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Pétrole bitumineux sur le fleuve : le PQ savait

Written By Unknown on Kamis, 02 Oktober 2014 | 14.18

Exclusif - Un document obtenu par Radio-Canada confirme en partie ce que le premier ministre libéral Philippe Couillard affirme : le Parti québécois savait, quand il était au pouvoir, que le pétrole des sables bitumineux allait circuler par navire sur le fleuve Saint-Laurent. Mais rien n'indiquait clairement que c'était à des fins d'exportation.

« Nos collègues, à l'époque où ils étaient au gouvernement, ont accordé l'autorisation », a lancé Philippe Couillard à ses adversaires péquistes, suscitant de fortes réactions sur les bancs de l'Assemblée nationale.

Pour la quatrième fois, le PQ venait de talonner le gouvernement au sujet des débuts de l'exportation de pétrole de l'Ouest par navire sur le fleuve ce mois-ci. « Le premier ministre a donné son accord au nom des Québécois », a harangué le chef de l'opposition officielle, Stéphane Bédard. « [Le fleuve] devient ainsi le camion-citerne de l'Alberta », a-t-il lancé.

Un document du ministère de l'Environnement daté du 20 décembre 2013, obtenu par Radio-Canada en vertu de la loi sur l'accès aux documents des organismes publics, démontre que le gouvernement précédent ne pouvait ignorer que du pétrole des sables bitumineux allait circuler sur le fleuve à partir de Sorel-Tracy.

Le rapport d'analyse portant sur la demande de certificat d'autorisation indique que la compagnie Kildair stockera dans une partie de ses cuves du « Western Canadian Select », le nom officiel du pétrole issu des sables bitumineux. On peut aussi y lire que « le projet implique des risques environnementaux au niveau [...] du transport maritime ».

« Si, à l'époque, c'était correct de donner l'autorisation pour l'entreposage et l'expédition, pourquoi le même parti politique, aujourd'hui, émet des doutes sur la pertinence de l'expédition qu'ils ont eux-mêmes autorisée, indirectement? » — Philippe Couillard, premier ministre du Québec

L'adverbe « indirectement » utilisé par le premier ministre est important, car nulle part dans le rapport, il n'est question d'exportation. Le gouvernement péquiste aurait très bien pu croire que ce pétrole s'en irait par bateau à une raffinerie du Québec ou du Nouveau-Brunswick.

« En aucun temps, le gouvernement du Parti québécois n'a autorisé l'exportation de pétrole », a répondu Stéphane Bédard, en mettant au défi les libéraux de trouver une quelconque information qui le démontre. « C'était pour la transformation ici, pour nos installations, pas pour l'exportation de masse vers les pays européens ou ailleurs », a précisé le chef de l'opposition.

Un « souvenir incertain » pour l'ancien ministre de l'Environnement du PQ

Dans un message publié mercredi sur sa page Facebook, l'ancien ministre péquiste de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a affirmé que sa connaissance des faits n'était qu'un « souvenir incertain », parce qu'il ne peut parler à personne au ministère à titre d'ex-ministre et qu'il n'a pas consulté le document obtenu par Radio-Canada.

« Je crois en effet que le sujet a brièvement été abordé en réunion statutaire entre le cabinet, le sous-ministre et les sous-ministres-adjoints, se rappelle M. Blanchet. Je crois avoir retenu la suggestion d'approuver la recommandation des hauts fonctionnaires quant au certificat d'autorisation de ce projet. »

« Il n'y aurait eu, malgré notre manque de sympathie pour l'industrie, aucun motif réglementaire de le refuser. » — Yves-François Blanchet, ex-ministre de l'Environnement

« Je n'ai aucun souvenir de l'origine du pétrole ni si elle a alors été mentionnée, mais on suppose bien sûr qu'il venait de l'Ouest. Je n'ai aucun souvenir qu'il y ait eu mention d'exportation, et encore moins de pétroliers sur le fleuve. J'aurais sûrement alors réagi avec beaucoup plus d'hostilité », affirme Yves-François Blanchet, qui estime que ce cas était différent de celui des forages à Cacouna, « où dès le départ le motif d'arrêt pour mise en place d'un BAPE [Bureau d'audiences publiques sur l'environnement] est indiscutable ».

« Le fleuve est un milieu trop fragile par sa largeur, sa profondeur, sa température et sa vocation pour prendre de tels risques. » — Yves-François Blanchet


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Aide aux devoirs : Québec enverra un vérificateur à la Commission scolaire des Patriotes

Reportage d'Anne-Louise Despatie et entrevue avec le ministre Yves Bolduc

Le ministre de l'Éducation du Québec, Yves Bolduc, est stupéfait d'apprendre que la Commission scolaire des Patriotes, sur la Rive-Sud, supprime son service d'aide aux devoirs pour des raisons budgétaires. Il a décidé d'y envoyer un vérificateur.

« De prendre une mesure qui touche directement les services à l'élève, je le redis, c'est totalement inacceptable! » a martelé le ministre en entrevue à Radio-Canada.

« Je vais lancer un mandat de vérification pour la commission scolaire. On va aller voir à l'intérieur ce qu'ils peuvent faire. Je suis certain qu'on va trouver des mesures autres que celle de l'aide aux devoirs », a ajouté M. Bolduc, visiblement irrité par la décision de certains établissements, qu'il a, du reste, qualifiée de « rébellion ».

Le ministre en a profité pour envoyer un message clair aux commissions scolaires pour « qu'elles refassent leurs devoirs », convaincu que celles-ci sont en mesure de trouver d'autres moyens de faire face aux compressions. « Quand une commission scolaire gère des dizaines de millions de dollars, on ne fera pas accroire qu'il n'y a pas moyen de trouver un certain montant », a-t-il affirmé.

Le poids des compressions budgétaires

La Commission scolaire des Patriotes affirme qu'elle doit annuler le service d'aide aux devoirs en raison des compressions imposées par le gouvernement du Québec.

Ces dernières années, la commission scolaire avait déjà dû réduire ses budgets de 10 millions de dollars. Mais le gouvernement lui a demandé de dégager 6 millions de dollars supplémentaires d'économies dans son budget.

Après consultation avec les directions d'école, les dirigeants de la commission scolaire et les établissements ont décidé d'un commun accord de mettre fin au programme d'aide aux devoirs.

Les parents d'élèves de toute la commission scolaire ont appris la disparition du service dans une lettre reçue cette semaine.

La Commission scolaire des Patriotes affirme que 45 % de son budget destiné à appuyer la réussite scolaire a disparu.

« Parmi toutes les mesures qui étaient proposées par le ministre, je vous dirais que c'est celle qu'on trouvait qui affectait le moins grand nombre d'élèves », explique Louise Létourneau, directrice de l'école Notre-Dame, à Otterburn Park.

Ironiquement, c'est le Parti libéral qui a créé le service d'aide aux devoirs, il y a 10 ans.

Lors de la dernière campagne électorale, le premier ministre Philippe Couillard avait pourtant promis de verser plus d'argent pour l'aide aux devoirs. Il disait même vouloir étendre le service au secondaire.


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Philippe Couillard est prêt à agir en matière d'intimidation

Le reportage de Sophie Dufresne

Le premier ministre du Québec est prêt à mettre en oeuvre de nouvelles mesures législatives pour faire de la lutte contre l'intimidation une priorité. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, à la veille de l'ouverture du Forum qu'il avait promis sur la question en campagne électorale, Philippe Couillard donne un premier aperçu des gestes qu'il compte poser.

Le premier ministre se dit convaincu que ce forum débouchera sur des actions concrètes, qu'elles soient législatives ou réglementaires, ou encore qu'il amènera le gouvernement à soutenir des organismes communautaires ou du milieu scolaire.

Comme bien des Québécois, Philippe Couillard a été touché par la mort de Marjorie Raymond en 2011. La mère de l'adolescente de 15 ans, de Sainte-Anne-des-Monts, avait raconté que des problèmes d'intimidation à l'école avaient conduit sa fille au suicide.

Le gouvernement libéral de Jean Charest avait par la suite fait adopter une loi afin que chaque école se dote d'un plan de lutte contre l'intimidation.

Le gouvernement Couillard est maintenant prêt à aller plus loin : « Est-ce que ce même projet [de loi] doit être repris? Bonifié? Certes, il y a des modifications à apporter. Mais il n'y a pas que la voie législative, il y a d'autres voies. On va se servir du forum pour cibler des actions. »

Comme ce fut le cas pour l'adoption du projet de loi sur les soins de fin de vie, le premier ministre souhaite que les discussions s'élèvent au-dessus de la partisanerie.

« Dans nos familles, on rencontre toujours des jeunes, filles ou garçons, qui ont été mis à l'écart. Des "rejets" comme on dit. [...] La mission d'un gouvernement, c'est que les gens aient une vie plus heureuse dans leur milieu de travail, leur famille. Les larmes pendant une semaine, on a tous vécu ça dans les familles. » — Le premier ministre Philippe Couillard

Besoin de formation

Jasmin Roy prendra part au Forum. Depuis plusieurs années déjà, il fait de la lutte contre l'homophobie et l'intimidation une bataille personnelle, au sein de la fondation qui porte son nom.

Selon M. Roy, il est nécessaire de prodiguer de la formation, particulièrement aux parents.

« Dans les écoles, les jeunes sont capables de nommer leur problème, d'identifier ce que sont l'intimidation, le conflit, l'altercation, la violence », dit-il. Mais il en va autrement des parents qu'il rencontre : « C'est un autre univers », déplore-t-il.

Nombre de parents sont incapables de nommer les choses, décrit en substance Jasmin Roy. Ils peuvent aller jusqu'à dire aux enfants de ne pas se laisser faire dans la cour d'école et de répliquer par un coup de poing sur la gueule. « Ce sont des conseils que des parents donnent encore », dénonce Jasmin Roy, qui insiste sur l'importance de sensibiliser la population aux bonnes méthodes de résolution de conflit.

Relativement au forum instauré par le gouvernement Couillard, Jasmin Roy craint cependant qu'en raison des compressions en cours au Québec, les intervenants n'aient pas, à terme, les moyens de leur ambition.

« C'est supposé débloquer sur un plan d'action. Or, on est dans les compressions budgétaires, fait-il valoir. La balle est dans leur camp [au gouvernement] parce que je ne pense pas qu'on puisse avoir un plan d'action à coût zéro. À moindre coût, oui. »

Des moyens limités

En période de redressement des finances publiques, le gouvernement reconnaît que les moyens seront limités.

« Il n'y a pas eu de budget défini », a expliqué plus tôt cette semaine la ministre responsable de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, qui a précisé que toute nouvelle mesure serait financée à même le budget existant du ministère de la Famille.

Pour le premier ministre Philippe Couillard, il importe de bien cibler ce qu'il faut faire : « Choisissons les bonnes façons parce qu'avec l'état des finances publiques, finie l'époque où on se dispersait en espérant que quelque chose fonctionne. »

Le Forum sur la lutte contre l'intimidation n'abordera pas que les problèmes des jeunes. Il sera également question d'intimidation en milieu de travail et de maltraitance des aînés. Le premier ministre Couillard laisse entendre que tous ces aspects pourraient être inclus dans un même projet de loi.


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Guerre contre l'État islamique : une intervention canadienne dans l'air

Le reportage de Marc Godbout

Exclusif - Même si le gouvernement Harper maintient qu'aucune décision n'a été prise, un signe montre que la Défense nationale se prépare à l'éventualité de frappes aériennes en Irak contre le groupe armé État islamique (EI). Des sources confirment qu'une décision pourrait être annoncée ce vendredi.

Radio-Canada a appris que deux avions ravitailleurs CC-150 de l'armée ont été envoyés à l'entretien en prévision d'un déploiement. Ce sont ces appareils qui permettent d'approvisionner en carburant les CF-18 en plein vol. 

Aujourd'hui encore à la Chambre des communes, le premier ministre a fait face aux tirs groupés de l'opposition, le sommant de clarifier ses intentions. 

Stephen Harper a répondu que son gouvernement n'avait pas encore pris de décision concernant une éventuelle mission de combat en Irak. ll a toutefois écarté l'idée d'un déploiement « à grande échelle » de troupes au sol et a confirmé qu'il y aurait un débat au Parlement au sujet de la stratégie canadienne de lutte contre l'EI.

Pour une décision aussi importante et qui pourrait avoir de lourdes conséquences, M. Harper a tenu à faire entendre la voix de son caucus. Si certains se réfugient dans le silence, d'autres, nombreux, souhaitent l'envoi d'avions de chasse pour traquer les terroristes de l'EI. 

Le député beauceron Maxime Bernier est de ceux qui préconisent un déploiement militaire canadien. « Je pense qu'il est dans l'intérêt des Canadiens et de la communauté internationale que le Canada fasse partie de la coalition », a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé s'il était en faveur d'une intervention plus musclée.

Le nerf de la guerre

Mais au-delà de la volonté d'intervenir ou pas, il y a la question de l'argent, le nerf de la guerre. Le gouvernement semble réticent à débloquer des sommes supplémentaires pour une mission en Irak.

Et il est difficile d'envisager une telle action avec le budget actuel, estime Tony Battista, directeur général de la Conférence des associations de la défense. « Je ne crois pas qu'on pourrait soutenir, avec le budget qu'on a, ce genre de mission », a-t-il souligné.

La Défense nationale, qui a subi des coupes de près de 3 milliards de dollars depuis 2011, aura du mal à composer avec ce genre de déploiement.

Pour un seul CF-18, une heure de vol coûte au gouvernement au moins 12 000 $. C'est aussi le prix minimum d'un seul missile.

La dernière mission canadienne impliquant des frappes aériennes, en Libye, devait initialement coûter 60 millions de dollars. La facture a finalement grimpé à 100 millions.

Dans le cas libyen, la Défense nationale a dû absorber la facture à même ses budgets opérationnels, sans enveloppe spéciale du gouvernement.

Pourtant, « en 2008, le gouvernement conservateur avait promis que toute intervention internationale serait payée à même un budget spécial », rappelle Jean-Christophe Boucher, professeur en sciences politiques à l'Université MacEwan.

Sans enveloppe spéciale du gouvernement, la grogne pourrait revenir au sein de l'état-major. « Une mission en Irak augmenterait cette pression-là, voire mettrait la défense nationale dans une situation critique », analyse M. Boucher.


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Un expert d'Ebola à bord de l'avion avec le patient infecté se fait rassurant

Entrevue avec le Dr Pierre Rollin

Le 19 septembre, le Dr Pierre Rollin quittait le Liberia à bord d'un vol vers Bruxelles. Dans cet avion se trouvait l'homme qui s'avère maintenant le premier cas diagnostiqué d'Ebola aux États-Unis. Mais le chercheur au Centre de contrôle et de prévention d'Atlanta (CDC) n'est pas inquiet, et est formel : l'homme ne représentait alors pas un danger pour les passagers et l'équipage.

« J'étais sur le même vol. Je sais que les gens sont testés », précise le Dr Pierre Rollin. L'expert en Ebola, qui revenait d'une mission d'un mois au Liberia, affirme que la température des passagers a été prise à trois reprises avant qu'ils ne gagnent leur siège dans l'avion.

« C'est une mesure qu'on a mise au point et que le CDC surveille dans les trois pays impliqués [Liberia, Sierra Leone et Guinée] : une mesure de la température pour vérifier que les gens ne sont pas pendant la phase aiguë de la maladie », explique-t-il.

Un premier contrôle de la température a d'abord été fait avant d'entrer dans le hall de l'aéroport. À cette étape, s'il y a le moindre doute sur l'état d'un passager, il doit rencontrer un médecin qui lui pose plus de questions.

« Dans ce vol en particulier, en plus de ce contrôle, il y a eu deux autres contrôles de température : un à la sortie de l'aéroport pour entrer dans le bus qui nous emmène à l'avion, effectué par le personnel de l'aéroport, et un par l'équipage de l'avion, en haut de l'escalier avant d'entrer dans l'avion », ajoute le Dr Rollin.

Un questionnaire est également distribué à tous les passagers. Ces derniers doivent répondre à différentes questions sur leur état de santé et sur ce qu'ils ont fait au pays avant de prendre le vol.

L'expert répète que si une personne n'a pas de fièvre, qu'elle n'est pas dans la phase aiguë de la maladie, elle ne présente pas de danger pour les autres passagers ou pour l'équipage.

Un risque de transmission faible dans les pays développés

Selon le Dr Rollin, le risque d'une éclosion d'infection au virus Ebola dans les pays occidentaux est très faible.

Dans un premier temps, il souligne que peu de gens dans les zones touchées par l'Ebola voyagent de façon internationale. « Ils peuvent voyager d'un pays à l'autre, mais les gens ne voyagent pas énormément en dehors du continent », a-t-il souligné.

Par ailleurs, il estime que les pays développés sont bien outillés pour contenir le virus. « Tout le monde est d'accord pour dire que si un malade arrive dans un pays développé qui a un système de santé qui marche, où les gens en général dans les hôpitaux mettent des gants, ne réutilisent pas du matériel, des blouses, le risque de transmission est vraiment - il n'est jamais nul -, mais il est vraiment très très faible », a-t-il expliqué.

« En général, chaque fois qu'on a eu des fièvres hémorragiques d'exportées comme ça, il n'y a pas eu de cas secondaires, sauf une fois en Afrique du Sud », précise le Dr Pierre Rollin.

Le CDC confirme le « risque zéro » pour les passagers

Le directeur du CDC, le Dr Tom Frieden, a de son côté réitéré mercredi qu'il n'y avait « aucun risque » de contamination des passagers de l'avion dans lequel le patient infecté a voyagé entre le 19 et le 20 septembre, puisqu'il ne présentait aucun symptôme à ce moment.

La compagnie aérienne United Airlines a par ailleurs affirmé qu'elle croyait que le patient était à bord d'un de ses appareils ayant fait la liaison entre Bruxelles et Dallas-Fort Worth via Washington. Un porte-parole de la compagnie a affirmé qu'elle s'assurait que tous ses employés étaient au courant de l'information relayée par le CDC.

D'autre part, le CDC n'a pas exclu la possibilité que des membres de l'entourage du patient puissent avoir été infectés, et développent Ebola au cours des prochaines semaines. Les autorités du Texas recherchaient toujours mercredi toutes les personnes ayant pu être en contact avec l'homme.

Un proche du malade est suivi de près par les médecins, et un enfant d'âge scolaire a été retiré de l'école préventivement.


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Qu'acceptez-vous quand vous installez une application sur votre téléphone?

Written By Unknown on Rabu, 01 Oktober 2014 | 14.18

En installant une nouvelle application sur leur téléphone, la plupart des gens appuient sur « Accepter » lorsqu'on leur demande de lire les conditions d'utilisation. Souvent avec une pointe d'appréhension et d'ignorance.

C'est le cas de Pascale Mylène Beauregard, qui travaille au centre-ville de Montréal. Sur Google Play, la boutique d'applications pour téléphones Androïd, elle a découvert une application permettant d'appeler un taxi du bout du doigt. Taxi Diamond géolocalise les clients à la recherche de taxi et envoie une voiture aussitôt.

Sauf que Mme Beauregard hésite. L'application lui demande d'autoriser l'application à « accéder en lecture à tous les événements du calendrier stockés sur votre appareil y compris ceux de vos amis ou collègues ». Elle lit aussi que cette autorisation peut permettre aux applications de partager ou d'enregistrer les données du calendrier, y compris les informations confidentielles ou sensibles.

Pascale Mylène Beauregard a préféré ne pas télécharger cette application. Elle se demande quels sont les risques pour sa vie privée.

À la rencontre du développeur

Une équipe de La facture a donc rencontré le développeur de l'application, Alex Proteau, de la firme Apcurium. Il explique qu'il n'a aucun contrôle sur ces avertissements alarmistes. Ces avertissements sont donnés par le système d'opération du téléphone au moment d'accepter le téléchargement d'une application.

L'application développée pour Taxi Diamond accède au calendrier de l'utilisateur dans le but d'y inscrire un événement futur, par exemple, la réservation d'un taxi à destination de l'aéroport dans deux semaines.

L'application doit aussi demander l'accès au calendrier des « amis ou collègues » afin d'y inscrire l'événement dans le cas où l'utilisateur partage son calendrier.

Le problème, c'est que le système d'opération du téléphone ne peut détecter si l'application accède au calendrier pour inscrire un événement ou pour commettre un acte mal intentionné. Voilà pourquoi les avertissements mettent en garde les utilisateurs sur les conséquences possibles lorsqu'on télécharge une application.

Des maliciels (malwares) qui vous espionnent

En 2014, 15 millions de téléphones (0,65 % en circulation) seraient infectés par un maliciel, selon une étude du Kindsight Security Labs. Les maliciels se cachent à l'intérieur d'une application anodine, provenant souvent d'un fournisseur tiers (autre que Google Play ou App Store).

Selon cette étude, Androïd et Windows sont les plates-formes de prédilection des pirates, Apple ne comptant que pour 1 % des appareils infectés.

Les maliciels peuvent aller puiser une quantité importante de données à votre insu :

  • Enregistrer vos frappes
  • Espionner votre trafic
  • Capturer vos mots de passe
  • Prendre le contrôle à distance du téléphone ou de l'ordinateur
Quelques maliciels connus
  1. Coogos: Transfère des données dans un serveur en Chine, à l'insu de son propriétaire.
  2. Uapush: Transfère des données dans un serveur en Chine, affiche de la publicité, envoie des textos, à l'insu du propriétaire.
  3. SMSTracker: Transfère les données concernant les textos, les appels, la géolocalisation et l'historique Internet du propriétaire.
  4. NotCompatible: Transforme l'appareil en intermédiaire, à l'insu de son propriétaire. Des utilisateurs anonymes utilisent la bande passante et les minutes de cellulaire aux frais du propriétaire, qui ne s'en aperçoit que lorsqu'il reçoit sa facture.

Quand Google va jusqu'à intervenir dans votre téléphone

En 2011, Google a détecté une cinquantaine d'applications malveillantes dans sa boutique d'applications.

L'entreprise a retiré les applications de la boutique, mais aussi des 200 000 téléphones dans lesquels ces applications avaient été téléchargées. Google a ensuite envoyé un courriel aux utilisateurs, expliquant pourquoi leur application s'était volatilisée...

Google intervient directement dans votre téléphone qu'en tout dernier recours. L'an dernier, 32 applications contenant le maliciel BadNews ont été retirées de Google Play. Cette fois, deux millions d'utilisateurs avaient téléchargé ces applications infectées.

BadNews s'introduisait dans les téléphones lorsque les utilisateurs cliquaient sur des publicités défilant dans le bas d'une application apparemment anodine. Auparavant, les utilisateurs avaient nonchalamment dit "oui" lorsque l'application infectée leur a demandé d'accéder à leur numéro de téléphone.

Selon Adrian Ludwig, chef de la sécurité chez Google, le pourcentage d'applications potentiellement malicieuses provenant de Google Play ayant causé un réel dommage est de moins de 0,001 %.

Que veulent ces maliciels?

Les maliciels visent vos informations personnelles. Ces données ont de la valeur. Ce que vous faites sur votre téléphone et votre ordinateur intéresse bien du monde. Ces informations servent à en savoir plus sur vous pour élaborer des messages publicitaires ou politiques mieux ciblés. Si le maliciel réussit à subtiliser des informations plus sensibles comme des mots de passe, cela peut mener à des vols d'identité.

Lorsqu'un maliciel pompe l'information sur la navigation, les contacts, les mots-clés volés par les maliciels sont la même information que celle que vous consentez à partager avec Facebook ou Google; la seule différence étant la confiance que vous accordez à celui qui vous les prend.


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L'aventurier Jean-Philippe Auclair, de Québec, est mort au Chili

Le skieur hors-piste Jean-Philippe Auclair, originaire de Québec, aurait été retrouvé sans vie à la suite d'une avalanche survenue lors d'un tournage au Chili, rapporte plusieurs médias chiliens, dont le journal Publimetro. Il était en compagnie d'autres aventuriers originaires de la Suède.

Un autre membre de l'équipe, Andreas Fransson, manque aussi à l'appel à la suite de l'avalanche près du mont San Lorenzo.

Les skieurs étaient arrivés vendredi à Cochrane, dans la région d'Aysen en Patagonie, dans le sud du Chili. Ils marchaient dans la montagne lorsque l'avalanche est survenue, a indiqué la police locale. 

La zone montagneuse est très loin de la ville la plus proche. Par conséquent, les secouristes ont dû survoler le secteur où l'avalanche est survenue. Mardi, deux corps ont finalement été aperçus à plus de 3700 mètres d'altitude.

Il s'agirait des corps de Jean-Philippe Auclair, qui était âgé de 37 ans, et d'Andreas Fransson. La copine de M. Auclair garde toutefois espoir, selon les informations de notre collègue Marc Durand. Un proche de la famille a aussi indiqué que les Chiliens avaient repéré les corps inertes par hélicoptère, mais qu'ils ne pouvaient pas s'y rendre. Une équipe de secouristes argentins doit se rendre sur place mercredi matin, ajoute-t-il.

Les deux autres membres du groupe ont été secourus et ont dit à la police qu'un mur de roches et de neige les avait piégés en tombant de la montagne.

« Un innovateur »

Le skieur et entraîneur Philippe Larose a été l'un des premiers à réagir à la mort de son pair. 

« Jean-Philippe, c'est une légende dans le sport. Il a toujours été innovateur. Il a toujours amené quelque chose de nouveau sur la table. »

Il a dit ne pas comprendre comment un tel accident a pu prendre la vie de son ami. « Un skieur intelligent qui a toujours fait attention. Il a toujours été prudent. », l'a-t-il décrit.

L'Association canadienne de ski acrobatique a aussi réagi au décès de celui qui a agi comme un ambassadeur pour le ski d'ici.

« L'Association est profondément choquée et attristée d'apprendre le décès soudain de JP Auclair. Il était un skieur mythique et sa présence dans le sport nous manquera terriblement. Nos pensées et prières sont avec sa famille et ses amis pendant ce temps difficile », a indiqué son directeur marketing, Jenn Johnson, à La Presse Canadienne.

Jean-Philippe Auclair était l'un des fondateurs de ski Armada. Le président de l'entreprise n'a pu confirmer le décès du skieur, mais il ajouté qu'il était en contact avec les membres de sa famille. 

En avril dernier, Jean-Philippe Auclair avait été nommé l'un des aventuriers de l'année du National Geographic. Ces 15 dernières années, il avait participé à de nombreux films sur le ski, dont All I Can, qui a remporté plusieurs prix de cinéma de montagne.

Grâce à ces productions et à ses exploits sur skis, il avait acquis une notoriété dans le monde du ski.

Un extrait de l'entrevue avec Philippe Larose

Jean-Philippe Auclair a participé à de nombreux tournage avec la compagnie Sherpas Cinema.


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Un premier cas d'Ebola aux États-Unis

Les explications de Michel Rochon

Le Centre américain de contrôle des maladies (CDC) confirme le premier cas diagnostiqué d'infection à virus Ebola aux États-Unis, vraisemblablement le seul enregistré hors d'Afrique.

Le malade, un homme dont on ignore l'âge et l'identité, a voyagé au Liberia. Il se trouve actuellement à l'hôpital presbytérien de Dallas, au Texas, où il a été mis en quarantaine.

En point de presse, le directeur du CDC, Tom Frieden, a précisé que le patient, rentré du Liberia le 20 septembre, a commencé à présenter des symptômes, comme la fièvre, quatre jours plus tard. Il a été admis à l'hôpital dimanche. Des analyses de deux laboratoires ont confirmé mardi qu'il a été infecté par le virus Ebola.

Selon le Dr Frieden, il « n'y a aucun risque » que cette personne ait pu infecter des passagers à bord de l'avion qui l'amenait au Texas, puisqu'il n'avait aucun symptôme à ce moment-là. Le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne. Il ne peut être transmis qu'au contact direct de fluides contaminés, comme le sang ou la salive. Seuls les patients présentant des symptômes sont contagieux, a précisé le directeur du CDC.

Pas de crainte pour la propagation de la maladie

Les autorités comptent maintenant prodiguer les meilleurs soins au patient et tout faire pour éviter d'autres infections. Elles envisagent d'ailleurs la possibilité d'avoir recours à un traitement par un médicament expérimental ou à l'aide de plasma sanguin provenant d'un autre patient ayant guéri de la maladie.

Des actions seront entreprises aussi pour identifier les personnes qui ont été en relation avec le malade et les suivre pendant 21 jours pour surveiller l'apparition éventuelle de symptômes. Si nécessaire, ces personnes seront placées en isolement.

Le directeur du CDC a assuré qu'il n'avait aucun doute quant à la capacité de son pays de contenir le virus. Il a précisé qu'il avait informé le président Obama de la situation.

« Je n'ai aucun doute que nous contrôlerons l'importation de ce cas d'Ebola pour l'empêcher de se propager largement dans le pays. » — Le directeur du CDC, Tom Frieden

Bon à savoir :
  • Une personne qui ne présente pas de symptômes du virus Ebola ne peut pas transmettre la maladie.
  • Contrairement à la grippe, le virus Ebola ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre. Il se transmet par contact direct avec du sang, des sécrétions, ou des liquides biologiques d'une personne infectée, ou avec des objets contaminés.
  • Les premiers symptômes du virus Ebola sont généralement la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires, l'irritation de la gorge, le vomissement et la diarrhée. Ils ressemblent à ceux de certaines maladies tropicales, d'où la nécessité de faire rapidement des analyses de laboratoire, seul moyen de déterminer le type de virus.

Pas de crainte au Canada

L'Agence de santé publique du Canada a diffusé en soirée un communiqué dans lequel elle rappelle que le Canada est bien préparé pour faire face à des cas d'Ebola, et ce, grâce aux systèmes mis en place pour identifier et prévenir la propagation de maladies infectieuses.

L'Agence précise qu'elle travaille en étroite collaboration avec les provinces et le Laboratoire national de microbiologie, de même qu'avec les partenaires étrangers, « pour recueillir et évaluer des renseignements, ainsi qu'à administrer la Loi sur la mise en quarantaine à chaque point d'entrée au Canada ».

La directrice scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec, Cécile Tremblay, a eu les mêmes mots rassurants sur les ondes d'ICI RDI. Elle a affirmé que dès l'éclosion, puis la propagation, du virus en Afrique de l'Ouest, les autorités provinciales ont entrepris de réviser les plans d'urgence et de développer des plans d'intervention.

« On a développé des guides, on a fait de la formation dans tous les hôpitaux du Québec pour qu'ils soient bien en mesure de prendre en charge les cas qui seraient suspects d'avoir la maladie d'Ebola », a-t-elle expliqué.

La Dre Tremblay n'est pas préoccupée outre mesure par l'annonce de ce premier cas aux États-Unis, étant sûre que les autorités américaines « sont tout à fait capables de circonscrire l'événement ».

Dimanche, un médecin américain qui a été en contact avec le virus Ebola en Sierra Leone a été rapatrié et placé en quarantaine dans une clinique des Instituts américains de la santé (NIH), près de Washington. 

Trois autres Américains, deux médecins et une missionnaire aide-soignante, ont également été rapatriés après avoir contracté le virus au Liberia. Ils ont été déclarés guéris, récemment.

Apparue en mars dernier en Guinée, la fièvre hémorragique à virus Ebola s'est propagée depuis à quatre autres pays d'Afrique de l'Ouest, notamment le Liberia et la Sierra Leone. Elle a fait jusqu'ici plus de 3000 morts.


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Des médicaments d’Apotex bannis du marché canadien

Santé Canada interdit l'importation des médicaments d'Apotex, le plus important fabricant de génériques au Canada, provenant de trois de ses usines en Inde, par mesure de précaution.

Le ministère ordonne cette interdiction après que la Food and Drug Administration (FDA), l'Agence américaine de santé, eut émis des doutes quant à la qualité et à l'innocuité des produits fabriqués dans ces trois usines.

Pour le moment, Santé Canada estime qu'il n'est pas nécessaire de les retirer, mais, avant d'être administrés, ils seront soumis à des tests dans un laboratoire indépendant d'assurance de la qualité.

Aucun problème d'innocuité particulier n'a pour l'heure été décelé, précise le ministère, mais l'interdiction d'importation demeurera en vigueur jusqu'à ce qu'il soit convaincu que ces trois usines respectent les bonnes pratiques de fabrication reconnues internationalement

Plus tôt ce mois-ci, une enquête du Toronto Star révélait la FDA avait découvert des problèmes dans le processus de fabrication d'une usine au Canada.

L'agence américaine avait déterminé, selon le journal torontois, que des médicaments non conformes du fabricant Apotex avaient été vendus au Canada.


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La GRC choisit de se distancier d'un manuel contre les djihadistes

La Gendarmerie royale du Canada a choisi de ses distancier d'une brochure réalisée par deux groupes islamiques visant à empêcher de jeunes musulmans de se joindre à des mouvements extrémistes.

L'objectif de ce manuel intitulé Unis contre le terrorisme est de concurrencer les vidéos de recrutement produites par des groupes extrémistes comme l'État islamique. Cette brochure a été publiée par le Conseil national des musulmans canadiens et l'Association des services sociaux islamiques.

La GRC a publié un communiqué, mardi, disant qu'elle ne pouvait pas appuyer, en dernière analyse, « le ton accusateur de certains éléments de la brochure ». Elle a donc enjoint à la GRC au Manitoba de ne pas continuer avec cette initiative.

Le corps policier a reconnu avoir contribué à la section intitulée « Comprendre la radicalisation et le rôle de la GRC dans l'application des lois et de la sécurité nationale » du manuel. Il a toutefois ajouté qu'il n'était pas imputable de toute autre matière contenue dans cette publication.

La GRC n'a pas voulu préciser quel aspect de la brochure l'inquiétait. Toutes les questions à ce sujet doivent être posées aux deux groupes islamiques, a-t-il affirmé.

Lundi, le président de l'Association des services sociaux islamistes, Shahina Siddiqui, avait déclaré que ce manuel était un guide visant à informer les parents des signes pouvant démontrer une radicalisation chez leurs enfants : un soudain comportement antisocial, un intérêt pour les sites Internet de groupes extrémistes et des opinions contre les femmes.


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