Diberdayakan oleh Blogger.

Popular Posts Today

Une centaine d'arrestations lors de la manifestation de la CLAC à Montréal

Written By Unknown on Jumat, 02 Mei 2014 | 14.19

Les explications de Karine Bastien

La manifestation du groupe de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) n'aura pas fait long feu. Après seulement quelques minutes, les manifestants ont été encerclés et près d'une centaine d'entre eux ont été interpellés. Quelques manifestants qui avaient pu continuer leur marche en direction du Palais des congrès ont été à leur tour interpellés.

La manifestation de la CLAC, déclarée illégale d'entrée de jeu par la police, a commencé à 18 h au parc des Faubourgs, à l'angle des rues Ontario et De Lorimier.

Après seulement quelques minutes et à quelques mètres de leur point de départ, les manifestants ont été bloqués par les policiers sur la rue Ontario, entre Papineau et Goulet. 

Une centaine d'entre eux ont alors été interpellés; ils recevront une contravention en vertu du règlement municipal P-6 et seront ensuite relâchés.

Le SPVM a aussi procédé à une dizaine d'arrestations, cette fois, en vertu du Code criminel pour méfaits et entraves.

Les manifestants ont ensuite adapté leur stratégie et se sont dispersés en petits groupes, donnant du fil à retordre aux policiers. Vers 20 h, un groupe de manifestants s'est dirigé vers le Palais des congrès où ils ont été pris en souricière par les policiers. 

« Ce n'est pas la première fois qu'ils nous font ça. Ils utilisent les médias sociaux pour se donner des points de ralliement, et il se formait des groupuscules comme ça. Ça a fait en sorte qu'on a fait cinq arrestations de groupuscules au lieu d'une », a dit le lieutenant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.

Trois manifestants dans la jeune vingtaine ont été transportés à l'hôpital par Urgences-Santé pour des blessures mineures, a indiqué le porte-parole des ambulanciers, Stéphane Smith. Un homme a notamment été traité pour une coupure à l'arcade sourcilière.

La CLAC n'avait pas voulu divulguer son itinéraire au SPVM, mais avait révélé, il y a deux jours, que la marche se terminerait à la place Ville-Marie. Le groupe estime que cette divulgation publique de son parcours aurait dû suffire au SPVM.

En fait, le groupe avait identifié des points de ralliement à travers le centre-ville de Montréal au cas où la manifestation devait être dispersée dès le début.

Les manifestants avaient aussi prévu actionner une sirène dans l'éventualité d'une opération d'encerclement, mais n'ont jamais eu la chance de la mettre en marche.

La coporte-parole de la CLAC, Catherine Tremblay, a dénoncé la stratégie de « répression » du SPVM. « Ce que le règlement P-6 fait actuellement, dans la pratique, c'est mettre fin au droit de manifester. Donc oui, on essaie de déployer des stratégies pour permettre aux gens d'exprimer leurs opinions politiques et de prendre la rue. »

L'an dernier, près de 450 personnes avaient été arrêtées lors de la manifestation du 1er mai. 

Manifestation des syndicats

Une seconde manifestation, organisée par les syndicats en cette Journée internationale des travailleurs, s'est quant à elle déroulée dans le calme.

L'itinéraire de cette manifestation avait été remis au préalable au SPVM. La CSN, la FTQ et la CSQ avaient appelé leurs membres à se mobiliser en ce 1er mai afin de manifester contre les politiques d'austérité annoncées par le nouveau gouvernement de Philippe Couillard. Le rassemblement a commencé devant le bureau du premier ministre, à l'angle des rues McGill College et Sherbrooke Ouest, au centre-ville de Montréal.

« On dénonce les programmes d'austérité dans un pays où l'on a aucune raison d'en avoir. Dans un pays où il y a 155 milliards qui partent chaque année vers les paradis fiscaux, quand on vient me dire qu'on a plus les moyens, on rêve! » — Caroline Proulx-Trottier, vice-présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Ouest de Montréal.

Alexa Conradi, la présidente de la Fédération des femmes du Québec, a souhaité profiter de la manifestation pour dénoncer les programmes d'austérité que comptent mettre en place les différents paliers de gouvernement.

« On a pu voir avec les banques, avec les entreprises minières qu'il y a de l'argent qui se fait là, on pourrait venir nourrir les programmes sociaux » — Alexa Conradi, la présidente de la Fédération des femmes du Québec

Le groupe Les Amis de Radio-Canada avait aussi appelé ses militants à se joindre à la manifestation pour protester contre les compressions budgétaires infligées au diffuseur public par le gouvernement fédéral. Depuis 2008, la CLAC refuse de se joindre à la manifestation organisée par le mouvement syndical, qu'il juge trop peu revendicateur.

De nombreuses manifestations

À Québec, une centaine de personnes ont répondu à l'appel de la Coalition pour la justice sociale pour dénoncer les mesures d'austérité qu'entend adopter le nouveau gouvernement de Philippe Couillard. Les manifestants sont partis de place D'Youville pour se diriger vers l'Assemblée nationale. Les travailleurs et les militants ainsi réunis ont scandé des slogans tels que : « Pour nous l'austérité, pour eux les gros partys! » et « Toujours plus de profits pour les amis du parti! ».

La présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN, Ann Gingras, dit craindre les compressions budgétaires qui seront imposées au cours des prochains mois. « Ce n'est pas vrai qu'on va accepter ce discours-là (...) Ces politiques viennent appauvrir le monde. »

Ailleurs au Québec, des manifestations semblables ont eu lieu à Longueuil, à Sherbrooke, à Gatineau et au Saguenay. « On voit de plus en plus les gouvernements changer les lois, les patrons se servir de ces lois à outrance et judiciariser les conflits. Ça ne peut pas durer », a dit un manifestant au Saguenay.

Des manifestations sont organisées partout dans le monde pour souligner la Journée internationale des travailleurs. La journée est fériée dans plusieurs pays, alors qu'au Canada et aux États-Unis, la fête du Travail est soulignée en septembre.


14.19 | 0 komentar | Read More

Charte des valeurs : lesQuébécois avant les juristes, dit le PQ

Les explications de Sébastien Bovet

Même s'il n'a pas demandé d'avis juridiques formels, le Parti québécois assure que le projet de charte des valeurs reposait sur des assises juridiques solides et a été examiné par d'éminents juristes avant son dépôt.

Mercredi, la nouvelle ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait révélé que son ministère n'a jamais été sollicité par le gouvernement de Pauline Marois pour rendre un avis juridique formel sur la constitutionnalité du projet de loi 60. Rien n'a été trouvé à ce sujet par la sous-ministre adjointe.

Jeudi, la porte-parole de l'opposition en matière de charte de la laïcité, Agnès Maltais, a expliqué que la charte était d'abord « un choix de société » qui devait être évalué par les Québécois et leurs élus. Une fois le projet approuvé par les Québécois au terme de la commission parlementaire, les juristes auraient mis la main à la pâte pour s'assurer de sa conformité aux lois canadiennes et québécoises.

Or, la dissolution de l'Assemblée nationale a empêché le processus de se compléter, a-t-elle dit.

Mme Maltais a rappelé que plusieurs juristes avaient attesté de la « solidité des assises juridiques de la charte », dont Me Henri Brun, professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval, l'honorable Claire L'Heureux-Dubé, ancienne juge à la Cour suprême et Julie Latour, ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal.

Le député péquiste Pascal Bérubé a indiqué qu'il avait appris cette semaine qu'il n'existait pas d'avis juridique écrit concernant la charte. « [...] Sur cette question des avis juridiques, je l'apprends en même temps que vous », a-t-il indiqué en point de presse jeudi.

M. Bérubé a aussi voulu prendre ses distances par rapport au projet de charte des valeurs.

« Disons que j'ai d'autres préoccupations présentement. La charte, ça a fait l'objet de la campagne, on l'a proposé, on ne l'a pas remporté. Alors est-ce encore pertinent de l'aborder? » — Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia-Mitis

L'automne dernier, le ministre péquiste de la Justice, Bertrand St-Arnaud, avait refusé de rendre publics les avis juridiques sur la charte. Il invoquait le caractère confidentiel de tels avis et affirmait que jamais ceux-ci n'étaient rendus publics. Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe Couillard avait promis de divulguer les avis s'il était élu.

Joint par Radio-Canada, Me Henri Brun a précisé ne jamais avoir soumis d'avis juridique formel sur la charte. Il a émis un avis personnel sur sa constitutionnalité lors d'une entrevue au quotidien Le Devoir, avis qui a ensuite été utilisé par le Parti québécois pour défendre la charte. Me Brun affirme ne pas avoir été en contact avec le PQ.


14.19 | 0 komentar | Read More

Canadien 4 - Bruins 3 (2e P) - Sauvés par Price et Subban

BOSTON - Hué pendant tout le match et ciblé par les joueurs des Bruins, P.K. Subban a répliqué de la plus noble des façons. Son deuxième but du match, en prolongation, a permis au Canadien d'arracher le premier match de la série.

Le Canadien a vaincu les Bruins 4-3 en deuxième période de prolongation pour prendre une avance de 1-0 dans cette série de deuxième tour, jeudi.

Subban a profité d'une passe d'Andrei Markov après une mise au jeu gagnée par Tomas Plekanec pour décocher un puissant tir frappé de la ligne bleue, 7 secondes après le début d'un avantage numérique, à 4 min 17 de la 5e période. Matt Bartkowski était au banc des pénalités pour avoir accroché un Dale Weise hargneux devant le filet des Bruins.

« C'est son genre de série, a commenté Francis Bouillon à propos de Subban. Il aime ça quand c'est intense. C'est sa game. »

Avec ce tir, Subban a annihilé une domination évidente des Bruins, auteurs de 51 tirs contre 33 par le Canadien. Carey Price, avec 48 arrêts dont plusieurs spectaculaires, est celui qui a permis au débat de s'étirer jusque-là.  

« L'important, c'est d'avoir trouvé une façon de gagner. Il y a beaucoup de points de positifs. Carey Price, qui a été extraordinaire. L'avantage numérique a marqué deux buts. Mais on manquait de synchronisme. On a joué comme une équipe qui n'avait pas joué depuis 10 jours. », a noté Michel Therrien, au sujet de la longue pause du Canadien depuis la fin du premier tour.

Les Bruins n'abandonnent pas

Les séries 2014 ont été marquées par un nombre incalculable de remontées et les Bruins y ont contribué. Menés 2-0 après 40 minutes et 3-2 en fin de troisième période, ils ont chaque fois remonté la pente.

Reilly Smith a ressuscité le TD Garden en début de troisième période, quand son tir s'est frayé un chemin entre trois joueurs pour déjouer Carey Price. À peine trois minutes plus tard, Torey Krug créait l'égalité d'un boulet imparable. L'élan des Bruins était tel que Michel Therrien a jugé bon d'utiliser son temps d'arrêt pour calmer ses hommes.

Le jeu s'est alors équilibré, et à l'issue d'une énième présence de qualité du trio de Lars Eller en zone adverse, Francis Bouillon a trouvé le fond du filet pour redonner l'avance au CH. Mais Johnny Boychuk a ajouté à cette troisième période folle en forçant la tenue de la prolongation avec 1 min 58 s à écouler avant la troisième sirène.

Mais après le deuxième but de Subban, aucune remontée n'était envisageable. « On ne panique pas, c'est seulement le 1er match, a nuancé l'entraîneur des Bruins Claude Julien. J'ai aimé notre performance. On perdait 2-0 et on est revenus. »

Vanek au neutre

Par ailleurs, on notera que Thomas Vanek a possiblement connu son pire match depuis son arrivée à Montréal. Totalement invisible, à l'image de David Desharnais et Max Pacioretty, ce trio n'a rien généré pour le Canadien. Vanek a été un des quatre joueurs du Tricolore à ne pas tirer sur Rask dans la rencontre.

La situation était telle que l'Autrichien a même effectué quelques présences dans le quatrième trio, pendant que Dale Weise le remplaçait aux côtés de Desharnais et Pacioretty. Pas exactement le type de réunion que Vanek s'attendait à avoir avec son ancien coéquipier des Sabres Daniel Brière...

« Il est en pleine forme. On a essayé de trouver des combinaisons pour nous faire gagner », a mentionné Therrien, sans trop vouloir entrer dans les détails.

Il faudra attendre au deuxième match, samedi après-midi, pour voir ce que Therrien envisage comme solution, puisque le pilote du CH a donné congé à ses troupes pour vendredi.

À noter

  • Le Canadien saluait le retour au jeu de l'attaquant Travis Moen, qui avait subi une commotion cérébrale lors de la dernière visite du Canadien à Boston, le 24 mars. Michaël Bournival a été laissé de côté.
  • Therrien n'a apporté aucun changement à la défense, si bien que Jarred Tinordi et Douglas Murray ont été laissés de côté.
  • Chez les Bruins, l'attaquant Daniel Paillé était de retour au jeu, après avoir raté le dernier match de la saison et le premier tour. Le Franco-Ontarien a pris la place du Québécois Jordan Caron dans la formation.

14.19 | 0 komentar | Read More

Poursuite contre Nantes : Lac-Mégantic se défend

La mairesse de Lac-Mégantic affirme que c'est la compagnie d'assurance de sa Ville qui a intenté une poursuite en responsabilité civile de 1,5 million de dollars contre Nantes à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013.

Claudette Roy-Laroche soutient que sa ville ne poursuit pas directement Nantes. Elle indique que c'est l'assureur de la municipalité, AIG, qui intente la poursuite. Comme Lac-Mégantic est la cliente de AIG, son nom se trouve sur la requête déposée le 20 décembre en cour, dit Mme Roy-Laroche.

« La compagnie a agi de la sorte en regard de la loi. Elle n'a pas l'obligation d'avoir l'accord de la Ville. Ni moi, ni le conseil municipal ne peut se substituer au processus judiciaire. En bout de ligne, ce sont les tribunaux qui décideront. » — Colette Roy-Laroche, mairesse de Lac-Mégantic

Sa déclaration fait suite au reportage de Radio-Canada, qui dévoilait mercredi que la Ville et sa compagnie d'assurances poursuivent la ville de Nantes relativement à la tragédie ferroviaire de juillet dernier.

La mairesse de Lac-Mégantic et le maire de Nantes, Jacques Breton, ont fait le point au sujet de la poursuite en responsabilité civile intentée par la compagnie d'assurance AIG, lors d'une conférence de presse commune jeudi soir.

De son côté, Jacques Breton a insisté sur le fait qu'il s'agit d'une « procédure normale ». Il espère que la poursuite n'attisera pas les tensions entre les résidents des deux villes.

Les pompiers de Nantes ont combattu le feu dans la locomotive du convoi de la MMA, dans les heures qui ont précédé le déraillement de l'été dernier.

La poursuite de la compagnie d'assurance AIG et de Lac-Mégantic contre Nantes allègue que les pompiers cette municipalité n'ont pas complètement éteint le feu, qu'ils ont quitté la scène sans s'être d'abord assurés que le périmètre était sécuritaire et que le train n'allait pas dérailler, et qu'ils n'ont pas inspecté le train et les équipements adjacents avant de quitter les lieux. Ces allégations ne sont toutefois pas encore prouvées.

Collaboration continue entre Lac-Mégantic et Nantes

La poursuite a suscité l'émoi chez les résidents des deux municipalités. Les pompiers de Nantes ont aidé leurs homologues de Lac-Mégantic à la suite de la tragédie, a rappelé Mme Roy-Laroche.

« Les pompiers, la Municipalité et les citoyens de Nantes ont été d'un grand secours et ont aidé la ville de Lac-Mégantic dans toute cette tragédie. La communauté de Nantes a aussi été touchée par le déraillement. Nous sommes privilégiés d'avoir pu compter sur les pompiers et la Municipalité de Nantes en juillet et nous comptons encore aujourd'hui sur leur présence pour nous aider à nous relever », ajoute Colette Roy-Laroche. 

La tragédie de Lac-Mégantic a coûté la vie à 47 personnes.


14.19 | 0 komentar | Read More

Raid dans l'est de l'Ukraine : Kiev confirme la mort d'un pilote d'hélicoptère

Le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, a confirmé vendredi matin qu'un pilote d'hélicoptère avait été tué et d'autres blessés par des tirs de missiles antiaériens à Slaviansk, dans l'est du pays, où les forces ukrainiennes ont lancé un raid en tout début de journée.

« Contre les forces spéciales ukrainiennes, les terroristes ont recours à l'artillerie lourde, y compris des lance-grenades et des missiles antiaériens portatifs. Un pilote est mort et il y a des blessés », écrit-il sur sa page Facebook.

Arsen Avakov accuse également les séparatistes prorusses d'avoir recruté des mercenaires professionnels.

Les forces de sécurité ukrainiennes ont lancé une opération de grande ampleur pour reprendre la ville de Slaviansk, devenue l'un des principaux bastions prorusses depuis le début du mois d'avril.

Pour sa part, le maire autoproclamé de la ville, Viatcheslav Ponomariov, a déclaré plus tôt que deux hélicoptères des forces de sécurité avaient été abattus et qu'un pilote avait été capturé, l'autre ayant été tué.

Un photographe de Reuters présent sur place a pu voir un hélicoptère de l'armée ouvrir le feu dans les faubourgs de la ville, et des coups de feu ont retenti.

Des groupes armés favorables à une union avec la Russie ont saisi des bâtiments officiels dans les villes du bassin minier du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, depuis l'annexion de la Crimée par Moscou en mars dernier. Ils réclament l'organisation le 11 mai d'un référendum sur le rattachement à la Russie.

Kiev a reconnu qu'il ne contrôlait guère certaines forces de police dans l'est, ce qui pourrait compliquer le déroulement de l'élection présidentielle prévue le 25 mai dans tout le pays.

Les nouvelles autorités installées à Kiev après la chute du président Viktor Ianoukovitch le 22 février espèrent que ce scrutin permettra de tourner la page d'une période chaotique.


14.19 | 0 komentar | Read More

Le PQ n'a pas demandé au ministère de la Justice de rédiger un avis sur la charte

Written By Unknown on Kamis, 01 Mei 2014 | 14.19

Alexandre Cloutier, porte-parole de l'opposition en matière de Justice, répond aux questions d'Anne-Marie Dussault.

Le ministère de la Justice n'a pas été sollicité par l'ancien gouvernement péquiste pour rédiger un avis juridique formel au sujet de la charte des valeurs avant que le projet de loi 60 ne soit présenté à l'Assemblée nationale.

C'est ce que dit la sous-ministre de la Justice, Nathalie G. Drouin, dans une lettre rendue publique en début de soirée par la nouvelle ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

« Le ministère de la Justice n'a pas été sollicité pour rédiger un avis juridique sur la constitutionnalité et la légalité de l'ensemble du projet de loi, pour permettre d'en évaluer les risques de contestation devant les tribunaux. Habituellement, un projet de cette nature fait l'objet d'une demande de produire un tel avis écrit », écrit-elle.

« Toutefois, il a été porté à ma connaissance qu'un avis portant sur les orientations gouvernementales, préalables au dépôt du projet de loi, avait été produit par Me Henri Brun en avril 2013. Cet avis n'a pas été sollicité par le ministère de la Justice ni transmis au ministère de la Justice dans le cadre de l'élaboration du projet de loi », peut-on aussi lire dans la missive.

« Quotidiennement, les juristes du ministère sont consultés sur de nombreuses questions, par exemple l'égalité entre les femmes et les hommes, la liberté de religion et le recours à la clause dérogatoire. C'est ce qui s'est produit dans le présent dossier ».

Tout au long du débat sur la charte, l'ex-ministre de la Justice du PQ, Bertrand St-Arnaud, était resté évasif au sujet de ces avis juridiques, en affirmant d'abord ne pas pouvoir confirmer leur existence, et par la suite que le gouvernement ne pouvait pas les divulguer.

Néanmois, le juriste Henri Brun de l'Université Laval avait commenté publiquement le projet de charte, en septembre. Il jugeait que l'interdiction des signes religieux pouvait être considérée par les tribunaux comme une limite raisonnable à la liberté de culte garantie par la Constitution.

« On a l'avis de M. Brun, qui avait été émis. Mais au-delà de ça, on est en train de faire des vérifications au ministère [pour voir s'il existe d'autres avis verbaux] », a dit la ministre Vallée, mercredi.

Le chef libéral Philippe Couillard s'était engagé en campagne électorale à rendre publics ces avis.

Le gouvernement a collaboré avec le ministère, dit Alexandre Cloutier

En entrevue à Radio-Canada, le porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Alexandre Cloutier, a tenu à défendre la façon dont l'ex-gouvernement a géré le dossier.

« Le gouvernement du Québec a agi avec beaucoup de diligence. Ce que note la sous-ministre, c'est qu'il y a eu des échanges quotidiens, un travail qui s'est fait de façon régulière en collaboration avec ministère de la Justice », dit-il.

« Aussi, c'était un dossier en progression, on était en consultation parlementaire, il y avait des amendements qui étaient toujours apportés », ajoute-t-il, rappelant que son collègue, le ministre Bernard Drainville, avait demandé au constitutionnaliste Henri Brun de donner son point de vue juridique.

« Ce qui était important, c'est que le gouvernement se situe dans une zone confortable, celle de la raisonnabilité. Ce n'était pas rien, il y avait [l'ex-juge à la Cour suprême Claire] L'Heureux-Dubé, qui avait donné son avis. Selon elle, ça passait le test des chartes habituel », poursuit-il.

Les avis évanescents du PQ

En campagne électorale, la chef péquiste Pauline Marois se disait convaincue que le projet passerait le test des tribunaux, mais que le PQ recourrait à la clause dérogatoire « si nécessaire ».

Pour justifier ce recours, Pauline Marois invoquait notamment le témoignage de Claire L'Heureux-Dubé devant la commission des institutions, qui avait recommandé au gouvernement de faire appel à la clause dérogatoire pour éviter que celle-ci ne soit invalidée par les tribunaux fédéraux.

La chef péquiste alléguait également que certains des avis juridiques qui lui avaient été remis lors de son dernier mandat allaient dans le même sens. Elle persistait cependant dans son refus de rendre publics ces avis.


14.19 | 0 komentar | Read More

Un hommage aux victimes du quintuple meurtre de Calgary

Raphaël Bouvier-Auclair s'est rendu sur le campus de l'Université de Calgary

Quelque 600 personnes ont assisté à une cérémonie commémorative mercredi sur le campus de l'Université de Calgary, en hommage aux victimes de la tuerie du 15 avril dernier qui a fait cinq morts. Trois des victimes faisaient partie de cette communauté universitaire.

Le premier ministre par intérim de l'Alberta, Dave Hancock, a indiqué que la province vit un deuil avec les familles des 5 victimes : Lawrence Hong, Kaitlin Perras, Jordan Segura, Joshua Hunter et Zackariah Rathwell.

« Je crois que la guérison des familles, des amis et des communautés universitaires [des victimes] ne sera jamais complète, » s'est attristé le maire de Calgary, Naheed Nenshi.

Le frère de Lawrence Hong, Miles, s'est ému que ce jour aurait dû être l'anniversaire de ce dernier. Il s'est dit triste de devoir parler au passé du défunt.

Ces cinq jeunes étudiants ont été poignardés à mort, il y a deux semaines, lors d'une fête organisée dans une résidence privée pour marquer la fin de l'année universitaire.

Matthew de Grood a été inculpé relativement aux décès des cinq étudiants. Le jeune homme de 22 ans, qui est le fils d'un officier supérieur de police de Calgary, doit retourner en cour le 22 mai. Il est détenu dans un centre psychiatrique du sud de l'Alberta depuis son arrestation.


14.19 | 0 komentar | Read More

Données personnelles:les agences sont dans leur droit,dit Harper

Le reportage de Daniel Thibeault

Pressé de questions à la Chambre des communes, le premier ministre Stephen Harper a répondu avec placidité aux questions du chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, selon lequel la vie privée d'un million de Canadiens est « envahie » par son gouvernement.

M. Mulcair faisait allusion aux révélations voulant que des agences fédérales aient formulé 1,2 million de requêtes et obtenu quelque 800 000 dossiers de clients de la part de compagnies de télécommunications, et ce, en 2011 seulement.

Le premier ministre Harper a affirmé que les agences cherchent de temps en temps des informations et qu'elles en ont le droit. « Elles demandent des mandats quand c'est demandé par la loi et on s'attend aussi à ce que les entreprises de télécommunications respectent aussi la loi », a dit le premier ministre.

Contrairement au NPD, Stephen Harper ne voit rien de préoccupant dans cette situation. Il affirme que les agences fédérales, telles que la Gendarmerie royale du Canada (GRC), sont assujetties à des mécanismes de surveillance.

Mais, pour la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Chantal Bernier, les consommateurs canadiens ont besoin de davantage pour être rassurés sur le traitement adéquat des informations personnelles qui circulent à leur sujet.

« Je pense qu'il y a une relation de confiance à rétablir entre les citoyens et les autorités gouvernementales qui, à mon avis, passe par une plus grande transparence. Je ne pense pas que de simplement dire que la loi est respectée suffit à réconforter les Canadiens. » — Chantal Bernier, commissaire à la protection de la vie privée du Canada

À la demande de la commissaire à la protection à la vie privée, l'Association canadienne des télécommunications sans fil a révélé qu'en 2011, le nombre moyen combiné des requêtes provenant d'agences fédérales s'était élevé à près de 1,2 million. Il appert que les agences en question obtiennent les informations demandées sans nécessairement passer par un juge pour obtenir, au préalable, un mandat.

Les entreprises de téléphonie et d'Internet qui remettent des informations sur leurs clients aux agences fédérales obtiennent, en échange, des compensations. Mais le montant desdites compensations n'a pas été révélé.

Peu de détails

Ce ne sont pas toutes les compagnies de télécommunications qui transmettent des données aux agences gouvernementales. L'Association canadienne des télécommunications sans fil n'a pas voulu révéler le nom des compagnies qui le font. Le fait de le révéler pourrait nuire à la relation que ces fournisseurs entretiennent avec leurs clients respectifs. C'est, du moins, l'argument qu'ont fourni en substance les avocats représentant l'Association, à la suite d'une requête formulée par la commissaire à la protection de la vie privée.

La commissaire à la protection de la vie privée ignore pourquoi le gouvernement canadien requiert ces données et à quelles fins.

Ces pratiques ne sont pas illégales comme telles. Les compagnies de télécommunications peuvent transmettre des données sur leurs clients dans le but de participer à des enquêtes. Mais, lorsqu'elles le font sans mandat de la Cour, cela devrait être comptabilisé, plaide la commissaire à la protection de la vie privée.

« Ce que l'on souhaiterait, c'est que les divulgations sans mandat se retrouvent dans les statistiques afin que les Canadiens puissent avoir une idée de l'étendue du phénomène. » — La commissaire à la protection de la vie privée du Canada par intérim, Chantal Bernier

Mme Bernier avait témoigné, mardi, devant le comité sénatorial se penchant sur l'obtention et l'analyse de données des clients de Bell Canada à des fins commerciales. 

Anne-Marie Dussault s'entretient avec Chantal Bernier commissaire intérimaire à la vie privée.


14.19 | 0 komentar | Read More

Lac-Mégantic et son assureur poursuivent Nantes pour 1,5M$

Le reportage de Denis-Martin Chabot

Exclusif - Radio-Canada a appris que la Ville de Lac-Mégantic et sa compagnie d'assurances AIG veulent poursuivre la municipalité de Nantes relativement au déraillement de train qui a fait 47 morts, en juillet 2013.

« Je me suis posé une sérieuse question : pourquoi ? » — Jacques Breton, maire de Nantes

Le maire de Nantes, Jacques Breton, n'arrive pas à comprendre pourquoi, après tout ce que sa municipalité a fait pour Lac-Mégantic au cours des semaines qui ont suivi la catastrophe, elle fait l'objet d'une poursuite de 1,5 million de dollars.

Il rappelle que Nantes a notamment envoyé ses pompiers et ses équipements au cours du mois qui a suivi le déraillement pour prêter main-forte à leurs collègues de Lac-Mégantic.

Nantes a aussi accueilli le centre d'appel de Lac-Mégantic dans son centre sportif parce que la fibre optique avait été endommagée par le déraillement.

Lorsqu'il a été informé de la poursuite, le 20 décembre dernier, Jacques a demandé des explications à son homologue de Lac-Mégantic, Claudette Roy-Laroche.

« Je lui ai demandé : est-ce que c'est la Ville de Lac-Mégantic qui me poursuit, ou c'est la compagnie d'assurance qui me poursuit? Finalement, elle me dit que c'est entre compagnies d'assurances que les procédures se déclenchent », dit-il.

Or, le nom de Lac-Mégantic est bel et bien inscrit comme une des deux demanderesses dans la cause déposée en Cour supérieure.

« Là, je vois un document de même, ça me désole un peu. » — Jacques Breton, maire de Nantes

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a refusé de nous accorder une entrevue. Un porte-parole de la Ville nous a toutefois expliqué qu'il s'agissait là d'une procédure juridique normale.

Il a précisé qu'en fait, Lac-Mégantic et son assureur se prévalent du délai de prescription de six mois pour intenter une telle poursuite, au cas où une faute ou une négligence serait démontrée de la part des pompiers de Nantes.

Ces derniers ont combattu le feu dans la locomotive du convoi de la MMA, dans les heures qui ont précédé le déraillement de l'été dernier.

Dans le document entièrement rédigé en anglais, déposé en cour, la poursuite allègue que les pompiers de Nantes :

  • n'ont pas complètement éteint le feu;
  • ont quitté la scène sans s'être d'abord assurés que le périmètre était sécuritaire et que le train n'allait pas dérailler;
  • n'ont pas inspecté le train et les équipements adjacents avant de quitter les lieux.

Ces allégations ne sont toutefois pas encore prouvées.

À la lumière de notre récent reportage relatant l'intervention des pompiers de Nantes, l'association représentant les chefs de pompiers du Québec estime que Nantes n'a rien à se reprocher.

« À mon avis, ça s'est fait de façon très professionnelle. En tous cas [selon] les conversations téléphoniques qui se sont échangées », affirme le directeur général de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Gilles La Madeleine.

Par contre, en raison de la réclamation de Lac-Mégantic et de son assureur, la prime d'assurance de Nantes vient d'augmenter de près de 6000 $.

La municipalité de Nantes a par ailleurs dû obtenir une autorisation spéciale du ministre des Affaires municipales l'hiver dernier afin de renouveller ses assurances sans appel d'offre.

Selon les procès verbaux de la municipalité de Nantes, leur courtier d'assurance estimait que « les chances sont très fortes que les assureurs n'accepteront pas de présenter des couvertures d'assurances pour la municipalité, étant donné l'ampleur de la réclamation et des réclamations futures potentielles ».

Les conseillers municipaux ont estimé « que la situation actuelle est tout à fait exceptionnelle et qu'il est impensable qu'un nouvel assureur veuille nous faire une proposition ». Ils ont donc accepté l'offre de leur assureur, mais à un prix plus élevé.


14.19 | 0 komentar | Read More

Le maire Ford prend congé pour réglerun problème d'alcool

Les précisions de Sébastien Saint-François

Rob Ford prendra une pause de la mairie de Toronto pour obtenir de l'aide pour régler ses problèmes de toxicomanie, alors que de nouvelles révélations éclaboussent le maire de la plus grande ville du pays.

Dans une déclaration publiée en fin de soirée, Rob Ford, admet avoir un problème d'alcool. Il qualifie cette période de sa vie comme l'« une des plus difficiles de sa vie ».

Il confirme qu'il quitte temporairement ses fonctions à titre de maire de la plus grande ville du pays, en plus de mettre sur la glace sa campagne électorale.

Pour consulter la lettre de Rob Ford sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Quelques heures plus tôt, son avocat, Dennis Morris, avait indiqué que Rob Ford réalise maintenant qu'il a besoin d'aide pour lutter contre son problème.

Jusqu'à maintenant, Rob Ford a toujours nié les affirmations selon lesquelles il est dépendant à l'alcool ou à certaines drogues. Le maire avait déjà admis avoir consommé de la cocaïne, après plusieurs semaines à nier la chose.

Nouvelle vidéo embarrassante

En soirée, mercredi, deux journaux ont fait de nouvelles révélations au sujet du maire Ford.

Le Globe and Mail a rapporté que deux de ses journalistes ont pu voir une vidéo où M. Ford serait en train de consommer ce qui a été décrit comme étant de la cocaïne.

Le quotidien soutient que la vidéo a été filmée secrètement, samedi matin, dans le sous-sol de la soeur de Rob Ford.

Pendant ce temps, le Toronto Sun a rapporté que le maire avait agi de manière désordonnée dans un bar de Toronto au cours de la dernière fin de semaine.

L'extrait audio diffusé en ligne par le quotidien permet d'entendre Rob Ford faire des commentaires obscènes concernant une de ses adversaires politiques, Karen Stintz, qui se présente contre lui à la mairie.

En journée, l'entourage du maire a indiqué au Toronto Sun qu'il n'allait pas lâcher la campagne électorale.

Le scrutin se déroulera le 27 octobre.

Longue série de scandales

Le scandale de la consommation de cocaïne est l'une des controverses ayant propulsé le maire Ford sous les projecteurs sur la scène internationale.

M. Ford a également tenu par le passé des propos crus à caractère sexuel à la télévision, et a été filmé en colère proférant des jurons jamaïcains et d'autres propos déplacés, qui s'en prenaient notamment au chef de la police de Toronto.

Le conseil municipal de Toronto a voté, en novembre dernier, le retrait de la plupart des pouvoirs du maire Ford.

Rob Ford a lancé sa campagne électorale, il y a une dizaine de jours, en vue du scrutin municipal de l'automne à Toronto. Lors de ce lancement, il affirmait qu'il pouvait lui aussi faire des erreurs, mais qu'il allait apprendre de celles-ci.

L'an dernier, Rob Ford avait partagé son désir de ne plus toucher une goutte d'alcool, alors qu'il avait pour objectif de nettoyer sa réputation.


14.19 | 0 komentar | Read More
techieblogger.com Techie Blogger Techie Blogger