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Anonymous défigure le site Internet du Mossad, dans une action revendiquée sur Twitter

Written By Unknown on Sabtu, 02 Agustus 2014 | 14.19

Des membres du collectif de militants d'Anonymous affirment sur Twitter avoir mené une attaque contre le site du Mossad, le service d'espionnage israélien, vendredi soir. Depuis ses débuts, le collectif Anonymous, qui regroupe des militants, des activistes et des pirates informatiques dans le cadre de divers mouvements de protestation en ligne, a traditionnellement eu une position pro-palestinienne.

Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, les comptes Twitter proches de ce collectif disparate de militants ont revendiqué plusieurs coups d'éclat.

Ainsi, vendredi soir, le site du Mossad, la légendaire agence de renseignement israélienne, a été « défiguré », c'est-à-dire qu'il est impossible de s'y connecter pour les internautes. Défigurer un site ne veut pas forcément dire y avoir accès et voler des données non publiques, explique Gabriella Coleman, chercheuse à l'Université McGill et spécialiste d'Anonymous. Mais cela nécessite un certain degré de connaissance technique et d'organisation. Il s'agirait dans ce cas-ci d'une attaque par déni de service, qui consiste souvent à inonder un site Internet de requêtes afin qu'il ne puisse plus fonctionner.

Or, les sites israéliens sont connus pour avoir un niveau de sécurité « extrêmement » élevé. L'opération de vendredi montre que les participants avaient bien planifié leur action. « Ils ont réussi dans ce cas-ci, là où ils avaient échoué avant », dit Mme Coleman.

Ainsi, lors du précédent conflit entre Israël et le Hamas en 2012, des membres d'Anonymous avaient tenté d'attaquer une série de sites israéliens lors d'une opération d'envergure, avec un succès plus que mitigé, se souvient la chercheuse de l'Université McGill.

Anonymous s'est réveillé

Mme Coleman souligne que cela faisait plusieurs mois que les membres d'Anonymous n'avaient pas été capables de mener des opérations d'envergure similaires à celle contre Israël. « Il y avait comme un petit ralentissement », dit-elle, en entrevue téléphonique avec Radio-Canada

Les sympathisants d'Anonymous transmettent leur message sur Twitter en utilisant le mot-clic « #OpSaveGaza ». Le groupe dit avoir attaqué plusieurs milliers de sites israéliens, privés et gouvernementaux dans le cadre de cette « opération ». Souvent, l'opération consiste seulement à rendre un site inaccessible pour quelques heures, avec une attaque par déni de service. Parfois, l'attaque peut aller plus loin - des pirates peuvent s'emparer de données confidentielles d'une organisation.

Un groupe de pirates informatiques se faisant appeler « Israeli Elite Force » fait la même chose, avec les sites de liés au Hamas ou à l'Autorité palestinienne.


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Régimes de retraite: pas de dissension chez les maires, dit Coderre

Les « dissensions au sein du monde municipal sont des balivernes », affirme le maire de Montréal, Denis Coderre, selon qui les maires des municipalités du Québec sont plutôt d'accord avec le projet de loi 3 sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux.

Le quotidien La Presse rapportait pourtant vendredi que les maires de Lévis, Gatineau, Trois-Rivières, Laval, Terrebonne et Longueuil se joignaient aux syndicats pour dénoncer le projet de loi 3, jugeant que celui-ci préconise une approche uniforme sans tenir compte des réalités propres à chacune des villes.

Ces informations ne correspondent pas à la réalité, selon Denis Coderre. « Le milieu municipal se tient. (...) Les gens expriment leur spécificité, on n'a jamais dit que c'était mur à mur... Je fais partie de l'UMQ, qu'on n'essaie pas de dire des choses », a-t-il prévenu.

Vendredi, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ont tous deux assuré qu'ils supportaient le projet de loi 3, à l'instar des maires de Montréal et Québec, qui sont d'ardents défenseurs du texte de loi déposé par le gouvernement Couillard.

Gilles Lehouillier s'est dit étonné d'être associé au groupe des six cité par La Presse.

« J'ai appris en même temps que vous que je faisais partie des six maires, ce qui est complètement faux. » — Gilles Lehoulier, maire de Lévis

Le maire de Lévis dit soutenir la position en cinq points défendue par l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Il affirme que cette dernière fait d'ailleurs consensus parmi les membres de l'Union.

De son côté, la mairesse St-Hilaire soutient le projet de loi, mais veut y apporter des modifications.

« J'ai toujours dit que je souhaitais avoir un projet de loi pour régler le problème des régimes de retraite, et je maintiens cette ligne-là. Par contre, on va déposer un mémoire à la fin août à l'Assemblée nationale pour suggérer quelques modifications », a-t-elle précisé.

« Je souhaiterais avoir une capacité de négocier, un peu plus de souplesse dans le projet de loi. » — Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil

Caroline St-Hilaire rappelle que les employés de la Ville de Longueuil disposent de huit régimes de retraite différents et qu'il est impossible qu'un projet de loi corresponde à chacun de ces régimes.

Le maire de Trois-Rivières isolé

Pour sa part, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a remis en question jeudi la pertinence du projet de loi 3.

Selon lui, sa ville n'en a pas besoin, puisque les régimes de retraite à Trois-Rivières n'ont que de très petits déficits, contrairement à ceux de Montréal ou de Québec.

Ce qui fait dire à la présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, que toute la controverse sur la « dissidence » entre élus découle d'une divergence de points de vue entre le maire de Trois-Rivières, et celui de Québec, Régis Labeaume.

« Je pense qu'il peut se dire bien des choses, et là, c'est vraiment entre deux individus qui s'interpellent, a-t-elle expliqué lors d'une entrevue à l'émission 24/60. Il y a beaucoup de passion, et quand il y a de la passion, il y a de l'enthousiasme, ça peut amener à certains débordements ».

Mme Roy soutient le projet de loi. « C'est le dossier de 108 municipalités qui doivent vivre avec un régime de retraite à prestations déterminées, avec des coûts qui explosent, et surtout avec près de quatre milliards de déficits accumulés », a-t-elle exposé, précisant toutefois qu'elle ne désirait pas partir en « guerre » contre les syndicats.

Les syndiqués municipaux s'invitent aux Jeux du Québec

Par ailleurs, la Coalition syndicale pour la libre négociation, qui regroupe plus de 65 000 employés municipaux, s'est invitée à la cérémonie d'ouverture des Jeux du Québec à Longueuil pour signifier son opposition au projet de loi 3.

Toutefois, tout se déroulait dans le calme, vendredi soir, les syndiqués ayant promis de ne pas perturber la cérémonie.

Les représentants syndicaux ont justifié leur présence en soutenant que le débat englobe toute la population québécoise.

« C'est n'est pas le débat des plus vieux, a soutenu Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation. C'est le débat de tout le monde. On a une responsabilité de s'assurer qu'il reste quelque chose, [qu'il y ait] des régimes de retraite pour les plus jeunes aussi. Les employés municipaux qu'on représente, ce sont des familles, qui ont des enfants, et cette lutte est provinciale. On aimerait ça voir le gouvernement faire le débat. »

Présence critiquée

Le président du comité organisateur de la finale des Jeux du Québec, Martin Fortier, s'est dit déçu de cette présence syndicale auprès des jeunes athlètes.

« Ce sont des enfants, alors venir manifester devant des enfants de 13 ans pour leur parler que leur gouvernement veut toucher à leur régime de pension, je pense que ce n'est pas vraiment l'occasion. » — Martin Fortier, président du comité organisateur de la finale des Jeux du Québec

La mairesse de Longueuil partage cette opinion.

« La plupart des gens qui vont assister à la cérémonie ce soir n'ont même pas ce genre de régime de retraite. Ce n'est pas en venant manifester auprès de jeunes athlètes, d'enfants mineurs, qu'ils vont gagner. Ils ne feront pas de gain », a-t-elle prévenu.

Le maire Coderre a aussi dénoncé la stratégie des syndiqués. « Laissez les jeunes s'amuser. N'allez pas gâcher la fête, ce n'est pas la place », a-t-il lancé.

Le projet de loi 3, déposé en juin, pose des balises pour les discussions à venir sur le partage des coûts et des déficits des régimes de retraite des employés municipaux. Il fera l'objet d'une commission parlementaire ce mois-ci.


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Musique - Osheaga: OutKast et Skrillex lancent les festivités

Le duo hip-hop OutKast et le DJ Skrillex ont conclu vendredi soir la première journée de ce neuvième festival Osheaga, sur l'île Sainte-Hélène à Montréal.

Sans doute le groupe le plus attendu cette année, OutKast, de retour sur scène après une pause de huit années, n'a pas manqué ses retrouvailles avec le public montréalais.

André 3000, vêtu d'une combinaison sur laquelle on pouvait lire « Life is short, take more baths » (La vie est courte, prenez plus de bains), et Big Boi, étaient accompagnés pour l'occasion de plusieurs musiciens et d'une choriste.

Ces pionniers du hip hop américain à la façon sudiste n'ont pas déçu leurs admirateurs, offrant plusieurs de leurs succès, dont Ms. Jackson.

Le temps clément a également contribué au succès de cette première journée au parc Jean-Drapeau.

Skrillex pour mettre la table

Le DJ et compositeur américain Skrillex (Sonny Moore) n'a certes pas l'habitude de monter sur scène avant le coucher du soleil. Le jeune prodige de la musique électro américaine a enchaîné les rythmes pendant plus d'une heure et trente minutes, invitant le public à participer, notamment lors de la finale du spectacle, qui a été fort réussie. Ce fût un autre exemple de la diversité qui fait la renommée d'Osheaga.

Plus tôt dans la journée, les amateurs de rock appuyé ont été servis par la prestation de Manchester Orchestra. Avec ses deux batteries et son rock lourd et dense, le groupe d'Atlanta a réussi cette entrée en matière sur une des scènes principales du festival.

The Beaches

À l'autre extrémité du site, le quatuor féminin The Beaches, originaire de Toronto, a rassemblé une foule importante devant la scène de la Vallée avec son rock sans prétention, qui rappelle par moments Weezer. Cette scène, la plus intime du site, est d'ailleurs l'une des nouveautés cette année à Osheaga.

Old Crow Medecine Show

Il y a eu peu de musique folk en cette première journée. Old Crow Medecine Show faisait donc figure d'exception. Country, blue grass, Americana; le groupe de la Virginie a enflammé une des scènes principales. L'énergie contagieuse du septuor, souvent comparé aux Britanniques Mumford and Sons, a visiblement conquis le public.

Sam Roberts Band

Le Montréalais a encore une fois démontré pourquoi il est une des valeurs sûres du rock canadien. Malgré quelques problèmes de son à son entrée, il a offert une prestation solide, après l'excellent concert du groupe américain Awolnation.

Alex Nevsky

Unique représentant de la francophonie en cette première journée, Alex Nevsky s'est efforcé de rallier la petite foule présente, invitant notamment les couples à danser. Il a d'ailleurs fait rigoler les spectateurs en lançant au public : « C'est pas skrillex [DJ] qui va vous demander de faire ça ».

Foster the people

Le groupe pop de Los Angeles a lancé la soirée avec sa pop entraînante et accrocheuse, proche cousine de celle de Vampire Weekend. Favori des radios commerciales depuis la parution de Torches en 2011, Foster the People a démontré son savoir-faire. Avec l'omniprésence des percussions et des synthétiseurs, Foster the People a enchanté les milliers de festivaliers.

L'événement, qui en est à sa neuvième édition, a attiré l'an passé plus de 100 000 spectateurs en trois jours. 

Le festival Osheaga se poursuit jusqu'à dimanche sur l'île Sainte-Hélène. Jack White, Arctic Monkeys, Lorde et The Replacements sont au nombre des artistes qui se produiront ce weekend.

Un texte de Félix-Antoine Viens


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Soldat israélien enlevé:Rafah ciblée par des raids

À Rafah, dans la bande de Gaza, plus de 35 Palestiniens ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'une série de raids de l'aviation israélienne, qui recherche un soldat israélien supposément enlevé à cet endroit lors d'affrontements avec le Hamas vendredi.

Au moins 107 Palestiniens ont été tués à Rafah depuis vendredi. Des soldats israéliens sont entrés profondément dans le sud de Gaza, dans le but de trouver Hadar Goldin, un sous-lieutenant de 23 ans. 

Quinze des victimes, dont cinq enfants, faisaient partie de la même famille dont la maison a été détruite, a précisé le chef des services de secours Ashraf Qodra. Trois autres Palestiniens ont été tués à la suite de tirs de chars à Khan Younès et cinq Palestiniens ont été tués dans la ville de Gaza.

L'aviation israélienne a également bombardé un des bâtiments de l'université islamique de la ville de Gaza.

Samedi matin, le système israélien de défense anti-missiles a intercepté deux roquettes tirées sur Tel-Aviv et une autre sur la ville de Beer-Sheva. La branche militaire du Hamas a confirmé avoir tiré trois roquettes vers Tel-Aviv.

Une réunion extraordinaire a été convoquée samedi par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avertit les factions palestiniennes qu'elles subiraient « les conséquences de leurs actes ». La branche armée du Hamas a déclaré qu'elle ignorait où se trouve le soldat.

Négociations difficiles à venir

Ce regain de violence se produit après l'échec d'un cessez-le-feu de 72 heuresentre Israël et le Hamas. Malgré tout, Le Caire espère pouvoir lancer les pourparlers dimanche. 

John Kerry a demandé vendredi que la communauté internationale « redouble d'efforts pour que disparaissent les tunnels (entre Gaza et Israël) et que cessent les attaques de roquettes des terroristes du Hamas contre le territoire israélien, les souffrances et la mort de civils. » Il a d'ailleurs demandé l'aide de la Turquie et du Qatar pour aider à retrouver le militaire. 

Pour sa part, Barack Obama a appelé à la libération sans condition du soldat israélien. Cet enlèvement rendra le rétablissement d'une trêve « très difficile », selon le président américain. Ban Ki-moon a également condamné la violation de la trêve et a plaidé pour la libération du soldat.

Vendredi, à Washington, la Chambre des représentants a approuvé le déblocage de 225 millions de dollars en urgence pour financer le système Dôme de fer d'Israël.

Depuis le début de l'opération « Bordure protectrice, le 8 juillet dernier, 1640 Palestiniens ont été tués et 7000 blessés. De plus, soixante-trois militaires israéliens ont été tués et plus de 400 blessés.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.


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Lac-Mégantic:polémique autour du passage en sol américain de la locomotive

Le procès du conducteur du train ayant déraillé à Lac-Mégantic pourrait connaître des ratés après que la locomotive au coeur de ce drame se soit discrètement retrouvée aux États-Unis pour y être vendue aux enchères.

L'avocat de Tom Harding, Thomas Walsh, s'est dit préoccupé de constater que la locomotive, qui représente certainement une pièce importante du puzzle auquel les enquêteurs ont dû s'attaquer, ait pu échapper aux autorités canadiennes au moment où les procédures judiciaires n'en sont qu'à leurs premiers balbutiements.

Me Walsh a ajouté qu'il se demande entre combien de mains - et lesquelles - la locomotive MMA 5017 a pu passer alors qu'elle était en direction du Maine où elle a quasiment été vendue lors d'un encan.

En entrevue à La Presse Canadienne, il a précisé que si l'état du train devient un élément central de la théorie de la Couronne, un problème majeur pourrait survenir dans le cadre d'un éventuel procès.

Thomas Walsh a soutenu qu'autant la défense que la Couronne ont tout avantage à s'assurer qu'il y a eu une conservation adéquate de la preuve et il a mentionné que si jamais ça n'a pas été le cas, les indices pourraient, pour ainsi dire, ne plus avoir de valeur. Il a indiqué que de nombreux procès ont avorté pour de telles raisons.

L'avocat a émis ces commentaires après avoir été informé par La Presse Canadienne que la locomotive avait été entreposée dans des installations qui appartenaient jusqu'à tout récemment à la Montreal, Maine and Atlantic (MMA), la compagnie directement mêlée au drame de l'été dernier.

La Presse Canadienne a également appris que la locomotive endommagée, qui a joué un rôle de premier plan dans les événements ayant mené au déraillement, a été transportée dans le Maine par des membres du personnel de la MMA.

La société ferroviaire elle-même et trois de ses travailleurs, incluant Tom Harding, font face à 47 chefs d'accusation de négligence criminelle ayant causé la mort, un pour chacune des victimes du déraillement qui a défiguré une partie de Lac-Mégantic. S'ils sont reconnus coupables, les employés pourraient écoper des peines de prison à perpétuité.

Me Walsh a lancé que ce qui s'est passé équivalait « à remettre le fusil à un présumé meurtrier », ce qui est, à son avis, pour le moins « inhabituel ».

La locomotive, presque vendue aux enchères

Un récent reportage de La Presse Canadienne révélait que la locomotive MMA 5017 est entreposée à Milo, au Maine, où elle devait être vendue aux enchères mardi prochain.

À la suite de sa publication, la Sûreté du Québec (SQ) s'est soudainement tournée vers un créancier de la MMA pour réclamer que la locomotive ne puisse être vendue avant la fin des procédures judiciaires liées au déraillement. Le créancier, la Bangor Savings Bank, a accepté de se plier à la requête de la SQ et a retiré la locomotive des lots offerts à l'encan. Toutefois, les raisons pour lesquelles la locomotive a été transportée dans le Maine demeurent nébuleuses.

Une porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a fait savoir que personne n'était disponible pour émettre des commentaires à ce sujet.

Jacqueline Roy a également précisé qu'aucun intervenant n'était disponible pour expliquer comment le BST avait pu s'assurer qu'aucun indice n'avait été compromis, ni pourquoi la locomotive a presque été vendue aux enchères.

Dans un courriel, elle déclaré que ce sont des employés de la MMA qui ont déplacé la locomotive dans le Maine, où elle y est maintenue pour le compte du BST.

Jacqueline Roy a noté que le sort de la locomotive n'évoluera pas tant et aussi longtemps que le Bureau de la sécurité des transports du Canada n'aura pas remis son rapport final. Mme Roy a rappelé que son organisation a déjà longuement examiné la locomotive l'an dernier, entre juillet et décembre.

De son côté, une porte-parole de la Sûreté du Québec a dit qu'elle n'était pas en mesure d'expliquer, pour l'instant, comment la locomotive a pu se retrouver en sol américain. Aurélie Guindon a fait valoir que l'enquête sur la tragédie relevait de la responsabilité de la SQ, mais que plusieurs autres organisations y ont été mêlées, y compris le BST.

Mme Guindon a souligné que le travail policier est désormais terminé dans le dossier et que des accusations criminelles ont été portées.

La locomotive MMA 5017 a joué un rôle-clé dans le drame ferroviaire du 6 juillet 2013 au cours duquel des wagons chargés de pétrole brut ont explosé en plein coeur de Lac-Mégantic.
Thomas Walsh est donc d'avis que les autorités auraient dû la saisir et s'assurer de garder un contrôle constant sur elle.

Il a lancé que les éventuels jurés voudront savoir si la locomotive sur laquelle ils posent leur regard est dans un état comparable à celui dans lequel elle se trouvait immédiatement après l'accident.

Il a déclaré qu'il était « vraiment surpris de constater qu'elle n'avait pas été entreposée de façon sécuritaire » en prévision d'un possible procès.


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Un soldat russe publie des égoportraits compromettants

Written By Unknown on Jumat, 01 Agustus 2014 | 14.19

Un soldat russe a-t-il, dans une série d'autoportraits publiés sur son compte Instagram, démontré que la Russie aide les séparatistes prorusses, ce que Moscou a toujours démenti?

Dans les dernières semaines, un spécialiste des communications de l'armée russe, Alexander Sotkin, 24 ans, a publié plusieurs photos de lui sur le réseau social, révèle le site web américain Buzzfeed. Ces autoportraits sont géolocalisés pour la plupart en Russie, mais aussi dans l'est de l'Ukraine.

Dans une photo publiée dimanche, il semble être affecté au contrôle de lance-missiles Buk, du même genre que ceux qui ont sans doute servi à abattre le vol MH17 de la compagnie Malaysia Airlines, faisant 298 morts le 17 juillet dernier.

« Je suis assis, je travaille sur un buk, j'écoute de la musique, c'est un bon dimanche », écrit-il.

Les services de renseignements américains croient que les séparatistes sont à l'origine du tir et qu'ils se sont procuré ces missiles Buk auprès de l'armée russe.

Le mot russe « buk » peut toutefois faire allusion tant aux missiles du même nom qu'à un ordinateur portable, ont souligné plusieurs internautes. Le soldat a par ailleurs utilisé le symbole d'un ordinateur pour accompagner son texte.

Pris en flagrant délit

Le 30 juin et le 5 juillet, le soldat Sotkin a également publié des photos depuis deux villages différents de l'est de l'Ukraine, région qui est sous le contrôle des rebelles prorusses.

Les déplacements du soldat Sotkin ont pu être suivis grâce à la géolocalisation d'Instagram, un outil très précis qui permet de placer les photos qui ont été publiées sur une carte géographique.

Plus tôt cette semaine, la Russie a dénoncé les récentes sanctions américaines et européennes édictées contre elle après la destruction en vol du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. 

Mardi, Washington a encore une fois accusé Moscou de continuer d'acheminer des armes, de l'argent et des hommes du côté ukrainien de la frontière. « Il y a des preuves évidentes à cela », avait déclaré le secrétaire d'État américain, John Kerry.


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Trudeau et marijuana: les conservateurs ratent-ils la cible?

Nouvelle stratégie des conservateurs de Stephen Harper : envoyer à leurs électeurs des dépliants qui prétendent que « l'agenda libéral, c'est de vendre du pot dans les dépanneurs ».

La fin de semaine dernière, les éditorialistes du New York Times appelaient le gouvernement américain à mettre fin à son interdiction de la marijuana et à laisser les États en réglementer la vente et l'usage. Deux États américains, le Colorado et Washington, ont déjà légalisé le cannabis.

Et le LA Times écrivait en début de semaine que la croissance rapide, dans l'opinion publique américaine, de l'appui à la légalisation de la marijuana se compare à la diminution de l'opposition au mariage gai.

Pendant ce temps, au Canada, pour une deuxième fois en deux mois, une organisation de circonscription conservatrice, cette fois dans Vaughan, en Ontario, distribue des dépliants qui accusent le chef libéral Justin Trudeau de vouloir que la marijuana soit vendue dans les dépanneurs, la rendant ainsi accessible aux jeunes Canadiens.

C'est le ministre des Anciens Combattants et ancien chef de police de Toronto, Julian Fantino, qui est député de Vaughan.

L'affirmation contenue dans le dépliant, qui avait aussi été distribué dans Scarborough-Agincourt pendant les élections complémentaires en juin, ne reflète pas la position de Justin Trudeau, ni celle de son parti.

Mais cela n'arrête pas les conservateurs, qui ont décidé de critiquer la position du chef libéral en faveur de la légalisation de la marijuana dans des campagnes radio, télé et écrites. Ils y voient la possibilité de souligner à quel point les libéraux manquent de jugement, et leur chef encore plus que les autres.

L'évolution de l'opinion publique

Ces tactiques ont eu quelques échos positifs dans des communautés d'immigration récente, en Colombie-Britannique entre autres, où les questions de lois et d'ordre sont importantes, et où la perception dominante est que les drogues illégales doivent demeurer illégales.

Dans l'opinion publique en général, cependant, on peut se demander si les Canadiens ne suivent pas la tendance qui se dégage aux États-Unis.

En 2013, une étude du Lethbridge College, en Alberta, montrait pour la première fois qu'une majorité de répondants appuyaient une décriminalisation du cannabis pour usage récréatif. L'appui a crû de 10 points en deux ans dans la province albertaine.

Et puis voici qu'un sondage Ipsos Reid réalisé pour le ministère de la Justice au début de 2014 et rendu public à la dernière date possible selon la loi, le 30 juillet, révèle que la marijuana (et la prostitution) n'est pas un enjeu qui se classe très haut dans les préoccupations des Canadiens.

Réalisé auprès de 3000 répondants, le sondage indique que la légalisation de la marijuana - et de la prostitution - arrive au 22e rang des enjeux qui préoccupent les gens, à 0,6 %. L'économie est numéro un à 28,4 %, puis suivent la santé à 9,5 % et l'environnement à 7,6 %.

Si on leur donne le choix d'une deuxième priorité, les mêmes préoccupations continuent d'occuper le haut de la liste, et celle de la marijuana/prostitution descend au 30e rang.

Le sondage révèle également que 37 % des répondants croient que la marijuana devrait être légale et 33 % estiment que la possession de petites quantités devrait être décriminalisée.

La bonne stratégie?

Les conservateurs choisissent-ils mal leur stratégie en continuant de s'en prendre à Justin Trudeau et à la légalisation du cannabis? Une des choses que le sondage Ipsos-Reid révèle, en montrant le peu d'importance que les Canadiens accordent à la question de la marijuana, c'est qu'elle ne sera pas déterminante aux prochaines élections.

En continuant d'être le parti qui s'oppose au cannabis, le PCC ne tombe-t-il pas dans le panneau du PLC, qui réussit à accentuer le contraste entre Justin Trudeau et Stephen Harper et à caser M. Trudeau dans le camp de la modernité, de la franchise et de l'ouverture d'esprit?

Bien sûr, les libéraux doivent aussi bien lire les sondages (c'est l'économie et l'emploi qui préoccupent les Canadiens), et ne pas se laisser dépeindre comme le parti d'un seul enjeu. Le retour des députés aux Communes en septembre sera révélateur.

Il y a aussi, à la fin août, le congrès annuel des chefs de police à Victoria. L'an dernier, ils demandaient d'avoir le pouvoir de donner un simple constat d'infraction lorsqu'une personne est arrêtée en possession d'une petite quantité de marijuana, histoire de désengorger le système.

Les conservateurs n'ont pas répondu. Les ministres Peter Mackay ou Stephen Blaney trouveront-ils le chemin de Victoria?


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Un vaccin contre l'Ebola bientôt testé sur des humains

Le reportage de Mylène Crête

Après neuf ans d'efforts, des chercheurs canadiens du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg se rapprochent d'un vaccin qui pourrait contenir l'épidémie d'Ebola.

« On est passé des tests in vitro aux tests sur les souris, après ça chez les cochons d'Inde et après ça chez les singes », explique le Dr Gary Kobinger. 

Les derniers tests semblent si prometteurs que le laboratoire se prépare à lancer une première phase d'essais cliniques sur des humains. Et avec l'épidémie qui sévit en Afrique de l'Ouest, ces essais seront devancés de six mois, pour commencer en janvier.

D'autres laboratoires feront de même.

Aux États-Unis, le National Institutes of Health commencera aussi ses essais cliniques en septembre. Il espère savoir si le vaccin est sécuritaire durant le premier trimestre de 2015.

Des cobayes humains?

Certains acteurs de la lutte contre le virus suggèrent d'utiliser ces doses de vaccins destinés aux essais cliniques pour tenter de guérir les malades, même si on ne connaît pas encore tous ses effets.

Une solution de dernier recours qui soulève de nombreuses questions éthiques.

« Est-ce que l'impact des conséquences possibles du virus est plus élevé ou plus faible que le taux de mortalité possible du virus ? Au bout du compte, ça, ce sont des questions que l'on doit poser aux gens qui sont eux-mêmes concernés », répond le directeur de l'Observatoire canadien sur les crises et l'aide humanitaire, François Audet.

Malgré le taux de mortalité élevé du virus, certains chercheurs estiment que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Sans compter qu'une méfiance envers les travailleurs qui luttent contre l'épidémie risquerait de s'installer.

L'une des solutions qui restent consiste à tester les personnes qui sont entrées en contact avec des malades et briser la chaîne de transmission de la maladie en les isolant.

L'épidémie, qui cette fois est plus difficile à contenir, pourrait au moins inciter les compagnies pharmaceutiques à financer le développement d'un vaccin, ce qui les a jusque-là peu intéressé, prétendent les chercheurs.

Avec les informations de Mylène Crête


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Une tornade observée dans la région de Québec

Une tornade de force EF1 a causé des dommages à au moins une résidence à Pont-Rouge jeudi après-midi confirme Environnement Canada.

Vers 16h30, la tornade avec des vents allant jusqu'à 150 km/h a été aperçue dans la région. Le toit d'une résidence a été arraché et le cabanon a été déplacé.

Plusieurs arbres ont également été déracinés au passage de la tornade.

Les résidents dans Portneuf ont également vu des grêlons de 2,5 à 3 centimètres de largeur. Personne n'a été blessé.

Plusieurs milliers d'abonnés surtout à Saint-Raymond ont d'ailleurs manqué d'électricité pendant plusieurs heures après l'orage. Hydro-Québec prévoyait avoir rétabli le service pour tous les abonnés de la région autour de minuit.

Portneuf n'est pas la seule région à avoir été affectée par les orages et les vents violents.

En Mauricie, plusieurs microrafales ont été observées en après-midi rapporte Environnement Canada.


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Début du cessez-le-feu de 72heures à Gaza

Raymond Saint-Pierre parle du cessez-le-feu et des tunnels utilisés par le Hamas.

La trêve que le Hamas et le gouvernement israélien ont accepté d'observer pendant 72 heures dans la bande de Gaza vient de débuter.

Le cessez-le-feu, annoncé hier par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le secrétaire d'État américain, John Kerry, est entré en vigueur à 8 h, heure locale (1h HE).

Dans un communiqué commun, MM. Kerry et Ban ont précisé que les « forces sur le terrain resteront en place » pendant la trêve, ce qui écarte donc le retrait de l'armée israélienne de Gaza.

Le communiqué affirme que le cessez-le-feu est nécessaire pour permettre aux civils d'avoir un peu de répit. Durant cette période, les civils de la bande de Gaza recevront de l'aide humanitaire et pourront enterrer les morts, prendre soin des blessés et faire des provisions de nourriture. La période de trêve permettra aussi de réparer les conduites d'eau et les infrastructures endommagées par les affrontements.

« Ce cessez-le-feu est très important pour donner aux civils innocents un répit dont ils ont bien besoin face à la violence. » — Le secrétaire d'État américain John Kerry, de passage à New Delhi, en Inde

Un porte-parole du Hamas a déclaré que le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle l'enclave de Gaza, et tous les groupes palestiniens s'engageaient à respecter cette trêve de trois jours.

Un responsable israélien a également confirmé le cessez-le-feu quelques heures plus tard.

De plus, des délégués israélien et palestiniens vont se rendre immédiatement au Caire pour négocier une trêve durable. La délégation palestinienne sera menée à la fois par des responsables de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du bureau politique du Hamas. Les pourparlers pourraient débuter aussi tôt que vendredi, selon l'émissaire américain au Proche-Orient, Frank Lowenstein, qui se rendra lui aussi au Caire pour participer aux négociations.

Une trêve nécessaire

Le Conseil de sécurité avait appelé plus tôt jeudi à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions » et a préconisé des « pauses humanitaires » pour venir en aide à la population de Gaza qui, selon le chef de l'UNRWA, Pierre Krähenbühl, est « au bord du gouffre ».

M. Krähenbühl a expliqué aux membres du Conseil de sécurité que les conditions de vie dans les refuges surpeuplés de l'ONU « sont de plus en plus précaires », avec une situation sanitaire déplorable et des risques de maladies.

Depuis le début de l'opération « Bordure protectrice » le 8 juillet, 1427 Palestiniens au moins, pour la plupart des civils, ont été tués dans les pilonnages et les combats, selon des médecins gazaouis. Dans le même temps, Israël a perdu 56 soldats, et trois civils sont morts en territoire israélien dans les tirs de roquettes ou d'obus de mortier palestiniens.


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