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Nouvelles échauffourées à Hong Kong, plusieurs interpellations

Written By Unknown on Sabtu, 04 Oktober 2014 | 14.18

De nouveaux heurts se sont produits samedi matin entre les manifestants réclamant l'instauration d'une démocratie à Hong Kong et des opposants au mouvement, laissant craindre que la plus importante contestation organisée depuis des décennies dans l'ex-colonie britannique prenne un tour violent.

Les manifestations avaient été globalement pacifiques depuis leur début il y a une semaine mais l'ambiance s'est brusquement modifiée vendredi soir lorsque des adversaires du mouvement s'en sont pris aux protestataires dans le quartier très fréquenté de Mong Kok.

La police est intervenue pour éviter une escalade de la violence mais une foule de 2000 personnes s'est regroupée à un grand carrefour du quartier aux premières heures de la matinée samedi.

L'atmosphère était tendue alors que les forces de l'ordre tentaient de les empêcher de gagner d'autres points de ralliement.

Au lever du jour, la foule avait encore gagné en nombre mais la police s'était retirée comme elle l'a fait à plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée afin d'apaiser, selon
elle, les tensions.

La police a précisé avoir interpellé 19 personnes lors des échauffourées. La chaîne locale RTHK a précisé que huit d'entre elles étaient des membres supposés des triades, les groupes constituant le crime organisé chinois, qui contrôlent une partie des bars et des boîtes de nuit de Mong Kok.

Selon RTHK, dix-huit personnes dont six policiers ont été blessées.


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Des insecticides néfastes dans nos rivières

Le reportage de Gilbert Bégin

Exclusif - Les néonicotinoïdes sont une fois de plus montrés du doigt. Cette nouvelle famille d'insecticides qu'on accuse d'être responsable du déclin des colonies d'abeilles contamine maintenant les rivières agricoles.

Un rapport du ministère de l'Environnement du Québec qui sera publié sous peu confirme que ces insecticides ont maintenant gagné les cours d'eau.

« Ça nous a surpris de les détecter si rapidement. » — Isabelle Giroux, du ministère de l'Environnement du Québec

La spécialiste Isabelle Giroux, du ministère de l'Environnement, est responsable de la qualité des cours d'eau en milieu agricole. Comme les néonicotinoïdes sont utilisés en agriculture depuis peu, elle ne s'attendait pas à les retrouver si vite dans autant de cours d'eau.

« On suit une vingtaine de rivières chaque année au Québec et on a retrouvé des néonicotinoïdes dans chacun de ces cours d'eau. » — Isabelle Giroux, du ministère de l'Environnement du Québec

Le ministère de l'Environnement retrouve ces insecticides dans des cours d'eau qui alimentent notamment les rivières Yamaska, Richelieu ou encore Châteauguay. Ces rivières drainent toutes des bassins dont les terres sont surtout agricoles.

Des normes inexistantes

Mais qu'en est-il des concentrations détectées? Le problème, c'est que Québec n'a pas encore déterminé les seuils acceptables pour ces insecticides dans l'eau, leur utilisation étant encore trop récente.

Isabelle Giroux a cependant comparé les concentrations mesurées avec les normes européennes.

« Il y a des dépassements. Certains types de néonicotinoïdes dépassent de deux à cinq fois les limites acceptables pour la qualité de la vie aquatique. » — Isabelle Giroux, du ministère de l'Environnement du Québec

Des puits contaminés

Et ce n'est pas tout. Le rapport actuellement en rédaction mentionne que les néonicotinoïdes peuvent aussi contaminer les eaux souterraines. Le ministère de l'Environnement a détecté des insecticides dans les puits d'agriculteurs qui cultivent la pomme de terre.

Cette fois, par contre, Isabelle Giroux rappelle que Santé Canada possède des critères pour la qualité de l'eau potable.

« Dans le cas des puits, les résultats ne dépassaient pas les valeurs dommageables pour la santé. » — Isabelle Giroux, du ministère de l'Environnement du Québec

La réplique des fabricants

Cet été, une équipe de chercheurs indépendants a tiré la sonnette d'alarme. Après quatre années d'études, les scientifiques concluent que les néonicotinoïdes causent des dommages non seulement aux abeilles, mais aussi à plusieurs autres espèces utiles comme des invertébrés aquatiques et terrestres; une étude que critiquent les fabricants d'insecticides.

Ils répliquent que leurs produits représentent plutôt une avancée pour les agriculteurs et un risque acceptable pour l'environnement.

« Toutes nos études ont été déposées auprès de Santé Canada en 2004 pour homologation. Si les risques étaient inacceptables, Santé Canada n'aurait pas autorisé ces produits. » — Pierre Petelle, de CropLife Canada

Santé Canada a bel et bien autorisé les néonicotinoïdes en 2004, mais seulement sur une base temporaire.

Les jours des néonicotinoïdes sont-ils comptés ?

Cet été, Santé Canada a entrepris ses propres études de toxicité sur les néonicotinoïdes. Pour l'instant, ces insecticides sont toujours autorisés au pays, tout comme aux États-Unis.

Mais les organismes fédéraux américain et canadien viennent de corriger le tir. Devant les protestations et les preuves scientifiques qui s'accumulent, ils ont entamé une révision complète de l'homologation des néonicotinoïdes. Les conclusions sont attendues en 2015.

Où sont les néonicotinoïdes?

Les néonicotinoïdes sont partout. C'est actuellement la classe d'insecticides la plus vendue dans le monde. La famille comprend sept ingrédients actifs, qui sont surtout utilisés en agriculture, mais aussi dans notre quotidien.

La poudre insecticide enrobe désormais presque toutes les semences de maïs et de soya. Ils sont aussi utilisés pour la culture de la pomme de terre et du riz.

Étonnamment, on les utilise également pour traiter les gazons et les tulipes. On a même recours à leur pouvoir insecticide dans les colliers antipuces pour animaux.


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Le Canada mènera des frappes aériennes en Irak contre l'EI

Le reportage de Marc Godbout

Le Canada se joindra à la coalition internationale, menée par les États-Unis, pour lutter contre le groupe armé État islamique (EI). Six chasseurs et trois avions ravitailleurs seront déployés à cet effet.

Le premier ministre Stephen Harper a déposé vendredi aux Communes une motion par laquelle le Canada s'engage dans des frappes aériennes qui pourront durer jusqu'à six mois. Elle précise qu'il n'est pas question de participer à des opérations terrestres.

Le premier ministre conservateur a précisé que les Forces canadiennes limiteraient leur intervention aux territoires où les gouvernements en font la demande. Il ouvre ainsi la porte à des frappes en Syrie, si une telle demande venait du régime de Bachar Al-Assad. Une éventualité que le gouvernement canadien excluait pourtant jusqu'au 3 septembre dernier, lors du sommet de l'OTAN.

« Nous allons attaquer l'EI uniquement là où le Canada a l'appui du gouvernement du pays en question. » — Stephen Harper

Les moyens déployés par le Canada :
  • Trois avions ravitailleurs (un CC150 Polaris et deux CP140 Aurora) et un avion de transport, y compris environ 280 membres d'équipage et autres membres du personnel;
  • Six chasseurs de combat CF188 Hornet avec environ 320 membres d'équipage et autres membres du personnel.

« Le gouvernement du Canada ne cache pas le dégoût que lui inspirent les actions du régime Al-Assad, mais ce que nous faisons c'est participer à une opération antiterroriste contre l'EI et ses alliés. Nous ne voulons faire la guerre à aucun gouvernement dans la région. »

En plus d'effectuer des frappes aériennes, les Forces canadiennes livreront des armes et du matériel fournis par leurs alliés aux forces qui combattent l'EI dans le nord de l'Irak.

Elles continueront de soutenir la coalition contre l'EI dans « un rôle de non-combat antiterroriste » au sol de même qu'en fournissant des avions de ravitaillement et de surveillance ainsi que les équipes nécessaires à leur entretien.

Tous les aspects de la mission canadienne sont limités à une durée de six mois dans la motion présentée par le gouvernement.

Le premier ministre a précisé qu'il voulait éviter d'enliser les Forces canadiennes dans un conflit qui pourrait se prolonger. « Les actions que nous avons annoncées sont des actions auxquelles il serait relativement facile de mettre fin », a avancé M. Harper.

Mission canadienne contre l'EI : l'analyse d'Emmanuelle Latraverse

Une intervention « nécessaire »

Le premier ministre a expliqué que l'EI ne menaçait pas seulement la sécurité des populations de la région de l'Irak et de la Syrie, mais celles de l'ensemble de la planète en ciblant spécifiquement les citoyens canadiens.

M. Harper a rappelé plusieurs atrocités commises par le groupe armé, dont « la torture et la décapitation d'enfants, la vente et le viol de femmes de même que le meurtre de prisonniers et d'innocents », pour justifier l'intervention canadienne contre l'EI. Le premier ministre a également ajouté que l'EI était sur le point de commettre un génocide à la fin de l'été.

La motion se lit comme suit :

  • a) appuie la décision du gouvernement de fournir des ressources militaires canadiennes dans le cadre de la lutte contre l'EIIL et contre les terroristes associés à l'EIIL, y compris une capacité de frappes aériennes, pour une période pouvant atteindre six mois;
  • b) note que le gouvernement du Canada ne déploiera pas de militaires dans le cadre d'opérations de combat terrestre;
  • c) continue à offrir son soutien ferme et sans réserve aux courageux hommes et femmes des Forces canadiennes qui se tiennent prêts à nous défendre tous.

Entrevue avec le spécialiste du Moyen-Orient et professeur à l'Université d'Ottawa, Thomas Juneau, et le major-général retraité des Forces canadiennes, Terry Liston.

En matière de politique intérieure, le premier ministre a rappelé que le gouvernement avait renforcé les lois pour lutter contre les combattants étrangers en sol canadien. Le gouvernement entend également doter les services de sécurité de moyens de suivre les « aspirants terroristes » dans leurs déplacements à l'étranger afin de leur interdire un retour au Canada ou de les traduire en justice.

M. Harper a demandé l'appui des partis d'opposition pour cette mission, mais autant les néo-démocrates que les libéraux ont refusé. Cependant, comme les conservateurs sont majoritaires à la Chambre, la motion devrait être adoptée sans problème.

Un débat et un vote sur la motion conservatrice auront lieu lundi prochain. Le premier ministre Harper sera toutefois remplacé par John Baird, ministre des Affaires étrangères, et Rob Nicholson, ministre de la Défense nationale.

Le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, réclamait depuis des semaines un débat sur la forme que doit prendre la participation canadienne. Il ne cesse de reprocher au gouvernement d'agir dans le secret et de faire fi de l'opinion du Parlement sur cette question importante.

Opposé à une intervention militaire canadienne en Irak, le chef du NPD préconise davantage l'envoi d'aide humanitaire aux réfugiés et aux populations éprouvées par la guerre.

Quel le coût de la mission contre l'EI?

Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a toutefois déclaré vendredi matin que l'envoi de 63 militaires en Irak a fait l'objet de consultations. « Il y a eu un débat d'un comité parlementaire, souligne M. Blaney. [...] Il y a eu des consultations pour un engagement non militaire de 30 jours qui se termine demain. Et là on est prêts à passer à l'autre niveau. C'est la raison pour laquelle il est important d'avoir un débat. »

« C'est la première fois qu'un premier ministre, Stephen Harper, consulte le Parlement en engageant une mission de combat », a avancé M. Blaney sur les ondes de RDI. « On l'a fait deux fois en Afghanistan, une fois en Libye. Vous savez, quand Jean Chrétien nous a engagés en Afghanistan, il n'a pas consulté le Parlement. »

Les Kurdes saluent l'implication du Canada

En Irak, la décision d'Ottawa a été immédiatement saluée par le gouvernement régional du Kurdistan (GRK), qui affirme apprécier l'aide militaire et humanitaire du Canada. « Nous sommes reconnaissants. Ça témoigne de la solidarité du Canada envers les forces kurdes qui luttent contre un ennemi barbare et sauvage », a déclaré à Radio-Canada le chef du département des relations étrangères du GRK.

« Les frappes aériennes se sont montrées efficaces, mais elles doivent être soutenues pour permettre aux peshmerga, un partenaire fiable et dévoué, d'avancer contre l'EI. La combinaison des frappes et des troupes au sol va mener à la victoire », poursuit le GRK.

Toutefois, le gouvernement régional kurde déplore la longueur des délais de livraison des armes promises par la coalition. « Cela dit, les promesses d'armes légères et lourdes mettent trop de temps à être remplies. Il faut que les pays de la coalition en fournissent davantage et plus vite, surtout des armes lourdes », explique le représentant du GRK, qui rappelle que les Kurdes doivent tenir une ligne de front de plus de 1000 kilomètres.

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Patient torontois testé pour l'Ebola: résultats négatifs

L'Hôpital général de Toronto a fait savoir ce soir que le patient qui présentait des symptômes du virus Ebola ne souffre pas de cette maladie: les tests se sont révélés négatifs.

« Ceci veut dire que le patient ne sera plus isolé et que les membres du personnel soignant le patient n'utiliseront pas d'équipement de protection spécialement conçu pour l'Ebola », a indiqué par courriel Gillian Howard, le porte-parole du Réseau universitaire de santé (RUS) de Toronto, qui inclut l'Hôpital général de Toronto.

Le patient a voyagé au Nigeria où l'Ebola a tué des milliers de personnes. Il avait, par ailleurs, de la fièvre, l'un des symptômes du virus, lorsqu'il s'est présenté aux urgences mercredi.

Le personnel de l'hôpital devait porter, entre autres, des gants et des masques protecteurs, le temps de connaitre les résultats des tests, comme le veut le protocole du RUS.

Plusieurs autres patients ontariens, notamment à Brampton, à Windsor et dans le Niagara, ont été testés pour l'Ebola au cours des derniers mois. Mais aucun d'entre eux n'avait été infecté.


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Visite exceptionnelle de dirigeants nord-coréens en Corée du Sud

Trois hauts dirigeants nord-coréens sont arrivés samedi en Corée du Sud pour assister à la cérémonie de clôture des Jeux asiatiques à Incheon, une visite exceptionnelle de la part de représentants de Pyongyang.

La délégation nord-coréenne, arrivée à l'aéroport d'Incheon, était conduite par Hwang Pyong So, en uniforme militaire, et Choe Ryong Hae, deux proches conseillers du dirigeant Kim Jong Un.

Une rencontre avec le ministre sud-coréen de l'Unification est prévue dans un hôtel ainsi qu'avec le principal conseiller de la présidence pour les questions de sécurité nationale. Les délégués nord-coréens semblaient d'humeur optimiste, acquiesçant d'une signe de tête à la question de savoir s'ils envisageaient une issue positive à cette visite.

La délégation a prévu de repartir dans la soirée après la cérémonie de clôture et une rencontre avec des athlètes nord-coréens participant à la compétition.

Cette visite constitue une surprise car le régime communiste de Pyongyang a multiplié récemment les invectives à l'adresse de la Corée du Sud et de la présidente Park Geun-hye, critiquant les appels de cette dernière à l'arrêt de son programme d'armement et à un plus grand respect des droits de l'homme.

Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre depuis l'armistice conclu en 1953 qui n'a pas débouché sur un traité de paix.

Hwang est le chef du département politique de l'armée nord-coréenne, une administration fidèle à Kim Jong Un qui dirige l'appareil militaire fort de 1,2 million de membres. Kim n'a plus été vu en public depuis le 3 septembre, cette absence alimentant les spéculations sur des ennuis de santé.


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Il ne faut pas dramatiser la situation économique du Québec, plaide Pierre Karl Péladeau

Written By Unknown on Jumat, 03 Oktober 2014 | 14.18

Entrevue avec le député du PQ Pierre Karl Péladeau

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie et candidat pressenti dans la course à la direction du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, accuse le gouvernement libéral de se concentrer uniquement sur la réduction des dépenses, au détriment de mesures pour stimuler l'économie.

« Nous ne travaillons pas sur les revenus », a-t-il déploré en entrevue à RDI économie jeudi. Il a accusé les libéraux de ne pas avoir de politiques pour créer des emplois.

Le député de Saint-Jérôme a expliqué qu'il effectue une tournée des médias ces jours-ci pour dénoncer de récentes déclarations du gouvernement libéral qui, selon lui, dramatise la situation financière du Québec. M. Péladeau déplore certaines comparaisons faites par des ministres libéraux entre l'endettement et le déficit de la province et la situation désastreuse de la Grèce.

Les services rendus par l'État sont différents au Québec, a rappelé M. Péladeau, citant l'exemple des CPE.

« C'est tout à fait légitime de s'interroger sur l'efficacité de l'État », mais il ne faut pas oublier de stimuler les revenus, selon lui. 

M. Péladeau n'a d'ailleurs pas voulu confirmer s'il sera candidat à la succession de Pauline Marois. « Ma réflexion se poursuit, je n'ai pas pris de décision », a-t-il répété.

Souveraineté et économie

Celui que les sondages donnent chef du PQ croit que l'économie d'un Québec souverain serait plus forte. Avec toutes ses compétences, le Québec « pourrait s'enrichir », a-t-il expliqué.

M. Péladeau est toutefois resté prudent sur un éventuel échéancier référendaire, rappelant qu'il s'était lancé en politique pour faire du Québec un pays prospère.

Péladeau, cible de critiques

Au cours des derniers jours, Pierre Karl Péladeau a multiplié les entrevues dans lesquelles il a défendu la sociale démocratie au Québec et dénoncé les compressions budgétaires du gouvernement Couillard. Il s'est attiré des critiques de certains adversaires politiques.

Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, a qualifié ses propos d'« irresponsables » mardi. Le premier ministre Philippe Couillard a évoqué quant à lui des « propos étranges ».

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a estimé que M. Péladeau « met ses lunettes roses » lorsqu'il parle de l'économie du Québec. 


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Déploiement en Roumanie : le commandant de la base de Bagotville insatisfait

Le reportage de Véronique Dubé

Exclusif - Le commandant de la base militaire de Bagotville réclame une rémunération supplémentaire pour ses soldats qui ont participé à la mission en Roumanie.

Les 228 soldats ont été payés comme s'ils effectuaient un simple entraînement, mais le colonel Sylvain Ménard considère qu'ils méritaient plutôt d'être payés pour une mission officielle.

Six chasseurs CF-18 se sont envolés de Bagotville le 29 avril dernier. Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, expliquait alors que ce déploiement était l'intervention clé pour répondre aux aspirations du peuple ukrainien.

Du même souffle, le commandant des Forces aériennes, Yvan Blondin, décrivait le rôle des soldats comme un simple exercice de routine.

« Il va y avoir quand même une certaine partie de ces forces-là qui va faire des missions visibles de patrouille aérienne et le reste des avions, on va faire de l'entraînement normal comme on fait chaque jour à Bagotville », expliquait le colonel Blondin, le 29 avril.

Après avoir passé quatre mois en Roumanie, le commandant de la base des Forces canadiennes de Bagotville estime que ses troupes ont fait davantage que s'exercer. Il nous a communiqué sa version par écrit:

« On est partis à la demande du gouvernement du Canada, donc on est partis en mission », souligne le colonel Ménard.

Rémunération différente

Lors d'un exercice d'entraînement, les soldats reçoivent une prime quotidienne qui avoisinerait 17 $. Généralement, c'est l'État-major qui planifie ces exercices.

Le chef de l'administration de la base militaire de Bagotville, le lieutenant-colonel Daniel Audet, explique qu'en mission d'opération, les risques sont plus grands et la prime mensuelle est plus substantielle.

« Parce que là, on parle d'une mission qui va être sur un peu plus longtemps, précise-t-il. Ensuite aussi, on parle peut-être de primes de risque. Tout ça est développé en fonction des taux qui sont établis par le Conseil du Trésor. »

Le commandant de la base des Forces canadiennes de Bagotville réclame ainsi quelques centaines de milliers de dollars supplémentaires pour ses troupes.

« Le dossier n'est pas encore fermé. On travaille encore à faire en sorte que notre personnel puisse recevoir les sommes habituellement versées pour une mission d'opération. » — Col. Sylvain Ménard, commandant de la base des Forces canadiennes de Bagotville

Le colonel Ménard précisera ses revendications vendredi matin.

Par ailleurs, les militaires de Bagotville attendent la décision du gouvernement fédéral au sujet du déploiement en Irak. Par contre, les avions de la base de Cold Lake pourraient être les premiers à s'envoler.


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Les docteurs de Rob Ford lui donnent une chance sur deux de guérir

Le maire de Toronto, Rob Ford, affirme qu'il essaie de demeurer positif alors qu'il se bat contre un type rare de cancer. Il continue de faire campagne pour occuper un siège de conseiller municipal.

Rob Ford a commencé ses traitements de chimiothérapie le mois dernier pour traiter sa tumeur abdominale. S'adressant aux médias, jeudi, à l'hôtel de ville, le maire a révélé que les docteurs lui donnaient 50 % de chances de guérir.

Il a toutefois précisé qu'il voit toujours « le verre à moitié plein » et qu'il prend les choses « une journée à la fois ».

Rob Ford ignore s'il pourra participer à un débat avant l'élection du 27 octobre, parce que son état et son niveau de fatigue varient d'un jour à l'autre.

Le maire a aussi répété qu'il a dû quitter un débat des candidats à la mairie auquel il assistait mercredi soir parce qu'il ne se sentait pas bien. « Il faisait très chaud à l'intérieur », a-t-il dit en ajoutant « je ne sais pas si c'est la chimio ou si c'est le cancer ».


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Guerre contre l'État islamique : Harper se prononcera aujourd'hui

Harper sur le point d'annoncer la contribution canadienne contre l'EI

Après plusieurs jours de tergiversations, le premier ministre Stephen Harper clarifiera aujourd'hui, devant la Chambre des communes, ses intentions quant à la contribution canadienne dans la lutte contre le groupe armé État islamique (EI).

L'information est contenue dans un communiqué du Bureau du premier ministre diffusé hier, en soirée.

On peut y lire que « le premier ministre soulignera clairement la façon dont le Canada continuera de contribuer, de concert avec des dizaines d'autres pays, à la lutte contre ces terroristes [de l'EI]. Plus spécifiquement, il précisera la contribution militaire du Canada à l'opération antiterroriste, de même que le soutien humanitaire que nous continuons d'apporter. »

Dans le même communiqué, il est écrit que « ce groupe a proféré des menaces terroristes directes contre le Canada et les Canadiens, en plus de commettre des atrocités contre des enfants, des femmes et des hommes dans la région. Comme le premier ministre l'a déjà dit, lorsque nous reconnaissons une menace comme celle-là, qui doit être contrée et qui touche des intérêts canadiens, nous faisons notre part ».

Selon les sources de Radio-Canada, le premier ministre n'aurait pas appelé personnellement les leaders de l'opposition pour leur en faire l'annonce. La discussion a eu lieu au niveau des leaders en Chambre, mais l'opposition n'a pas été informée du contenu de la motion que compte présenter le gouvernement Harper.

Un débat et un vote lundi

Le gouvernement conservateur s'attend « à ce qu'un débat et un vote aient lieu lundi » à ce sujet.

Le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, réclame depuis des semaines un débat sur la forme que doit prendre la participation canadienne. Il ne cesse de reprocher au gouvernement d'agir dans le secret et de faire fi de l'opinion du Parlement sur cette importante question. 

Opposé à une intervention militaire canadienne en Irak, le chef du NPD préconise davantage l'envoi d'aide humanitaire aux réfugiés et aux populations éprouvées par la guerre.

Le chef libéral, Justin Trudeau, a expliqué huer qu'il n'était pas convaincu pour sa part de la pertinence d'envoyer des avions de chasse CF-18 pour lutter contre les combattants de l'EI. Il considère que le Canada pourrait se rendre plus utile en apportant de l'aide aux centaines de milliers de réfugiés qui, fuyant le conflit, affluent notamment vers la Turquie.

Pressé par l'opposition de dire ce qu'il compte faire contre l'EI, Stephen Harper a consenti peu de réponses, mais il a écarté l'idée d'un déploiement « à grande échelle » de troupes au sol.

Radio-Canada rapportait mercredi que des avions ravitailleurs de l'armée canadienne ont été envoyés à l'entretien, en prévision d'éventuelles frappes aériennes contre les terroristes de l'EI. 


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Un caméraman de NBC victime d'Ebola au Liberia

Un pigiste caméraman travaillant pour NBC News au Liberia a contracté le virus de la fièvre Ebola et va être rapatrié aux Etats-Unis pour y être soigné, annonce la chaîne de télévision américaine sur son site internet.

Le journaliste de 33 ans, dont l'identité n'a pas été révélée par NBC, est le quatrième Américain à avoir contracté la maladie au Liberia.Il avait été engagé mardi pour servir d'assistant à la correspondante et spécialiste des questions de santé de NBC, le Dr. Nancy Snyderman, qui effectue actuellement un reportage sur l'épidémie de fièvre hémorragique à Monrovia, la capitale du Liberia.

Immédiatement après avoir éprouvé de la fièvre et avoir constaté l'apparition des premiers symptômes, le caméraman s'est volontairement isolé et a consulté un médecin.

Il s'est ensuite rendu à l'antenne locale de Médecins sans frontières pour y subir un test de dépistage. Le résultat s'est révélé positif, précise NBC.

Il s'agit du quatrième Américain à avoir contractéle virus au Liberia. Les trois autres personnes ont été infectés alors qu'ils travaillaient pour des organisations humanitaires.
Un cinquième Américain a été infecté au Sierra Leone, mais aucune précision sur son identité n'a été donnée lors de son rapatriement le 9 septembre, rapporte l'Agence France-Presse.

Une personne fait l'objet de tests ce soir dans un hôpital de Toronto pour déterminer s'il est atteint du virus Ebola. Ce patient fiévreux a été placé en isolement et le personnel porte de l'équipement de protection. La personne revient d'un voyage en Afrique de l'ouest. Les résultats du test seront connus d'ici 24 heures, mais il est peu probable qu'elle soit infectée, disent déjà les autorités.

Pour voir le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici


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