faudrait vérifier. J'ai dit ça parce qu'il y avait énormément de gens du parti qui étaient là : nos permanents, le président du parti, le directeur général. Faudrait vraiment vérifier. Mais j'aurais trouvé normal en fait que... M. Bibeau, c'était un bénévole ».

« On avait décidé... M. Bibeau avait décidé d'inviter les gens qu'il connaissait. Je ne sais pas comment c'est parti cet événement-là. Mais il était content de l'élection et il voulait que tout le monde se rassemble. Et c'est parti comme ça », a relaté Mme Trépanier.

Elle a dit se souvenir que Jean Charest avait profité de la fête de 2003 pour remercier les gens qui avaient contribué à sa victoire électorale.

« La deuxième fois, il y avait un plan qu'il lançait. Je ne sais pas ce que c'était, il y avait une brochure, un livre. Il lançait un plan d'action », a poursuivi Mme Trépanier. « On les avait distribués et il en avait parlé un peu. C'était peut-être le budget. Je ne me souviens plus. Mais il y a un document qui avait été distribué. Évidemment après la publication officielle. »

« Mais on créait des liens. [...] C'est une occasion pour tisser des liens? » « Effectivement. En fait, ce que les gens voulaient faire, c'était un happening. C'était vu comme ça. » — Échange entre France Charbonneau et Violette Trépanier

Mme Trépanier a admis que « des gens qui faisaient des contributions au Parti libéral en général » étaient présents aux fêtes chez M. Bibeau, en précisant encore une fois fois qu'il ne s'agissait pas d'une activité de financement. Elle n'a pu identifier aucun dirigeant de firme de génie, mais a dit ne pas douter que certains avaient été invités.

« Surtout M. [Kazimir] Olechnowicz, qui me semble avoir été plus proche de M. Bibeau », a-t-elle précisé, en parlant du président de Cima+. Entendu récemment par la commission Charbonneau, M. Olechnowicz avait admis que Marc Bibeau faisait du financement sectoriel, et qu'il lui avait demandé une contribution de 100 000 $ de sa firme de génie en prévision de l'élection de 2003.

Le procureur Paul Crépeau, qui menait l'interrogatoire, a aussi demandé à Mme Trépanier s'il était exact que M. Bibeau avait déjà organisé chez lui des activités de financement auxquelles il invitait une dizaine d'hommes d'affaires à lui verser 10 000 $ chacun. Elle a dit ne pas le savoir, mais a estimé que le tout était « impossible », puisque cette somme ne pouvait être demandée à une seule personne en vertu de la loi électorale.

Lumière sur le comté 127

Violette Trépanier a aussi livré son explication au sujet des 428 150 $ amassés par Marc Bibeau en 2001, une histoire qui avait fait couler beaucoup d'encre lors de la dernière campagne électorale. Elle a expliqué qu'il s'agissait en fait de la « somme des contributions qui étaient allées à son nom comme solliciteur au 15 octobre 2001. »

Cette somme était comptabilisée dans la « ligne comptable » 127, recensant l'argent recueilli pour le parti et non pour les circonscriptions. Elle a insisté qu'il s'agissait de contributions financières légales, déclarées au Directeur général des élections du Québec, au même titre que d'autres activités dites nationales, comme des parties de golf organisées au profit du parti.

« 127, sectoriel, national, c'est la même chose. » — Violette Trépanier

Les contributions amassées par Marc Bibeau ou par son réseau de solliciteurs étaient en fait comptabilisées dans une sous-section, la 127.51. « Ça ne veut pas dire que c'est lui qu'il les a tous sollicités un par un, mais lui avait des solliciteurs. Il rencontrait son réseau. La personne qui sollicitait un réseau, on le mettait sous l'onglet de Marc Bibeau », a dit Mme Trépanier.

L'ex-directrice du financement du PLQ a expliqué à la commission que Marc Bibeau ne faisait que des activités dites nationales avant 2001, mais que cela a changé par la suite. Il s'est alors impliqué avec elle pour s'assurer que toutes les circonscriptions électorales parvenaient à atteindre leurs objectifs de financement.

« On allait voir les députés pour leur dire : "As-tu besoin d'aide? Es-tu capable d'atteindre ton objectif? Qu'est-ce qu'on peut faire pour t'aider?" », a-t-elle expliqué. Marc Bibeau pouvait alors appeler quelqu'un qu'il connaissait dans la circonscription en question pour lui demander d'amasser de l'argent dans leur réseau, ou d'organiser un événement en bonne et due forme.

Mme Trépanier a été députée de Dorion (1984-1994) en plus d'occuper différents postes de ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa. De nombreux témoins l'ont déjà décrite devant la commission comme une responsable du financement sectoriel.

L'ex-ministre Nathalie Normandeau a déclaré mercredi que Violette Trépanier venait chaque année fixer avec les élus les objectifs à atteindre. Elle était parfois accompagnée de Marc Bibeau.

Jeudi, l'ex-député d'Orford Robert Benoit a affirmé que l'arrivée de Jean Charest à la tête du PLQ en 1998 a marqué un changement dans la philosophie de financement au parti. La présence de Marc Bibeau constituait une illustration de ce changement.


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Drones américains: plus de 400 écrasements depuis 2001

Plus de 400 drones américains se sont écrasés dans des accidents à travers le monde depuis 2001, rapporte le Washington Post dans son édition de vendredi. Le célèbre quotidien fait état de 418 accidents majeurs recensés par l'armée américaine.

C'est en Afghanistan que l'on compte le plus grand nombre d'accidents avec 67 écrasements, suivis des États-Unis (47) et de l'Irak (41). Plusieurs ont également été recensés à proximité de Djibouti, du Pakistan ou encore du Mali, indique le média américain.

Selon le Washington Post, les causes de ces écrasements vont de la défaillance mécanique, à une mauvaise météo ou encore à une erreur humaine.

La guerre d'Obama

Les drones militaires sont des avions sans pilote, téléguidés à des dizaines de milliers de kilomètres du champ de bataille. Cette arme est de plus en plus utilisée sous la présidence de Barack Obama.

Vous pouvez revoir le reportage de notre journaliste Marie-Ève Bédard sur le sujet : La nouvelle guerre d'Obama.

L'enquête intitulée « Quand des drones tombent du ciel » a nécessité plus d'une année de recherches. Elle porte sur les gros appareils de surveillance ou d'attaque comme le Predator, le Reaper ou encore le Global Hawks. Le Predator arrive en tête de liste avec 162 accidents sur les 192 qui ont entraîné la destruction complète de l'appareil.

Le Washington Post rappelle qu'un drone de l'armée américaine s'est écrasé à près d'une école primaire en Pennsylvanie.

Le danger d'une utilisation commerciale

Cette enquête met également en avant les dangers potentiels de ces drones au moment où l'Agence fédérale américaine de l'aviation réfléchit à l'ouverture du ciel des États-Unis aux drones civils privés.


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Charte des valeurs: Janette Bertrand s'est sentie isolée

Entrevue avec Janette Bertrand

L'auteure Janette Bertrand estime avoir été mal citée par les journalistes dans sa croisade pour la charte des valeurs. « J'ai souffert de ces événements, je me suis sentie seule », a-t-elle confié à Anne-Marie Dussault à l'émission 24/60.

Lors de la campagne électorale, Mme Bertrand a affirmé lors d'un événement du Parti québécois qu'une menace intégriste planait sur le Québec, s'attirant les foudres de politiciens et de commentateurs.

Elle a illustré l'importance d'adopter la charte des valeurs en évoquant un scénario hypothétique où des hommes - des « étudiants riches de McGill » - pourraient vouloir monopoliser la piscine de son immeuble en réclamant des jours de baignade seulement pour eux.

« Quand j'ai fait cette déclaration, j'étais fière de moi. Il me semble que j'avais dit les bonnes choses », explique Janette Bertrand. Elle précise que personne ne l'a appelée à la suite de cette déclaration, y compris la première ministre Pauline Marois.

« Leur silence me disait que j'avais fait quelque chose de mal. » — Janette Bertrand

Janette Bertrand tient à préciser qu'elle n'est pas une stratège. « Je suis quelqu'un qui n'a pas de stratégie. Moi, je suis comme je suis et je dis la vérité. Mais ça, ça ne fonctionne pas en politique », lance-t-elle.

Cet épisode est toutefois terminé pour elle : « Ça, c'est fini, tourne la page. Je suis une résiliente. »

Pour regarder la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici.

La fin des Janettes

Janette Bertrand annonce aussi la fin du groupe des Janettes, un rassemblement de personnalités publiques féminines en faveur de la charte.

« Les Janettes étaient là pour faire passer la charte. Et comme la charte est disparue, il n'y a plus de Janettes », explique-t-elle.

Documentaire sur la vie de Jannette Bertrand

Un documentaire en trois parties, inspirée par l'autobiographie de Janette Bertrand, sera diffusé sur ICI RDI les vendredis du 20 juin au 4 juillet. Ma vie en trois actes se présente comme un portrait intimiste et chaleureux sur la place des femmes dans notre société depuis les années 30.


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