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Le Canadien l'emporte 4-3 contre l'Avalanche au Colorado

Written By Unknown on Selasa, 02 Desember 2014 | 14.19

Après 3 défaites de suite, le Canadien a retrouvé la bonne voie contre la troupe de Patrick Roy.

Le premier but de la rencontre a été l'oeuvre de celui qui prend de plus en plus de place dans la formation de Michel therrien. Jiri Sekac, avec une belle patience a inscrit son 4e de la saison. Brandon Prust et....Carey Price ont participé au succès du Tchèque. Mais dans la dernière minute de ce premier tiers, le 6e de Daniel Brière a replacé le score à niveau.

La deuxième période n'a pas non plus identifié de maître et elle s'est terminée sur une égalité de 3-3. Ryan O'Reilly, avec son 4e, a d'abord donné les rênes à l'Avalanche à la 35e seconde. Andrei Markov a ensuite créé la parité 2-2, en supériorité numérique et sur une passe magistrale d'Alex Galchenyuk, 

À mi-chemin de ce deuxième tiers, les hommes de Roy ont eu droit à un quatre contre un quand Mike Weaver s'est retrouvé piégé en territoire ennemi. Tyson Barrie a marqué, mais il a quand même eu besoin de l'aide de Brandon Prust qui a poussé la rondelle derrière Carey Price. Loufoque, comme séquence.

À la 16e minute, sur un tir à la volée, P.K. Subban a surpris Calvin Pickard qui n'est vraiment pas apparu sous son meilleur jour. C'était le 6e de Subban et le score, 3-3, n'allait bouger qu'une seule fois encore.

À la 14e minute du dernier vingt, Max Pacioretty a tranché en se servant habilement de Dale Weise comme appât. Son 12e permettait au Tricolore (17-7-2) de l'emporter 4-3 et d'entreprendre ce voyage de quatre matchs de la meilleure façon qui soit. Mercredi, il sera au Minnesota pour y affronter le Wild.

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Son fils tué par un policier de la SQ, elle témoigne

Stéphanie Thorne témoigne de la mort de son fils

Exclusif - La mère du jeune garçon de cinq ans mort dans un accident de voiture impliquant un policier de la Sûreté du Québec à Longueuil brise le silence neuf mois après la tragédie, dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada. 

Aucune accusation criminelle ne sera portée contre le conducteur de 29 ans. La mère de l'enfant, Stéphanie Thorne, l'a appris il y a environ deux semaines. La nouvelle l'a dévastée, a-t-elle confié à notre journaliste Tamara Alteresco.

« J'ai pleuré. J'étais gelée. J'avais des noeuds dans l'estomac. C'est quelque chose qu'aucune mère ne veut entendre. Les derniers neuf mois étaient tellement difficiles. De ne rien savoir. Et tu te fais dire qu'il [le policier] ne sera pas accusé, mais mon fils est parti. » — Stéphanie Thorne

À quelle vitesse roulait le policier qui a frappé la voiture de son mari? Cette question a hanté Stéphanie Thorne durant les neuf mois qu'a duré l'enquête. Elle ne se doutait pas que le voiture circulait aussi vite que 122 km/h. 

« C'est tellement injuste »

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a mis en cause une manoeuvre du père pour expliquer sa décision de ne porter aucune accusation contre le policier.

« Je trouve ça tellement injuste, dit Mme Thorne . Mon mari a tourné sur une lumière verte. Oui, ce n'était pas une lumière à priorité clignotante, mais c'était une lumière verte. On a le droit de tourner sur une lumière verte. » Elle estime qu'il était impossible pour lui de juger de la vitesse de la voiture de police qui roulait sans gyrophares. 

Le DPCP n'explique généralement pas publiquement ses décisions, mais il a choisi de le faire au regard de l'indignation qu'a soulevée le dossier au sein de la population, et même chez la classe politique. 

« Quelqu'un doit prendre la responsabilité et ce n'est pas mon mari » — Stéphanie Thorne

Le témoignage d'une mère : reportage de Tamara Altéresco

Stéphanie Thorne a décidé d'accorder une entrevue à Radio-Canada pour donner une voix à sa famille, explique-t-elle.

« Je parle pour mon mari, qui est incapable. Mon mari est sans mot présentement. Il est perdu dans le processus. Et je veux parler pour mon fils [qui dirait] "arrêtez de pointer les doigts à mon père". »

Maintenant que la ministre de la Justice a ordonné un nouvel examen indépendant de l'affaire, Stéphanie Thorne attend les conclusions. Mais sa confiance dans le système judiciaire est ébranlée. Et son deuil est loin d'être fait. 


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Qu'est-ce qui constitue une menace sur Facebook? La Cour suprême américaine doit statuer

Le plus haut tribunal américain doit se pencher sur un cas qui pourrait faire école en matière de liberté d'expression sur les médias sociaux.

Lundi, la Cour suprême des États-Unis a entendu les arguments des deux parties dans le dossier d'Anthony Elonis, un résidant de la Pennsylvanie qui a été reconnu coupable d'avoir menacé de mort son ex-épouse.

L'homme avait notamment affiché, sur Facebook, un « poème » particulièrement violent à l'endroit de son ancienne femme. « Il y a une manière de t'aimer, mais des milliers de te tuer », écrivait-il. Il ajoutait ensuite qu'il ne trouverait le sommeil qu'après avoir dépecé son corps.

Si la majorité des messages virulents mis en ligne par M. Elonis s'adressaient à son ex-femme, d'autres visaient une policière du FBI venue l'interroger, les installations d'un parc d'attractions qui l'avait licencié, ou encore des écoles primaires qu'il menaçait de « la fusillade la plus haineuse jamais imaginée ».

La Cour suprême doit donc maintenant déterminer si ces publications de M. Elonis sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit à la liberté d'expression.

Les arguments de part et d'autre

Anthony Elonis affirme que ses messages n'avaient qu'une vertu « thérapeutique » après la rupture conjugale. Selon lui, ces publications controversées sur les médias sociaux constituent une forme spontanée et crue d'expression.

M. Elonis dit ne pas avoir eu la moindre « intention » de tuer, au même titre que les chanteurs de rap, qui ont parfois des textes violents.

De son côté, le gouvernement affirme que même s'il n'avait pas l'intention de passer à l'acte, il demeure qu'une personne raisonnable peut se sentir menacée par ses paroles.

Quant à la défense portant sur les textes de chanteurs de rap, l'avocat de l'administration Obama, Michael Dreeben, affirme que dans leur contexte, le but premier de ces rappeurs est clairement le divertissement.

Certains juges septiques

Au cours des débats, lundi, la Cour suprême s'est demandé si les textes de M. Elonis constituaient une « vraie menace » passible de poursuites judiciaires.

L'un des juges, Samuel Alito, a estimé que cette affaire apparaissait « comme une marche à suivre pour menacer son époux ». Il a ajouté qu'il suffirait alors d'écrire des propos violents, de « les mettre en rimes, de prétendre que vous êtes un artiste » afin d'être exempté de toute poursuite judiciaire.

Le président de la Cour suprême, John Roberts, a dénoté qu'on avait affaire ici à « un langage très virulent ». Il a aussi souligné que l'ex-femme d'Anthony Elonis « avait peur ». « Est-ce que cela ne suffit pas pour prouver son intention? », a-t-il ajouté.

M. Roberts s'est, en contrepartie, interrogé sur l'effet qu'une décision défavorable à M. Elonis pourrait avoir sur « un adolescent raisonnable sur internet » ou encore sur la créativité de rappeurs.

La juge Elena Kagan a quant à elle proposé que la Cour suprême fixe une sorte de « zone tampon » pour l'application du premier amendement, « car nous ne voulons pas réfréner les comportements innocents ».

Le cas d'Anthony Elonis

Un jury fédéral avait reconnu Anthony Ellis coupable d'avoir violé la loi qui interdit de proférer des menaces à l'endroit d'autrui, ce qui lui a valu une peine de trois ans et demi de prison et trois ans de liberté surveillée. Le jury avait considéré que ses textes constituaient « une vraie menace ».

La décision de la Cour suprême sera vraisemblablement rendue en juin.


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La GRC hésitante désormais à diffuser la vidéo de Zehaf-Bibeau

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'est plus certaine de vouloir rendre publique la vidéo dans laquelle le tireur du parlement, Michael Zehaf-Bibeau, aurait énoncé les motifs derrière son geste.

Quelques jours après la fusillade du 22 octobre dernier, la police fédérale avait laissé entendre que l'enregistrement en question pourrait être rendu public, mais pas « pour l'instant », et qu'il fallait donc « être patient ».

Voilà que la police fédérale semble avoir changé d'idée.

Son commissaire, Bob Paulson, a affirmé lundi que, réflexion faite, la vidéo pourrait bien demeurer secrète.

« J'avais dit que j'espérais être en mesure de rendre la vidéo publique, mais je pense qu'elle constitue un élément central de la preuve, alors je pense que nous devons sérieusement analyser les bénéfices et le bien-fondé de (sa) publication », a-t-il lâché lundi en marge d'une conférence de presse.

La GRC pourrait « considérer publier certains extraits d'une transcription de la vidéo », a-t-il ensuite spécifié, sans vouloir fixer d'échéancier à cet égard.

Le commissaire Paulson a fait valoir que la vidéo représentait un « élément de preuve » qu'il souhaitait conserver en vue d' « éventuelles démarches judiciaires » - la nature exacte de celles-ci demeure nébuleuse considérant que le tireur a été abattu.

M. Paulson a précisé qu'il était conscient de « l'intérêt public à comprendre ce qui se trouve dans cette vidéo » et a soutenu qu'il demeurait intéressé à partager « une certaine version de ce contenu » avec les Canadiens.

Le NPD veut des explications

Ce changement de cap a laissé songeur le chef Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, qui a invité le commissaire à s'expliquer auprès de la population canadienne.

« Si c'était bon de le rendre public il y a quelques semaines, il faut quand même qu'il nous dise pourquoi maintenant il a décidé du contraire », sans quoi « toutes les spéculations vont avoir cours », a-t-il déclaré.

Son porte-parole en matière de sécurité publique, Randall Garrison, est allé un peu plus loin, plaidant que M. Paulson a désormais « l'obligation » de publier la vidéo puisqu'il l'a commentée publiquement.

« La population a donc le droit de savoir, surtout en raison des commentaires très forts du commissaire sur le contenu de cette vidéo », a-t-il affirmé en point de presse.

MacKay refuse de s'en mêler

Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a de son côté refusé de commenter l'affaire.

« C'est une décision qu'ils auront à prendre. C'est une décision opérationnelle », a-t-il dit à l'issue de la période des questions.

Selon la police fédérale, le tireur Michael Zehaf-Bibeau témoigne dans la vidéo des motifs d'ordre « idéologique » et « politique » l'ayant poussé à assassiner le caporal Nathan Cirillo et à faire irruption dans l'édifice du Centre avec un fusil de chasse.

Il a finalement été abattu par les services de sécurité de la colline du Parlement, après être passé devant les salles de caucus où étaient réunis les députés du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Quelques jours plus tard, soit le 26 octobre dernier, la police fédérale signalait dans une déclaration écrite que le tireur avait préparé un enregistrement de lui-même « tout juste avant de commettre cette attaque ».

« La GRC a trouvé des éléments de preuve convaincants voulant que l'attaque de Zehaf-Bibeau ait été menée pour des motifs idéologiques et politiques », avait écrit la police fédérale dans son communiqué de presse, concluant ainsi à une attaque de nature « terroriste ».

Depuis, le premier ministre Stephen Harper et ses principaux ministres, ainsi que le chef libéral Justin Trudeau, ont employé ce terme pour qualifier l'attentat.

Thomas Mulcair s'est pour sa part refusé à le faire, plaidant notamment qu'il n'avait pas visionné la vidéo qui est entre les mains de la GRC.


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Thalidomide : la motion du NPD adoptée à l’unanimité

Le reportage de Daniel Thibeault et l'analyse de Michel Rochon

Sans surprise, une motion du Nouveau parti démocratique (NPD) sur les survivants de la thalidomide a été adoptée à l'unanimité lundi soir à Ottawa. Le montant des indemnités à attribuer n'a pas encore été établi.

Avec un trémolo dans la voix, une représentante des victimes de la thalidomide s'est réjouie des résultats de ce vote.

« Enfin, on a le sentiment que le pays et notre gouvernement en entier nous supportent. » — Mercedes Benegbi, directrice générale de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide

Les 256 députés fédéraux ont approuvé cette motion qui stipule qu'un support absolu doit être offert aux survivants de la thalidomide, ce tranquillisant prescrit les années 1950 et 1960 pour calmer les nausées des femmes enceintes et qui est à l'origine de graves malformations congénitales chez leurs enfants.

Dans un communiqué, la ministre de la Santé Rona Ambrose, qui avait rencontré en journéeles représentants de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide, a rappelé que « le gouvernement du Canada a offert un règlement aux survivants de la thalidomide. Or, plus de 20 ans plus tard, il est clair que leurs besoins de santé ont changé et qu'ils ont besoin d'un soutien permanent. »

Malgré l'apparition de ces cas en Allemagne et en Grande-Bretagne, le médicament est resté à l'époque encore plusieurs mois dans les pharmacies du Canada.

Tranquillisant d'origine allemande, la thalidomide est commercialisée au Canada en 1959, sur l'initiative de la compagnie américaine William S. Meryl.

Le texte déposé par le NPD souligne la nécessité urgente de défendre les droits et la dignité des personnes touchées par la thalidomide.

Le gouvernement doit également soutenir les survivants, en coopération avec le groupe de travail sur les survivants de la thalidomide, poursuit la motion.

« Ça fait 50 ans que les victimes attendent un appui du gouvernement. Ça a pris du temps, mais heureusement, aujourd'hui, elles pourront obtenir réparation pour les nombreux torts qu'ils ont subis grâce à notre motion. » — Libby Davies, porte-parole du NPD en matière de santé


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Paul Buissonneau s'éteint

Written By Unknown on Senin, 01 Desember 2014 | 14.18

Gilles Gougeon revient sur la carrière de Paul Buissonneau.

Le comédien et metteur en scène Paul Buissonneau, monument de la télévision et du théâtre québécois, est mort la nuit dernière à 87 ans, à la suite d'une longue maladie.

Paul Buissonneau est surtout connu pour avoir créé et incarné le personnage de Picolo, dans l'émission La Boîte à surprise, qui a rivé à leur écran des centaines de milliers de jeunes téléspectateurs de Radio-Canada entre 1956 et 1975, à leur retour de l'école en fin d'après-midi.

Né à Paris en 1926, Paul Buissonneau a émigré au Québec à la fin des années 1940. En 1952, on a lui proposé de diriger La Roulotte, un théâtre ambulant pour les enfants qui se promène dans les parcs de Montréal et offre des dizaines de spectacles chaque été. Il s'en occupera pendant une trentaine d'années. Plusieurs jeunes comédiens ont fait leurs classes à La Roulotte, notamment Yvon Deschamps, Marcel Sabourin et Clémence Desrochers.

En 1955, à l'instigation de son ami Yvon Deschamps, il a cofondé le Théâtre de Quat'Sous.

En 1968, il révolutionne le monde du divertissement au Québec avec l'Osstidcho, un spectacle mettant en vedette Robert Charlebois, Louise Forestier et Yvon Deschamps et dont il signe la mise en scène. Les créateurs du spectacle le décrivent comme « une folie totale et musicale ». Présentée en pleine révolution tranquille, l'Osstidcho séduira de nombreux jeunes qui y voient une oeuvre audacieuse. 

Entre 1970 et 2010, Paul Buissonneau jouera dans une vingtaine de films et d'émissions de télévision, en plus de mettre en scène plusieurs pièces de théâtre et de publier un roman.

Paul Buissonneau a reçu de nombreux honneurs au cours de sa carrière. Sa mise en scène du Barbier de Séville, en 1965, a été récompensée par un Emmy Award à New York.

En 1998, il a reçu le prix du gouverneur général du Canada pour les arts de la scène.

Il a également reçu le Prix Denise-Pelletier, accordé par le gouvernement du Québec à un artiste pour l'ensemble de son oeuvre et de sa carrière dans le domaine des arts de la scène.

En septembre dernier, il était devenu citoyen d'honneur de la Ville de Montréal, où il a collaboré à l'implantation des Maisons de la culture. Une murale lui a par ailleurs été décernée dans la métropole québécoise, à l'angle des rues Ontario et Beaudry

Hommages à un grand homme de théâtre

Brigitte Bougie rencontre Yves Desgagnés

Plusieurs personnalités du monde de la télévision et du théâtre ont tenu à souligner l'apport de Paul Buissonneau dans l'univers culturel du Québec.

« Je ne sais pas ce qui serait arrivé du théâtre québécois si Buissonnneau n'avait pas débarqué ici », a déclaré l'acteur et metteur en scène André Montmorency, ami de Paul Buissonneau. « Il nous a ouvert la porte. »

« Un homme de théâtre exceptionnel, un homme exceptionnel tout court », a rappelé le directeur général et artistique du Théâtre de Quat'Sous, Éric Jean. « Il a donné des premières chances à tellement de gens, c'est un homme très généreux ».

« [C'était] un maudit fou! Un tempérament pas possible, des colères épiques, mais un grand cœur », a dit de son côté le metteur en scène André Brassard. « Paul Buissonneau avait quelque chose de pas conventionnel, de libre et de fou qui faisait du bien ».

« L'indignation était un de ces moteurs. Il disait souvent qu'un artiste digne de ce nom devrait être indigné. Indigné de sa société, de son environnement, de cette vie impossible, de la mort qui rôde continuellement. J'ai toujours eu l'impression que Buissonneau luttait depuis qu'il est tout petit contre la mort. » — Yves Desgagnés


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Comment faire plus de 360 $ avec 5 $?

Comment faire le plus d'argent possible avec 5 $ en une semaine? Des étudiants du Cégep du campus d'Amos devaient relever le défi de faire fructifier un billet de 5 $ à l'occasion d'une activité d'initiation à la culture entrepreneuriale.

Dans le cadre du mois de l'entrepreneuriat à Amos, 13 étudiants du Cégep ont reçu chacun une somme de 5 $. Ils avaient une semaine pour la faire fructifier. Pour cela, ils devaient mettre en oeuvre une stratégie entrepreneuriale.

Plusieurs initiatives étaient possibles comme la vente de produits. Pour convaincre les évaluateurs du sérieux de leur projet, les étudiants devaient montrer le relevé de leurs transactions.

Faire plus de 360 $

Le gagnant de ce défi est Jonathan Grignon, étudiant en Techniques d'intervention en délinquance. Il a réussi à faire plus de 360 $ avec son billet de 5 $.

« J'ai commencé à investir 5 $ dans du sucre et de la margarine, j'avais d'autres trucs à la maison. Ensuite, j'ai vendu mes sucres à la crème dans un dépanneur, ici, à Val-d'Or. Avec les profits, j'ai acheté des sacs de bonbons et j'ai vendu des billets de tirage à des jeunes à la polyvalente pour qu'ils gagnent ces bonbons. » — Jonathan Grignon, étudiant en Techniques d'intervention en délinquance

Cette activité lui a donné des idées pour le futur.

« Plus tard j'aimerais ça lancer ma propre entreprise. Pendant le projet, je me sentais entrepreneur. J'ai beaucoup d'idées. » — Jonathan Grignon, étudiant en Techniques d'intervention en délinquance

C'est justement l'objectif de cette activité, explique la coordonnatrice de l'initiative Joanne Breton.

« On travaille au développement de l'entrepreneuriat. Alors de dire à ces jeunes-là qu'ils ont une semaine pour faire fructifier de l'argent,  c'est vraiment de développer des qualités entrepreneuriales. » — La coordonnatrice de l'initiative, Joanne Breton.

Il y avait tout de même certaines règles à respecter, précise-t-elle. Les participants ne pouvaient pas faire de transactions illégales. 

L'activité qui a bénéficié du soutien de la Caisse Desjardins d'Amos encourage aussi la persévérance scolaire, car elle permet aux jeunes de repousser leurs limites.


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Péladeau veut « reconstruire le pays »

« Dans quatre ans, il nous faudra bâtir une grande coalition québécoise pour entreprendre la reconstruction du pays », a déclaré Pierre Karl Péladeau lors du lancement officiel de sa campagne à la direction du Parti québécois, aujourd'hui, à Saint-Jérôme.

M. Péladeau, qui se présente comme le « candidat de la souveraineté », dit notamment vouloir être chef du PQ pour convaincre les Québécois, d'ici aux prochaines élections, qu'un Québec indépendant serait plus riche et qu'il aurait plus de possibilités que celles qu'il a présentement en tant que province au sein de la fédération canadienne. « Les Québécois seront gagnants. [Nous serons] délivrés des obstacles que l'État canadien aura mis sur notre chemin pour ralentir notre légitime quête de liberté », dit celui qui affirme avoir passé l'essentiel de son existence à créer de la richesse et des emplois.

Lors de son premier discours à titre de candidat dans la course à la direction du PQ, le grand patron de Québecor a estimé que son père serait fier de le voir s'engager en politique aujourd'hui, s'il était toujours en vie. L'héritier de Pierre Péladeau a d'ailleurs déclaré qu'il avait toujours ambitionné de poursuivre l'œuvre de son père « qui voulait faire la preuve que les Québécois n'étaient pas nés pour un petit pain ».

« Il est absolument fondamental qu'un peuple contrôle son économie. Maîtriser son économie, c'est être maître chez soi. » — Pierre Karl Péladeau

Décochant plusieurs flèches vers Philippe Couillard, qui, selon lui, « travaille fort à obtenir le titre de pire premier ministre de notre histoire », le député de Saint-Jérôme a présenté le Parti libéral comme une formation politique « qui s'imagine que la solidarité coûte trop cher, que notre culture coûte trop cher, que notre identité coûte trop cher ».

Faisant référence au débat sur l'oléoduc pétrolier de TransCanada, M. Péladeau a également considéré que « Philippe Couillard semble croire que le Québec doit consentir à l'oléoduc sans rien dire, en guise de remerciement pour la péréquation canadienne ».

« Je m'oppose à cette mentalité de porteur d'eau. » — Pierre Karl Péladeau

M. Péladeau avait déjà prévenu que la souveraineté serait au coeur de sa campagne électorale. S'il admet que la cause souverainiste a connu de meilleurs jours, il refuse néanmoins de croire « les prophètes de misère » qui estiment que lors des dernières élections provinciales, les Québécois se sont massivement convertis au fédéralisme. M. Péladeau interprète plutôt la défaite historique du PQ comme le signe que pour plusieurs Québécois, la souveraineté est devenue « bien lointaine et bien abstraite [...] Comme s'ils ne voyaient pas à quoi elle pouvait servir et ce qu'elle pouvait leur apporter. Ils nous ont dit : faites votre travail, vous voulez faire la souveraineté? Alors, expliquez-nous pourquoi ».

« On cherche à nous faire croire que la souveraineté est déphasée. Malheureusement, cette idée s'est lentement installée. Alors, je peux vous dire ceci : c'est faux, c'est terriblement faux! » — Pierre Karl Péladeau

3250 signatures

M. Péladeau a par ailleurs confirmé qu'il avait dépassé le cap des 2000 signatures nécessaires pour se porter candidat : il a en reçues 3250. Il avait jusqu'au 30 janvier pour amasser ces appuis.

Pierre Karl Péladeau compte sur l'appui officiel de trois députés à l'Assemblée nationale - Nicole Léger, Pascal Bérubé et Harold Lebel - ainsi que sur celui de plusieurs ténors du PQ, dont l'ancien premier ministre Bernard Landry qui a déclaré à son lancement, qu'il préférait « ceux qui lèvent le poing que ceux qui baissent les bras », en référence au poing levé du candidat lors de son arrivée en politique pendant la campagne électorale de mars dernier.

Bernard Drainville compte quant à lui sur l'appui de trois députés - Alain Therrien, Guy Leclair et Sylvain Roy -, alors qu'Alexandre Cloutier a reçu l'appui de Gaétan Lelièvre.

Dans une lettre publiée samedi, 18 anciens ministres et députés du Parti québécois lui donnaient leur appui, soulignant que le Québec avait besoin d'un tel leader, « audacieux, éclairé, branché et charismatique ». Parmi les signataires, on retrouvait Yves Duhaime, Guy Chevrette et Scott McKay.

Pierre Karl Péladeau est le sixième candidat confirmé dans la course à la chefferie, dont le vainqueur sera connu en mai. Les députés Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Martine Ouellet et Jean-François Lisée ainsi que le militant Pierre Céré sont aussi dans la lutte.

Louis-Philippe Ouimet dresse le portrait de Pierre Karl Péladeau

Notre dossier


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Michaëlle Jean, nouvelle secrétaire générale de la Francophonie

Le reportage de Jean-François Bélanger

Pour la première fois, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sera dirigée par une femme : Michaëlle Jean sera la nouvelle secrétaire générale.

C'est au terme de difficiles tractations que le nom de l'ancienne gouverneure générale du Canada a été annoncé à Dakar pour succéder au Sénégalais Abdou Diouf. Elle entrera en poste en janvier 2015.

S'installant déjà dans son rôle de secrétaire générale, Mme Jean a prononcé un discours axé sur « l'idée d'une Francophonie économique ». Elle plaide pour la concertation entre les pays membres afin de donner « une nouvelle pertinence à la Francophonie ». Mme Jean souhaite notamment réduire les écarts de richesses entre les pays de l'organisation. 

Plus tôt, la nouvelle secrétaire générale de l'OIF avait réagi sur son compte Twitter, écrivant « Ensemble, traçons le chemin de la Francophonie du XXIe siècle ».

Dans un communiqué rendu public par son équipe de campagne, Mme Jean dit mesurer la tâche qui l'attend. Plaidant pour une « Francophonie moderne et tournée vers l'avenir », elle s'engage à prendre grand soin de l'héritage légué par son prédécesseur Abdou Diouf.

Le premier ministre Stephen Harper s'est félicité que, pour la première fois de son histoire, la Francophonie ait une Canadienne à sa tête.

« Elle saura incarner le renouveau et la modernité dont a besoin la Francophonie du XXIe siècle et être à l'écoute des chefs d'État et de gouvernement ainsi que de leurs citoyens. » — Stephen Harper, premier ministre du Canada

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, se réjouissent, eux aussi, du « choix consensuel » de Michaëlle Jean comme nouvelle Secrétaire générale de la Francophonie.

« Elle saura donner un nouvel essor à l'espace francophone en mettant de l'avant l'importance des échanges économiques entre les États membres », a indiqué M. Couillard.

Le président français, François Hollande, salue le choix de Michaëlle Jean à la tête de l'OIF. Il estime que l'organisation envoie ainsi un signal fort en choisissant pour la première fois une femme, mais aussi « la représentante d'une Francophonie qui vient de tous les continents et qui peut ainsi rassembler ».

Âgée de 57 ans, Michaëlle Jean a été gouverneure générale du Canada de 2005 à 2010. Elle figurait parmi les cinq candidats à la succession d'Abdou Diouf, qui conclut un mandat de 12 ans à la tête de l'OIF.

Les quatre autres candidats, l'ex-président burundais Pierre Buyoya, l'écrivain et diplomate congolais Henri Lopes, l'ex-premier ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac et l'ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu viennent tous du continent africain.

La tradition voulait que le poste de secrétaire général de l'OIF, créé 1997, soit confié à un Africain.

Née à Port-au-Prince, en Haïti, Michaëlle Jean part pour le Québec à l'âge de 11 ans, en 1968, avec sa famille qui fuit le régime dictatorial de François Duvalier.

Après une expérience comme enseignante à la faculté d'études italiennes à l'Université de Montréal, elle devient journaliste et rejoint la télévision de Radio-Canada en 1988.

En 1995, elle devient journaliste-présentatrice au Réseau de l'information de Radio-Canada (RDI) avant d'être appelée au poste de gouverneure générale du Canada.

En novembre 2010, Michaëlle Jean devient l'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti.

Michaëlle Jean en entrevue avec Jean-François Bélanger


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La Coupe Grey aux Stampeders

Les Stampeders de Calgary ont confirmé leur hégémonie sur la Ligue canadienne de football.

Le quart réserviste Drew Tate a inscrit deux majeurs en première demie sur des courses d'une verge et les Stampeders ont résisté aux Tiger-Cats de Hamilton afin de gagner le 102e match de la Coupe Grey 20-16, dimanche, à Vancouver.

Les Stampeders ont donc mis la main sur la coupe Grey pour une septième fois dans leur histoire. Leur dernier triomphe remontait à 2008, lors de la première saison de John Hufnagel à la tête de l'équipe. Ils avaient perdu face aux Argonauts de Toronto en 2012.

Tate n'a quand même pas volé la vedette au quart partant Bo Levi Mitchell, qui a connu un match brillant devant 52 056 spectateurs au BC Place. Mitchell a complété 25 de ses 34 passes pour 337 verges de gains. Il a bien été appuyé par Eric Rogers, qui a capté cinq passes pour 108 verges de gains.

« Je me suis préparé toute ma vie pour ce moment-là, a dit Mitchell. De me présenter à la Coupe Grey et de connaître un match comme celui-là, les gars ont travaillé tellement fort. Je n'arrive pas à décrire cette sensation.

Mitchell a donné crédit au coordonnateur offensif des Stampeders, Dave Dickenson, pour expliquer ses succès.

« Je ne suis pas la même personne sans lui, a-t-il déclaré. Ce gars-là me prépare tellement bien, rien n'est laissé au hasard. C'est une arme dangereuse au sein d'une équipe et s'il est dans votre équipe, vous n'allez pas perdre souvent. »

Les faits saillants avec Michel Chabot et les réactions avec Frédéric Arnould

Lors des célébrations, le trophée a été endommagé, alors que la coupe ne semblait plus être parfaitement attachée à la base.

Les Stampeders avaient compilé le meilleur dossier de la LCF cette saison, 15 victoires contre trois revers, et ils ont tout juste été en mesure de fermer la porte en fin de rencontre face à un adversaire qui avait connu une saison en deux temps.

Les Tiger-Cats ont perdu six de leurs sept premiers matchs en 2014 avant de connaître une bonne deuxième moitié de saison et de terminer la campagne avec une fiche de 9-9. Ils avaient dû vaincre les Alouettes de Montréal lors de leur dernier match de saison régulière afin de confirmer leur place en éliminatoires.

Ils ont finalement baissé pavillon en grande finale pour une deuxième année consécutive. La troupe de Kent Austin avait perdu 45-23 face aux Roughriders de la Saskatchewan en 2013. Leur dernière victoire en finale de la Coupe Grey remonte à 1999, quand ils avaient justement vaincu les Stampeders au BC Place.

Le receveur des Tiger-Cats Andy Fantuz a reçu une très mince consolation en étant nommé meilleur joueur canadien du match. Il a capté six passes pour 81 verges de gains.

« Nous allons simplement devoir retourner à la table dessin et prendre des notes pour l'année prochaine », a dit Fantuz, de Chatham, en Ontario.

Le quart des Stampeders Bo Levi Mitchell, lui, a été nommé joueur par excellence de la rencontre.

D'un bout à l'autre

Les Stampeders ont rapidement pris le contrôle du match grâce aux deux touchés de Tate. Puis les Tiger-Cats ont donné signe de vie en milieu de deuxième quart, mais leur première bonne séquence à l'attaque s'est conclue par une tentative de placement bloquée.

Après un premier placement de Rene Paredes, sur 11 verges, les Tiger-Cats se sont enfin inscrits au pointage quand Zach Collaros a rejoint Brandon Banks sur une bombe de 45 verges.

Les Tiger-Cats accusaient donc un retard de 17-7 quand les deux équipes ont cédé la place au groupe Imagine Dragons pour le spectacle de la mi-temps.

Au retour de la pause, les Stampeders ont immédiatement repris là où ils avaient laissé. Mitchell a orchestré une séquence méthodique, atteignant la dizaine de passes complétées d'affilée. Paredes a couronné le tout avec un placement de 19 verges.

Justin Medlock a répliqué sur une distance de 25 verges tôt au quatrième quart. Mitchell a ensuite ouvert la porte aux Ticats en étant victime d'une interception de Delvin Breaux, mais la défensive des Stamps l'a sauvé en formant un mur lors de deux courses de Nic Grigsby à la porte des buts. Medlock a donc ajouté un placement de 12 verges, ce qui réduisait l'écart à un touché converti, 20-13.

Après une courte séquence ratée des Stampeders, Medlock est revenu à la charge sur 37 verges pour rapprocher les Tiger-Cats à quatre points des champions de l'Ouest.

Les Stampeders ont dû à nouveau dégager rapidement et Banks, héros la semaine dernière face aux Alouettes avec deux retours de bottés pour des touchés, a traversé le terrain pour un touché qui aurait placé les Ticats en avant avec 32 secondes à jouer au match. Le retour de 90 verges a toutefois été annulé par une punition contre Taylor Reed pour bloc par-derrière.

Cette punition a anéanti les espoirs des Tiger-Cats et confirmé la victoire des Stampeders.


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