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Un député conservateur veut donner plus de pouvoirs aux caucus

Written By Unknown on Rabu, 04 Desember 2013 | 14.19

Le compte rendu de Marc Godbout

Un député conservateur fédéral de l'Ontario a déposé mardi un projet de loi qui vise à donner davantage de pouvoirs aux caucus des partis politiques.

Le député de Wellington-Halton Hills, Michael Chong, veut notamment que les députés de chaque parti puissent destituer leur chef par un vote majoritaire du caucus.

Il souhaite également donner la possibilité au caucus de revoir la candidature d'un député, et de le démettre de ses fonctions si nécessaire, en plus de permettre aux associations de circonscription de choisir elles-mêmes les candidatures électorales. Ces deux éléments sont pour le moment la prérogative du chef de parti.

Pour ce qui est de la destitution du chef, le projet de loi propose que les partis politiques puissent demander un vote sur la question si 15 % des députés le souhaitent. Ensuite, une majorité de 50 % +1 suffirait pour démettre le chef de ses fonctions et lancer une course à la direction.

Notons que le Parti travailliste australien a utilisé ce genre de mécanisme pour évincer la première ministre Julia Gillard en juin dernier. Les députés conservateurs britanniques ont aussi ce pouvoir.

Le projet de loi devrait être présenté à la Chambre des communes jeudi, et pourrait se retrouver en seconde lecture en février ou mars 2014. S'il est adopté, on ne s'attend toutefois pas à ce qu'il entre en vigueur avant la prochaine élection fédérale.

Répondant aux questions des journalistes à Ottawa mardi matin, Michael Chong a indiqué que son projet de loi était « un effort pour renforcer les institutions démocratiques canadiennes, en rétablissant le rôle des membres élus au Parlement de la Chambre des communes ».

Accueil mitigé

Le ministre Christian Paradis s'est contenté de rappeler qu'il était opposé à la proposition de M. Chong tout en indiquant qu'il comptait se pencher sur le projet « avec intérêt ».

Pour le chef de l'opposition officielle, le néo-démocrate Thomas Mulcair, le député Chong est en train de dire que « ça n'a pas de bon sens ce qu'on voit au Parlement avec le Sénat, avec ce contrôle absolu du bureau du premier ministre ».

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, a également réagi en affirmant qu'il appuyait « les objectifs du projet de loi ».

Le Bloc québécois n'y voit rien de bon. Son chef, Daniel Paillé, estime que le projet de loi aurait pour effet de donner des pouvoirs aux députés qui devraient être maintenus entre les mains des militants du parti. Pour lui, il s'agit là de la meilleure façon d'avoir un système plus démocratique.

Plusieurs observateurs y voient également un signe de la grogne qui règne chez plusieurs députés conservateurs d'arrière-ban face au pouvoir de plus en plus grand qu'exerce le premier ministre Stephen Harper, ce que nie le député Chong.

À la rescousse de son collègue, Pierre Poilievre, ministre d'État à la Réforme démocratique, estime que le Parti conservateur « est le seul parti qui aurait pu commencer ce débat, parce que nous sommes le parti le plus démocratique et ouvert dans le Parlement ».

Michael Chong aurait déjà de multiples appuis au sein du caucus conservateur, dont un proche de Stephen Harper, James Rajotte, qui est président du Comité des finances depuis plusieurs années et a beaucoup d'influence au sein du parti. Le député a aussi été invité par le caucus libéral à lui faire une présentation de son projet de loi.

M. Chong est un député populaire au sein du caucus conservateur. Il est considéré comme intègre et modéré. En 2006, alors ministre des Affaires intergouvernementales, ministre des Sports et président du Conseil privé, il avait remis sa démission du cabinet Harper parce qu'il était en désaccord avec une motion de son parti reconnaissant que « les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni ».


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Vouloir changer de sexe lorsqu’on est enfant

Le reportage de Bouchra Ouatik

Cinq hôpitaux pour enfants au Canada comptent un service spécialisé pour les enfants transgenres. Le Dr Shuvo Ghosh est le seul pédiatre au Québec spécialisé en identité de genre.

Depuis 10 ans, il a vu plus de 300 enfants et adolescents qui se questionnent sur leur identité de genre. Des services spécialisés en dysphorie du genre existent aussi à Ottawa, Toronto, Winnipeg et Vancouver.

La dysphorie de genre est reconnue par les psychiatres.

« Il y a quelques personnes qui ne sont pas confortables avec [leur] identité biologique, c'est-à-dire avec l'anatomie masculine ou féminine. » — Dr Shuvo Ghosh

« Quand il y a incongruence entre les deux, il y a trouble de l'identité, maintenant on utilise le terme dysphorie du genre ou variance du genre », précise-t-il.

Ces enfants sont biologiquement un garçon ou une fille, mais leur cerveau leur dit le contraire. Pour poser le diagnostic, l'enfant doit avoir exprimé verbalement, sur une longue période, son inconfort avec son sexe biologique et son sentiment d'être du sexe opposé.

« La plupart du temps, on pense qu'il y a exposition à la testostérone, l'œstrogène, pendant la grossesse, avant la naissance. Peut-être que c'est trop de testostérone, ou un manque d'hormones, qui cause une petite différence du cerveau », indique le Dr Ghosh.

La médecine ne cherche pas à les guérir, mais plutôt à les accompagner dans leur transition.

Annie Pullen Sansfaçon habite dans l'ouest de Montréal avec son mari, son fils Alex, et sa fille Olie, qui s'appelait Oliver lorsqu'elle est née.

Entrevue avec Annie Pullen Sansfaçon, la maman d'Olie

Son désir d'être une fille était bien présent dès sa première journée à la maternelle, se souvient sa mère.

« Je vais toujours m'en souvenir, parce que c'était la première fois qu'elle voyait les autres amis, et elle a dit : "Mais maman, pourquoi je n'ai pas le droit de mettre une jupe", et donc je me suis dit : "Ben voyons, Oliver, t'es un garçon tu ne peux pas mettre de jupe, les garçons, ça met des pantalons ».

Olie, aujourd'hui âgée de 11 ans, a commencé progressivement sa transition vers le sexe opposé il y a quatre ans.

Elle a porté sa première jupe et son premier soutien-gorge l'année dernière. « Je pensais que la jupe allait plus ressortir et que tout le monde allait me demander : "Ah pourquoi tu portes une jupe?" Mais non, la brassière elle était comme over the top. Ils disaient : "Pourquoi tu portes une brassière, t'es même pas censée en porter une". »

Olie est loin d'être la seule enfant à vivre avec un problème d'identité de genre, appelé aussi transgénérisme.

Peur du regard de l'autre

Elle a la chance d'être une jeune fille très épanouie, mais la grande majorité des enfants transgenres vivent cachés.

« J'aime mettre des jupes et des chandails avec des mots, et des couettes », raconte celui que nous appellerons Martin, car il souhaite garder l'anonymat.

À l'école, Martin est un préadolescent comme tous les autres, mais dès qu'il rentre à la maison, il troque ses vêtements amples pour des robes à paillettes.

« Il peut être habillé en robe, on regarde la télé et ça sonne à la porte. Oh, qui est là? Qu'est-ce que je fais? Il va se cacher dans la salle de bain. C'est très difficile, on n'a pas honte, mais on ne veut pas qu'il se fasse humilier, que les gens se moquent de lui. Alors, il est obligé de se cacher », explique « Maryse », sa mère.

Entrevue avec le Dr Shuvo Ghosh

Martin souhaite lui aussi être une fille, depuis qu'il est tout-petit. Sa mère a mis du temps à le comprendre.

« Il retournait toujours vers ces choses de filles : poupées, robes, déguisements, jeux de rôle, il jouait avec des filles. Ça persistait, il ne voulait que ça », raconte-t-elle.

Après des années de questionnement, Maryse, qui vit dans la région de Montréal, a emmené son enfant, alors âgé de huit ans, chez le Dr Ghosh.

« Il a dit : "Moi, si je vais voir ce docteur-là, est-ce qu'il a la machine?" "De quelle machine parles-tu?" Il me répond : "La machine dans laquelle je peux entrer en garçon et ressortir en fille". » — Maryse, mère de « Martin »

« C'est là que j'ai vu que c'était réel. Mon enfant, vraiment, dans sa tête et dans son cœur, il n'est pas un garçon », admet-elle.

Association de parents

Les parents d'enfants transgenres ne sont pas forcément prêts à faire face à une telle situation. Un groupe de parents a décidé de fonder l'organisme Enfants transgenres Canada, dont Annie Pullen Sanfaçon est la vice-présidente, afin de s'entraider.

« Les parents d'enfants trans vivent plusieurs obstacles, plusieurs défis en essayant de soutenir leur enfant. Par exemple, il y a beaucoup de défis qui sont au niveau personnel. Beaucoup de parents ont exprimé des sentiments d'anxiété et d'isolement. » — Annie Pullen Sanfaçon

À l'anxiété des parents, s'ajoute la difficulté de se faire accepter à l'école.

« À la maternelle, on s'est moqué de lui parce qu'il mettait les robes dans le coin déguisement, il jouait dans la cuisine, des enfants se sont moqués de lui. Là, il a su que c'était plus correct. Et il s'est mis à le cacher un peu », raconte la maman de Martin.

Bien des jeunes transgenres en arrivent au suicide, à force d'être rejetés. Annie Pullen Sanfaçon a réussi à obtenir le soutien du personnel de l'école d'Olie. La psychoéducatrice a aussi présenté des ateliers sur la diversité aux camarades de classe d'Olie.

Olie se sent aujourd'hui parfaitement normale au sein de son groupe. Martin n'a pas eu la même chance qu'elle.

« Je leur ai expliqué ce qui se passait, mais ils ne savaient pas quoi dire. Ils m'ont dit : "Tenez-nous au courant". Je leur ai demandé si on pouvait parler de diversité. Pas vraiment non, ils ne veulent pas aborder ce sujet-là », regrette Maryse.

Traitement hormonal

À l'approche de la puberté, Olie et Martin ont maintenant peur que leur corps les trahisse.

« Olie est très anxieuse à l'idée d'avoir des poils qui lui poussent dans le visage, ou une pomme d'Adam, ou la voix qui change », raconte la maman de la jeune fille.

Pour pallier le problème, elle suit, depuis quelque mois, un traitement hormonal, le seul prescrit aux enfants transgenres. Martin franchira lui aussi bientôt cette étape.

À 18 ans, s'ils le désirent, ils pourront alors passer sous le bistouri.

En attendant, Martin se prépare à se manifester au grand jour. Il entrera au secondaire en septembre prochain, en tant que Martine, mais ses nouveaux camarades ne connaîtront pas son ancienne identité.

La famille déménagera pour permettre à Martine de commencer une nouvelle vie.

« Il y a un deuil qui se fait. Dans le fond, mon garçon ne sera plus mon garçon, c'est une perte. » — Maryse, la maman de Martin

Quant à Martin, il aspire à une vie normale. « Je suis une personne normale qui veut juste ne pas être différente, mais être un autre genre de personne ».

D'après un reportage de Bouchra Ouatik


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Crainte de nouvelles compressions dans les CPE

Le reportage de Davide Gentile

Exclusif - La ministre de la Famille du Québec, Nicole Léger, annonçait mardi 300 places à 7 $ supplémentaires, avec la promesse d'en ajouter 15 000 d'ici 2016. Mais du côté des centres de la petite enfance (CPE), on a l'impression que le gouvernement prépare de nouvelles compressions.

Un article de Davide Gentile

C'est qu'une note interne du chantier sur le financement des services de garde indique qu'on cherche à faire des économies. La note, dont Radio-Canada a obtenu copie, indique qu'« à court terme, le chantier doit permettre des mesures concrètes afin de combler un manque à gagner récurrent de l'ordre de 40 millions. »

Ce chantier a été annoncé par la ministre Léger dans la foulée des compressions de 31 millions de dollars du printemps dernier. Les rencontres de travail ont débuté en octobre. La dernière aura lieu le 12 décembre.

La ministre nie en bloc tout projet de compressions

Nicole Léger nie avec vigueur que cette note signifie de quelque façon que ce soit que les compressions du printemps vont se reproduire. Elle affirme que la discussion est plus globale.

Les CPE m'avaient demandé de revoir le financement, dit-elle. Certains font des déficits, d'autres pas, avec les mêmes subventions, et c'est ce genre de disparités qu'on tente de comprendre. « J'étais ouverte, parce que je veux savoir si les associations ont des pistes de solution. »

Pourquoi une directive aussi claire a-t-elle pu être envoyée? « Pour faire travailler le réseau, dit-elle, faire travailler les deux associations ou susciter une réflexion. Il [Maurice Boisvert, ancien sous-ministre responsable du chantier] a peut-être écrit revenons sur un 40 millions, mais moi, je vous le dis, c'est moi la ministre de la Famille et moi je m'en vais dans le développement. »

Aucune marge pour des compressions

L'Association québécoise des centres de la petite enfance affirme que les budgets réels baissent depuis 2008. Ils n'ont pas suivi la hausse des salaires et l'inflation générale. On rejette toutes compressions calquées sur celles du printemps.

Le directeur général de l'AQCPE, Louis Sénécal, souligne que le chantier devait se pencher sur la gestion au sens large. « Il n'avait pas été discuté du fait qu'on reviendrait avec un montant de compressions équivalant à 2013 de manière récurrente. »

M. Sénécal répète que le gouvernement devrait s'attaquer au crédit d'impôt accordé aux parents qui envoient leurs enfants dans des garderies privées non subventionnées. « Ces établissements représentent une dépense fiscale de près d'un demi-milliard. Ils poussent comme des champignons à travers le Québec et personne n'a l'air de regarder comment ce réseau-là se développe », dit-il. Selon lui, c'est dans les CPE que les parents veulent des places pour leurs enfants.

Pas de hausse de tarifs pour l'instant

Le document indique que ce chantier doit analyser « les limites de la structure actuelle de financement des CPE ». Mais la ministre refuse de dire si cela pourrait conduire à une hausse du tarif de 7 $ par jour.

Nicole Léger refuse aussi d'exclure une hausse éventuelle. À la question : « Est-ce qu'il se pourrait que cela finisse par une hausse des tarifs à 8 $, la ministre a eu la réponse suivante : « Pour le moment, je n'ai aucune idée à savoir comment cela va finir. »

Est-il, oui ou non, impossible qu'il y ait une hausse des tarifs à 8 $? À l'heure actuelle, répond la ministre, « je développe le réseau avec 28 000 places et un guichet unique. Et j'attends les recommandations de ce chantier-là pour voir si on peut mieux faire les choses ».

Les tarifs des garderies subventionnées sont gelés à 7 $ depuis 10 ans.


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Nouveau pont : Québec propose un bureau de projet conjoint

Le gouvernement du Québec propose au fédéral la création d'un bureau de projet conjoint pour la construction du nouveau pont entre l'île de Montréal et la Rive-Sud, qui remplacera l'actuel pont Champlain.

L'objectif? Que les gouvernements provincial et fédéral ainsi que l'Agence métropolitaine de transport s'arriment durant tout le processus afin de respecter l'échéancier. « On ne peut pas arriver avec un pont et le placer sur le fleuve [en 2018] et qu'après, on s'ajuste », a illustré le ministre des Transports du Québec, Sylvain Gaudreault, en point de presse, mardi soir.

« Il faut qu'on s'assure que pour la portion dont on est responsable sur la terre ferme, mais aussi la portion du transport collectif, qu'on n'ait pas besoin de s'appeler et de fixer des réunions pour faire vérifier si le train ou le coin de rue arrive de l'autre bord du pont. » — Sylvain Gaudreault, ministre des Transports

Sylvain Gaudreault a aussi indiqué que le gouvernement de Pauline Marois était satisfait de l'accélération de l'échéancier pour ce nouveau pont.

Québec propose aussi à Ottawa de tenir des discussions sur les questions du financement à long terme du pont, du péage et de la rétrocession éventuelle de sa propriété au provincial.

Une rencontre exceptionnelle avait eu lieu plus tôt, à l'hôtel Reine-Élizabeth, entre les premiers ministres Stephen Harper et Pauline Marois, où Québec a fait ces propositions.

Le gouvernement Marois attend des réponses d'Ottawa dans les prochains jours, a indiqué le ministre Gaudreault.

Présent lors de la rencontre au sommet, le ministre fédéral de l'Infrastructure, Denis Lebel, a réitéré en point de presse que les questions d'un péage et d'un système léger sur rail étaient déjà intégrées dans le plan du nouveau pont. Au sujet d'un éventuel transfert de responsabilité du nouveau pont, M. Lebel a affirmé qu'elle ne se ferait qu'une fois celui-ci construit.

Il s'est contenté de confirmer que le gouvernement du Québec avait fait des propositions, qui devront être analysées.

Dimanche, le ministre Lebel a annoncé qu'un nouveau pont au-dessus du fleuve Saint-Laurent serait construit d'ici 2018, au lieu de l'échéance initiale de 2021. M. Lebel a promis le dépôt d'un plan d'affaires sous peu.

La firme d'architectes Provencher Roy et associés, basée à Montréal, travaillera en collaboration avec l'architecte danois Poul Ove Jensen pour concevoir le remplaçant du pont Champlain.


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BMO a éliminé 1000emplois au 4etrimestre

La Banque de Montréal a discrètement réduit la taille de son effectif au cours de son quatrième trimestre, supprimant l'équivalent de près de 1000 emplois.

La banque a effectué ces mises à pied dans le but de réduire ses dépenses et d'améliorer l'efficacité d'ensemble de ses activités, a précisé mardi le chef de l'exploitation, Frank Techar, lors d'une conférence téléphonique pour discuter des plus récents résultats financiers de l'institution.

Le nombre de suppressions d'emplois est exprimé en « équivalent de postes à temps plein », un chiffre calculé en fonction d'une moyenne de la semaine de travail, ce qui peut inclure des emplois à temps partiel.

Les sociétés publiques ont pour habitude de publier un communiqué de presse lorsqu'un nombre significatif de mises à pied est effectué, mais les banques canadiennes n'ont pas toujours agi de la sorte.

Des emplois perdus pour rien?

Lors de la conférence avec des analystes, M. Techar a expliqué qu'il y avait eu « une grosse réduction du nombre d'employés ».

Il a toutefois admis que la banque avait peut-être mis à pied un trop grand nombre d'employés en même temps. « Pour le trimestre, nous avons ratissé un peu trop large », a-t-il affirmé. « Nous avons actuellement des postes vacants que nous devrions occuper lorsque nous progresserons dans le premier trimestre. »

La plupart des mises à pied ont eu lieu dans la division des services personnels et commerciaux canadiens, où environ 730 emplois ont été éliminés.

À la fin du quatrième trimestre, la Banque de Montréal comptait environ 45 631 employés dans l'ensemble de ses activités.

Il faut remonter en 2009 pour trouver la dernière fois où la Banque de Montréal a effectué une aussi importante ponction dans son effectif. À l'époque, elle avait réduit sa main d'oeuvre de 3 % en raison de la forte incertitude économique qui régnait.


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Super-poutre :le pont Champlain est rouvert

Written By Unknown on Minggu, 01 Desember 2013 | 14.19

Les explications de Louis-Philippe Ouimet

Après plusieurs heures de retard, la super-poutre pour solidifier le pont Champlain est maintenant en place et la circulation a été partiellement rétablie.

Deux voies, une dans chaque direction, ont été rouvertes à 18 h 10. Le pont était complètement fermé depuis 2 h cette nuit.

L'opération de sauvetage du pont a pris plusieurs heures de retard. La réouverture partielle du pont a été repoussée à quatre reprises.

Initialement, la poutre devait être installée tôt ce matin, afin de permettre la réouverture de deux voies de circulation à 7 h.

Mais l'opération a été retardée en raison du muret de béton qui sépare les deux directions du pont, les « glissières médianes »,a expliqué Jean-Vincent Lacroix, porte-parole de la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain.« Il fallait arracher ces barrières de béton pour laisser la place aux grues, et ça a pris plus de temps que prévu en raison du climat », a-t-il précisé.

Ce n'est que vers 9 h que le camion transportant la poutre de 75 tonnes est arrivé à destination sur le tablier du pont Champlain. Deux grues de 160 tonnes ont ensuite levé la pièce d'acier pour la déposer sur la poutre fissurée, à 37 mètres au-dessus du fleuve Saint-Laurent. Des travaux sont toujours en cours pour bien fixer la poutre à la structure du pont.

Malgré l'important retard dans l'opération, l'objectif de rouvrir cinq voies sur six dès lundi matin, trois vers Montréal et deux vers la Rive-Sud, est maintenu. 

En soirée, le maire de Montréal, Denis Coderre, est venu saluer les travailleurs qui s'affairent sur le pont. « Il faut qu'Ottawa comprenne que là, on répare la poutre, on solidifie le pont, mais il faut qu'on fasse l'autre pont plus rapidement », a-t-il lancé.

Dimanche après-midi, Glen Carlin, directeur général de la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain, doit faire le point sur l'installation de la super-poutre lors d'un point de presse, à Verdun. Le ministre fédéral de l'Infrastructure, Denis Lebel, doit aussi faire une mise à jour sur le projet du nouveau pont.

Vendredi soir, ingénieurs et entrepreneurs ont chargé la poutre en vue de son déplacement, de l'île des Soeurs, où elle a été assemblée, vers le pont Champlain.

Cette poutre d'acier - une mesure temporaire - doit permettre de soulager la structure, en absorbant une partie du poids. Ces prochaines semaines, une pièce en treillis, moins lourde, sera installée sous la poutre problématique et, au printemps, la super-poutre sera retirée.

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Le NPD dénonce l'inaction d'Ottawa

Une semaine après la sortie de son chef Thomas Mulcair, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a encore une fois critiqué samedi la lenteur du gouvernement fédéral dans le dossier, estimant que le pont aurait dû être construit il y a des années.

Selon le porte-parole des Transports pour le NPD, le député Hoang Mai, la réparation de poutres fissurées équivaut à « mettre un pansement à un patient qui est sur le point de mourir ».

En 2011, Davide Gentile a rencontré Hugh Pratley, l'ingénieur qui a supervisé la fin de la construction du pont Champlain et qui se désole des problèmes actuels.


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Cap-Pelé : quatre jeunes perdent la vie dans un accident de voiture

Le reportage de Nadia Gaudreau

Quatre jeunes hommes ont perdu la vie lors d'un accident de voiture survenu dans la nuit de vendredi, près de Notre-Dame, au Nouveau-Brunswick. 

Le véhicule roulait en direction sud sur la route 115, vers 1 h, lorsqu'il a quitté la route pour frapper une résidence.

Selon la GRC, la vitesse serait en cause. 

« Quatre garçons, trois de 18 ans et un de 17 ans, de la région de Cap-Pelé, ont été retrouvés morts sur les lieux de l'accident. L'enquête préliminaire indique que la vitesse était un facteur dans la collision. Le véhicule a laissé la route et a frappé l'entrée d'une résidence, puis aurait roulé. Trois des individus auraient été éjectés de l'auto.  » — Caporal Mario Maillet

Un témoin de l'accident a confié qu'après la collision, il a aperçu la voiture faire des tonneaux dans les airs, avant d'atterrir plusieurs mètres plus loin. 

La GRC tente de déterminer si les adolescents portaient leur ceinture de sécurité. 

Selon l'enquête préliminaire, les conditions routières étaient bonnes au moment de la sortie de route. 

À la suite de cet incident, la polyvalente Louis-J.-Robichaud de Shediac a annulé son bal de Noël, prévu samedi soir. Les élèves, touchés par le deuil de leurs confrères, vont plutôt se rassembler pour se recueillir. 

Une autopsie sera pratiquée sur les corps lundi.

L'identité des victimes n'a pas encore été dévoilée.


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Déficit zéro : Nicolas Marceau fait son mea culpa

Extrait de l'entrevue avec Nicolas Marceau

Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, reconnaît qu'il a fait erreur dans l'évaluation du déficit de la province.

Sa mise à jour économique dévoilée jeudi a révélé que le Québec enregistrait un déficit de 2,5 milliards de dollars, alors qu'il affirmait en septembre pouvoir toujours atteindre l'équilibre budgétaire. Il reporte maintenant l'atteinte du déficit zéro de deux ans.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, Nicolas Marceau admet avoir fait fausse route. « C'est vrai que cette fois-ci, on n'a pas été bon. C'est vrai que cette fois-ci, on s'est trompé beaucoup. Je pense qu'il faut le reconnaître, et je suis le premier à le reconnaître, mais généralement on a toujours été très bon tant pour prévoir les dépenses que les revenus. »

Il attribue cette erreur d'évaluation à la combinaison de phénomènes particuliers qui se sont révélés au cours des deux derniers mois, notamment le changement de comportement des Québécois qui épargnent davantage.

« On s'appuyait sur un taux d'épargne au Québec qui était un taux qu'on utilisait depuis plusieurs années. Il y a eu une révision récente par Statistique Canada au mois d'octobre qui a recalculé les taux d'épargne un peu partout au Canada. Dans le fond, au Québec, le taux d'épargne est deux fois plus grand que celui qu'on utilisait dans nos calculs », explique le ministre.

Quatre phénomènes à l'origine du déficit
  1. Faible taux d'inflation
  2. Diminution du nombre de mises en chantier
  3. Taux d'épargne plus élevé
  4. Revenus insuffisants de la taxe de vente du Québec

Nicolas Marceau soutient qu'il préfère reporter l'atteinte de l'équilibre budgétaire plutôt que de couper dans les dépenses de l'État ou d'augmenter les taxes et les impôts pour combler le manque à gagner.

Il affirme demeurer prudent dans ses prévisions et croit que la politique économique du gouvernement pourrait permettre de renverser la situation. « J'ai confiance que nos revenus vont être au rendez-vous, puis que grâce à notre contrôle des dépenses on va être capable de refermer l'écart auquel on est confronté présentement », conclut-il.

L'entrevue avec Nicolas Marceau sera diffusée aux Coulisses du pouvoir dimanche à 11h sur Ici Radio-Canada Télé.


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Boxe - WBC Mi-lourds - «Superman» survole Bellew

QUEBEC -- Adonis Stevenson a conservé son titre de champion WBC des mi-lourds en l'emportant par mise hors de combat technique devant Tony Bellew, samedi soir, au Colisée Pepsi de Québec.

L'emportant round après round, Stevenson a attendu patiemment que l'ouverture se présente. Round après round, « Superman » a sapé le moral du Britannique en réduisant son espace de manœuvre grâce à un contrôle parfait du centre du ring.

Repoussant Bellew dans les câbles à répétition, Stevenson a marqué des points pratiquement à volonté jusqu'à ce que l'arbitre s'interpose à 1:50 du 6e round.

Dès le début de cet ultime engagement, Stevenson a atteint Bellew d'un solide uppercut pour envoyer choir l'Anglais. Rapidement relevé, Bellew n'a tout de même pas offert plus de résistance face à la puissance des coups du Longueuillois qui sentait la fin proche.

Au micro de HBO, Stevenson s'est moqué de son adversaire qui l'avait qualifié de nain au cours de la semaine. On ne peut pas dire que le champion a eu le triomphe modeste. Voilà la preuve que Bellew avait touché Stevenson dans ce qu'il a de plus profond en ressassant son passé comme il l'a fait lors de la pesée officielle de vendredi.

La formalité de l'aspirant obligatoire étant maintenant derrière lui, Stevenson peut regarder devant lui avec l'envie de poursuivre sa route vers de plus hauts sommets.

La prochaine montagne à gravir a-t-elle pour nom Sergey Kovalev (champion WBO), Carl Froch (champion WBC et WBA) ou Bernard Hopkins (champion IBF)? Les tractations iront bon train. Et Stevenson est vraiment dans le fauteuil du conducteur avec ce troisième K.-O. d'affilée sous l'oeil des caméras du grand réseau américain. S'Il n'en tient qu'à lui ce sera Hopkins ou Froch.

Stevenson qui vient de connaître une année de rêve et qui est candidat au titre de boxeur de l'année, peut envisager la suite avec la confiance que même le « kryptonite » ne pourrait ébranler.


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L'acteur Paul Walker meurt dans un accident de voiture

L'acteur américain Paul Walker, célèbre pour son rôle dans la série de films à succès Rapides et dangereux, est mort dans un accident de voiture, samedi.

« C'est avec le cœur très lourd que nous confirmons que Paul Walker est mort dans un accident de voiture tragique alors qu'il participait à une activité caritative pour son organisation Reach Out Worldwide », peut-on lire dans une déclaration publiée sur sa page Facebook.

Selon la même déclaration, l'acteur de 40 ans se trouvait dans une voiture conduite par un ami. Les deux ont péri dans l'accident.

« Nous sommes [...] secoués et attristés par cette nouvelle », conclut le message. « Merci de prier pour sa famille et ses amis durant cette période difficile. »

Le bureau du shérif du comté de Los Angeles a confirmé la mort de deux personnes dans un accident à Valencia, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Los Angeles.

Les victimes ont été déclarées mortes sur place, mais leur identité n'a pas été confirmée par les autorités.

Paul Walker travaillait sur le septième film de la franchise Rapides et dangereux. Le sixième film de la série est sorti en salles plus tôt cette année.

L'Américain est aussi une des vedettes du film Hours, qui sort en salles le 13 décembre aux États-Unis.


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