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Sol Zanetti nouveau chef d'Option nationale

Written By Unknown on Minggu, 27 Oktober 2013 | 14.18

Sol Zanetti succède à Jean-Martin Aussant à la tête du parti souverainiste Option nationale.

M. Zanetti l'a emporté sur Nic Payne dans la course à la direction. Il a obtenu 67,4 % des voix. Le résultat a été annoncé samedi soir au cours de la soirée organisée à la Tohu de Montréal.

Après sa victoire, le nouveau chef d'Option nationale a affirmé qu'il était confiant de voir parti prendre le pouvoir d'ici cinq ans et faire la souveraineté du Québec. « Voter pour nous, ce sera un vote pour nous donner les moyens de recommencer la pédagogie de l'indépendance, de soulever l'enthousiasme de la jeunesse envers la politique et de ressusciter l'espoir que leurs parents ont eu jadis envers la possibilité de faire du Québec un pays », a-t-il déclaré dans son discours de remerciement.

« Nous renouons avec l'ardeur de ceux qui ont essayé pour vrai. » — Sol Zanetti, chef d'Option nationale

Les militants du parti ont pu s'exprimer du 7 au 24 octobre. Bien que la formation compte 7000 membres, seuls 2060 se sont inscrits pour voter. Le taux de participation s'est élevé à 63,2 %.

Né en 1982, Sol Zanetti avait été le premier à se lancer dans la course. Il est enseignant en philosophie au Campus Notre-Dame-de-Foy, à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec. Il était candidat aux dernières élections dans la circonscription de Louis-Hébert.

Nic Payne, lui, a contribué à fonder le parti et préside sa commission politique. Né en 1970, il travaille depuis plus de 10 ans comme chroniqueur, blogueur et commentateur politique. Il s'est présenté dans Mercier aux dernières élections.

Un troisième candidat, Jean-Claude St-André, s'était lancé dans la course, mais il s'est rapidement désisté. Cet ancien député péquiste de L'Assomption a annoncé qu'il se rangeait derrière Sol Zanetti le 28 septembre lors d'un débat à l'Université de Sherbrooke.

Le fondateur d'Option nationale, l'ancien député Jean-Martin Aussant, a quitté la barre du parti en juin dernier, évoquant des raisons familiales.

Le parti ne compte actuellement aucun représentant à l'Assemblée nationale.


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Charte:les Janettes manifestent à Montréal

Le reportage de Louis-Philippe Ouimet

Quelques milliers de personnes ont répondu à l'appel du mouvement des Janettes et ont manifesté dans les rues de Montréal pour appuyer le projet de Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement Marois.

La manifestation a débuté à la place des Festivals, où Janette Bertrand, auteure d'une lettre ouverte en faveur de la charte et une des principales représentantes du mouvement, a prononcé quelques mots. 

La marche a ensuite défilé dans les rues du centre-ville. Scandant des slogans favorables à l'égalité hommes-femmes et à la laïcité de l'État, les manifestants se massaient derrière quelques-unes des Janettes, comme l'animatrice Julie Snyder; l'auteure Djemila Benhabib, l'ex-leader étudiante Martine Desjardins, ou encore la scénariste et femme de Bernard Landry, Chantal Renaud.

La manifestation s'est terminée au Parc La Fontaine, où plusieurs discours ont aussi été prononcés. « Je pense aujourd'hui à toutes ces femmes anonymes, à toutes nos grands-mères, à toutes nos mères qui ont eu 15 enfants, 12 enfants, 10 enfants », a notamment déclaré Djemila Benhabib, avant de lancer : « Pour l'égalité, pour la liberté, pour la laïcité! ».

« On ne peut pas, et on ne pourra pas, on n'a pas le droit de renier les acquis de la Révolution tranquille », a pour sa part affirmé Akli Ourdja, cofondateur de l'Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité.

Des membres du mouvement Femen se sont jointes à la manifestation, en début de parcours. Seins nus et le corps peint de slogans, elles brandissaient des affiches sur lesquelles on pouvait lire, notamment : « Dieu est féministe », « la laïcité est rassembleuse » ou encore « aussi forte qu'une bête aussi libre qu'un Dieu ». Les policiers sont intervenus pour les isoler. Après discussions avec les organisateurs, les militantes se sont rhabillées et ont pu continuer la marche.

Le mouvement des Janettes, fondé spontanément par Janette Bertrand et Julie Snyder il y a quelques semaines, a récolté plus de 39 000 signatures pour sa pétition en faveur de la charte, qu'il aimerait bien voir rebaptisée « Charte de la laïcité ».

Plusieurs personnalités publiques se sont associées à cette démarche, comme Guylaine Tremblay, Pierre Légaré et Gilles Vigneault.

La manifestation de samedi, organisée en partenariat avec le Rassemblement pour la laïcité visait « à rassembler des femmes et des hommes de toutes les origines et de toutes les régions du Québec, au-delà de leurs convictions religieuses, philosophiques ou politiques », pouvait-on lire dans un communiqué diffusé jeudi.

La publication d'une lettre ouverte, le 15 octobre dernier, n'a laissé personne indifférent. Dès le lendemain, un autre groupe, les « Inclusives », a publié sa propre lettre pour défendre une tout autre vision du féminisme.


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Pas d'élections générales cet automne, dit Marois

Le reportage de Martine Biron

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a déclaré samedi que son gouvernement ne déclencherait pas d'élections générales cette année, mettant fin aux rumeurs qui couraient à ce sujet ces dernières semaines. Elle n'a toutefois pas précisé si des élections seraient envisagées plus tard, en 2014.

« Nous avons eu des échanges très fructueux. Nous sommes prêts à continuer à travailler pour faire avancer le Québec. Notre gouvernement ne souhaite pas d'élections générales en 2013. Nous avons un mandat que la population nous a confié, et nous allons l'assumer », a-t-elle dit lors d'un bref point de presse, en marge de la rencontre des membres de son exécutif, réunis depuis vendredi à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière.

Mme Marois compte aller de l'avant avec plusieurs projets, dont la présentation d'une mise à jour économique, une politique de solidarité pour les plus démunis et le dépôt du projet de loi sur la Charte des valeurs québécoises.

« On nous a accusés depuis quelques semaines de vouloir faire de l'électoralisme par les annonces des grandes politiques que nous avons mises de l'avant. Or, c'est le résultat d'une réflexion d'une année. Nous allons maintenant pouvoir déployer les grands projets pour la population », a-t-elle ajouté.

Elle a également évoqué la politique d'électrification des transports au menu de ses priorités.

Sur la question constitutionnelle, Pauline Marois souligne que son gouvernement continuera à défendre les intérêts du Québec, rappelant la dernière « offensive inadmissible » d'Ottawa contre la loi 99.

La première ministre a indiqué son intention d'appeler le gouvernement fédéral à « assumer ses responsabilités », notamment en matière de financement de la reconstruction de Lac-Mégantic et dans le dossier du pont Champlain.

Élections partielles

Par ailleurs, la première ministre va déclencher des élections partielles dans Viau et Outremont, pour un scrutin qui se tiendrait le 9 décembre. 

Mme Marois tend la main au chef libéral Philippe Couillard : le Parti québécois ne présenterait pas de candidat dans Viau. La première ministre affirme qu'il est temps pour M. Couillard de venir siéger à l'Assemblée nationale.

Depuis quelques semaines, la tenue de la réunion spéciale des ministres dans Lanaudière alimentait les rumeurs d'élections au Québec.

Mais le conseil des ministres semblait lui-même divisé sur la question. À l'entrée de la réunion, le ministre des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, a fait savoir qu'il était de ceux qui ne croient pas qu'il faille déclencher des élections, laissant entendre qu'il n'y avait pas unanimité sur le sujet.


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Sharks 2 - Canadien 0 - Une leçon de hockey

Ce n'est pas un hasard si les Sharks de San José forment la meilleure équipe de la Ligue nationale. Les joueurs du Canadien ont eu un accès privilégié pour le constater.

Les Sharks (9-1-1) l'ont emporté 2-0 sur le Canadien (6-5-0), samedi, à Montréal.

« C'est un bon défi pour nous, on savait qu'on affronterait une bonne équipe. On doit apprendre de ça, c'est une bonne leçon », a résumé le défenseur Andrei Markov.

« C'est vraiment une bonne équipe, a ajouté le capitaine du Tricolore, Brian Gionta. En général, on a été corrects, mais ce n'est pas assez contre une aussi bonne équipe. »

Antti Niemi a bloqué les 22 tirs du CH vers lui, pour son deuxième blanchissage de la saison, tandis que Logan Couture a inscrit les deux buts des siens.

En deuxième période, l'attaquant des Sharks a fait trébucher le défenseur Raphael Diaz et s'est aussitôt posté devant le filet de Carey Price, où il a mis la touche finale à un tic-tac-toe, pour faire 1-0.

Le jeune homme de 24 ans a bénéficié d'un coup de pouce inattendu de la baie vitrée pour sa deuxième réussite. Le dégagement de Patrick Marleau a ricoché dans la vitre pour se retrouver dans l'enclave, pendant que Price attendait la rondelle derrière son filet.

Le gardien du Canadien a conclu sa soirée avec 33 arrêts. Au cours de chacun de ses 7 derniers départs, Price a reçu au moins 32 tirs chaque fois.

Le Tricolore conclut son séjour de cinq matchs à domicile avec une décevante fiche de deux victoires et trois défaites.

Attaque stérile

Les Sharks ne marquent peut-être plus six buts par match comme en début de saison, mais lorsqu'ils commettent aussi peu d'erreurs en possession de rondelle, deux buts suffisent amplement.

Dans ce contexte, l'attaque montréalaise a été réduite au silence, à l'exception de la deuxième moitié de la période médiane. C'est d'ailleurs pendant cette séquence que les Montréalais ont bénéficié de leur unique avantage numérique de la soirée, en vain.

Et contre des rivaux qui contrôlaient aussi bien la rondelle, il devient presque impossible de leur faire prendre des punitions.

« Tu attires des punitions quand tu joues en zone adverse et on l'a fait, a analysé Couture. Nos troisième et quatrième trios ont attiré leurs punitions. Quand tu fatigues l'autre équipe et que tu étires leurs présences, ils vont prendre des punitions. »

« Quand tu as la rondelle, l'autre équipe se retrouve derrière le jeu, et c'est comme ça qu'on a pris nos punitions, a expliqué l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien. On croit qu'on aurait dû avoir plus d'avantages numériques, mais que voulez-vous? »

Sans le dire ouvertement, Therrien faisait sans doute référence à la violente mise en échec par-derrière de Tommy Wingels sur Brendan Gallagher en première période. Alex Galchenyuk s'est aussitôt porté à la défense de son bon ami, et a été puni.

Parlant de Gallagher, il a de nouveau été sonné en troisième période, lorsque mis en échec par Matt Irwin. Il est brièvement rentré au vestiaire, mais est vite revenu au banc.

Desharnais garde le moral

Avec ce jeu blanc, c'est donc dire que la léthargie de David Desharnais se poursuit. Après 11 matchs, le petit centre du Canadien ne compte qu'un maigre point, et toujours pas de but. Est-il dérangé par les statistiques?

« Pour l'instant, même si les statistiques ne sont pas bonnes, c'est d'aider l'équipe, avoir un rôle », a expliqué Desharnais, victime d'une légère coupure à l'œil gauche pendant le match.

En deuxième période, Desharnais a possiblement eu droit à une des meilleures chances de marquer de son équipe de la soirée. Le Québécois tentait de sauter sur une rondelle libre à l'embouchure du filet, mais son compatriote Marc-Édouard Vlasic a bien placé son bâton pour l'empêcher de tirer.

« Les chances sont là. C'est plate, mais il faut continuer. Quand les chances sont là, c'est bon signe. »

Il s'agit maintenant de voir pendant combien de temps lesdites chances seront là, car son temps d'utilisation continue à s'effriter. Desharnais a joué 12 min 37 s. C'était la deuxième fois depuis la campagne 2010-2011 qu'il passait moins de 13 minutes sur la patinoire (le 8 mars 2012, il avait joué cinq minutes, mais avait quitté le match sur blessure).

À noter

  • Avant le match, le Canadien a annoncé le renvoi du défenseur Greg Pateryn aux Bulldogs de Hamilton. Après la rencontre, c'était au tour du défenseur Nathan Beaulieu et de l'attaquant Patrick Holland de subir le même sort. Les trois pourront disputer le match de dimanche des Bulldogs.
  • Beaulieu  a eu droit à une seule présence sur la patinoire en troisième période, après avoir commis moult revirements dans les deux premières. « Il jouait sur les talons », a dit Therrien au sujet de son défenseur recrue.

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Crise au Sénat : Trudeau met au défi Harper de témoigner sous serment

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, défie à nouveau le premier ministre Stephen Harper de témoigner sous serment dans le dossier des dépenses illégales remboursées à certains anciens sénateurs conservateurs.

En entrevue à la radio de CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, le député de Papineau a déploré que le Parlement « croule sous les scandales et les conflits ».

« C'est vraiment frustrant de voir le niveau de méfiance et de dégoût qu'éprouvent les Canadiens envers le Parlement et le premier ministre actuellement, a-t-il regretté. Il est temps pour le premier ministre de faire preuve de leadership et de transparence concernant ce qu'il savait à ce sujet, et le seul moyen de faire cela, c'est que tout le monde témoigne sous serment. »

Ce n'est pas la première fois que le chef libéral met le premier ministre Harper au défi de témoigner sous serment. Son appel, cette semaine, est toutefois demeuré sans réponse.

Au micro de l'émission The House, M. Trudeau n'a pas donné plus de précisions quant au type d'interrogatoire auquel il aimerait voir le premier ministre se soumettre. « Les enquêteurs de la GRC se penchent déjà sur l'affaire Wright-Duffy. Ils tentent de découvrir le fond de l'histoire. Mais il y a plusieurs autres manières différentes de témoigner sous serment. »

Cette nouvelle invitation du chef libéral intervient 24 heures après que le sénateur Patrick Brazeau ait déclaré que le Parti conservateur lui avait proposé une entente secrète.

M. Brazeau a déclaré devant la Chambre haute que le leader du gouvernement au Sénat, Claude Carignan, lui avait fait une offre en matinée.

« L'entente secrète était que si je me levais dans cette chambre pour m'excuser auprès des Canadiens en prenant l'entière responsabilité de mes actes, la sanction de la Chambre serait plus clémente que celle proposée dans la motion du leader du gouvernement au Sénat », a-t-il déclaré.

Le sénateur Carignan a ensuite affirmé aux journalistes de la Colline du Parlement que M. Brazeau avait mal interprété ses propos.

« Il semble que les conservateurs font tout ce qu'ils peuvent pour minimiser cette affaire et le tort qu'elle a causés à leur réputation, à crédibilité et sur à capacité à faire face aux multiples défis auxquelles les Canadiens sont aujourd'hui confrontés », a constaté Justin Trudeau.

Le Sénat devrait se prononcer la semaine prochaine sur une motion conservatrice visant à suspendre sans salaire les sénateurs Patrick Brazeau, Mike Duffy et Pamela Wallin - une motion que les libéraux n'appuieront pas sans amendement.

« Nous demandons plus d'ouverture et de transparence et nous aimerions qu'un comité entende ce que ces trois sénateurs ont à dire, a exigé Justin Trudeau. M. Harper a manifestement décidé de refiler toute la responsabilité de l'affaire à ces trois sénateurs et de leur imposer une punition sévère qui, selon moi, devrait à tout le moins être discutée raisonnablement avant de décréter quelque chose qui pourrait créer un précédent. »


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L'abbé Gravel se bat contre un grave cancer

Written By Unknown on Sabtu, 26 Oktober 2013 | 14.18

L'abbé Raymond Gravel, connu pour ses positions progressistes notamment sur les homosexuels et la place des femmes dans l'Église, est atteint d'un cancer du poumon de stade quatre, avec métastases aux os. 

« J'ai fumé durant 49 ans. C'est sûr que je ne me suis pas aidé. » L'abbé Gravel vient de terminer une sixième session de chimiothérapie et continue de se battre, malgré le pronostic pessimiste du médecin qui l'a diagnostiqué le 28 août dernier. « Il m'a dit: "si vous vous faites soigner, c'est trois mois, sinon c'est six mois" . C'est le plafond qui te tombe dessus », a-t-il confié à l'émission Après tout c'est vendredi, à ICI Radio-Canada Télé. Malgré tout, il s'accroche à l'espoir.

Raymond Gravel affirme qu'après avoir accompagné de nombreuses personnes mourantes, il ne craint pas la mort. C'est plutôt la souffrance qui l'effraie.

« J'ai peur de souffrir, pas de mourir.  » — Raymond Gravel

Il ajoute comprendre ceux qui réclament de l'aide pour mourir lorsque la souffrance devient trop forte et impossible à soulager. « Je n'en suis pas là, mais ça pourrait m'arriver », glisse-t-il.

« Lorsque je viens de recevoir des traitements en chimiothérapie et que je souffre le martyre, parce que c'est ce que ça fait, j'ai le goût de mourir. Si un médecin me disait "est-ce que tu veux avoir une piqûre pour en finir?", je lui dirais oui. Alors je peux comprendre que des gens qui sont dans la souffrance puissent demander à mourir. » — Raymond Gravel

Le combat contre le cancer, il le poursuit. En entendant, il se réjouit d'en avoir gagné un, celui-là contre la droite religieuse, qui lui en a fait baver durant des années en l'accusant d'avoir renié sa religion, d'être un « prêtre gai » pour avoir défendu le mariage homosexuel, ou encore un « assassin d'enfants » en raison de sa position pour l'avortement. « On a reconnu qu'on avait fait de la diffamation à mon endroit et ça m'a soulagé », dit-il.

Selon lui, c'est aussi cette droite religieuse qui l'a obligé à abandonner la politique en faisant pression auprès du Vatican.

L'abbé Gravel a mis de côté la soutane entre 2006 et 2008 pour être député fédéral de la circonscription de Repentigny, sous la bannière du Bloc québécois. Il avait obtenu le feu vert du Vatican et avait pu garder son statut de prêtre, sans toutefois pouvoir célébrer les messes et les sacrements.

Curé de la paroisse de Saint-Anne-des-Plaines, Raymond Gravel a régulièrement exposé des points de vue allant à l'encontre des doctrines du Vatican. Il s'est notamment prononcé en faveur de l'ordination des femmes et des hommes mariés, de même que des personnes homosexuelles.

Il a aussi été attaqué par des organismes opposés à l'avortement après avoir affiché son soutien envers le docteur Henry Morgentaler lorsque celui-ci a reçu l'Ordre du Canada, en 2008.

En plein débat sur la Charte des valeurs québécoises, l'abbé Gravel se prononce contre l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique. « Si on enlève tous les symboles religieux, c'est comme si on interdisait aux gens de manifester leur foi. Manifester sa foi ne veut pas dire qu'on n'assure pas la neutralité de l'État. Moi je porte ma croix et je n'impose pas ma religion à personne. » Pour lui, la neutralité de l'État existera quand des musulmans, des catholiques, des juifs et des athées, pour ne nommer que ceux-là, riront et travailleront ensemble, dit-il. 

À voir aussi : une entrevue avec l'abbé Raymond Gravel sera diffusée dans le cadre de l'émission Second Regard, le dimanche 3 novembre à 13 h 30, heure de l'Est, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Télé.


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Brazeau dit avoir reçu une offre d'entente en coulisse des conservateurs

Le sénateur Patrick Brazeau affirme que le leader du gouvernement au Sénat, Claude Carignan, lui a offert une entente en coulisse, vendredi matin, pour enterrer l'histoire de ses allocations de logement. M. Brazeau a fait cette révélation lors d'une intervention à la Chambre haute du Parlement canadien, vendredi après-midi.

Le sénateur Carignan aurait proposé cette entente à M. Brazeau au cours d'une pause dans les travaux de la Chambre vers 10 h 20, vendredi matin. « On m'a offert une entente secrète et l'entente secrète était que si je me levais dans cette chambre pour m'excuser auprès des Canadiens en prenant l'entière responsabilité de mes actes, la sanction de la Chambre serait plus clémente que celle proposée dans la motion du leader du gouvernement au Sénat », a déclaré Patrick Brazeau.

Claude Carignan nie avoir fait une proposition formelle à son collègue, mais admet avoir tâté le terrain. « Il aurait pu dire : "je propose d'avoir six mois [de suspension] et je m'excuse auprès des Canadiens pour le trouble que j'ai fait" ».

« J'avais peut-être l'envie de trop aider. J'ai peut-être commis une erreur. » — Claude Carignan

Le Sénat réclame 48 000 $ au sénateur Brazeau pour des allocations de logement réclamées indûment.

Les deux hommes avaient croisé le fer en Chambre plus tôt en avant-midi. « [Est-ce que vous] pouvez me dire exactement dans la politique, qui m'a été référée par l'administration, quelle politique exactement j'ai enfreinte », avait déclaré M. Brazeau en Chambre. « [...] Dans un deuxième temps, est-ce que tu peux me citer, dans n'importe quelle politique du Sénat, où il y a un certain pourcentage [...] qu'il faut passer dans la résidence principale pour ne pas contrevenir à aucune politique. »

« Des statistiques, dans votre dossier, au niveau de la présence, démontrent un niveau très élevé de présence à Ottawa et dans la région de Gatineau par rapport à la région de Maniwaki », avait répliqué M. Carignan. « Donc, c'est une question d'intention et d'habitude de vie ou d'endroit où vous vous situez. Il n'y a pas de pourcentage. »

La perche tendue par le sénateur Carignan, vendredi, a beau avoir été repoussée, les événements de vendredi semblent indiquer que certains conservateurs sont prêts à des compromis. Mais pas le premier ministre Stephen Harper. « Il n'y a aucun doute sur ce que chacun des trois sénateurs a fait », a-t-il lancé sur les ondes d'une radio de Toronto.

« C'était des discussions de coulisses », a encore précisé le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais à l'émission 24/60 à RDI, vendredi. « Des discussions de coulisses demeurent des discussions de coulisses. On s'en tient au premier plan de suspendre les trois sénateurs sans solde. »

Un vote d'ici mercredi 

Plus tôt, les sénateurs conservateurs ont décidé de couper court aux débats entourant les motions de suspension sans salaire de trois des leurs. Après plusieurs heures de discussions, ils ont convenu de voter mardi ou mercredi prochain.

Le leader libéral au Sénat, James Cowen, dénonce l'empressement des conservateurs.

« La seule explication logique, c'est qu'ils veulent étouffer l'affaire et retirer l'immunité parlementaire de trois sénateurs à cause de ce qu'ils savent et de ce qu'ils pourraient dire. » — James Cowen

Des dissensions sont apparues au sein du caucus conservateur, jeudi, quand le sénateur Donald Neill Plett s'est dit en désaccord avec les motions concernant ses trois collègues. Il prévoit voter contre la position de son parti pour la première fois dans sa carrière. Plusieurs sénateurs déplorent qu'on sanctionne les trois sénateurs avant qu'une quelconque culpabilité n'ait pu être établie.

M. Duffy et Mme Wallin ont présenté leur défense mardi et mercredi, écorchant au passage Stephen Harper et quelques sénateurs conservateurs.

Quant à M. Harper, il a dû faire face à un barrage de questions sur ses déclarations et sur ce qu'il savait des dépenses des sénateurs qu'il a lui-même nommés.


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Dissensions libérales au sujet d’un code d’éthique

Des dissensions internes empêchent la présentation d'une proposition de code d'éthique au conseil général du Parti libéral du Québec qui a lieu ce week-end.

Contrairement à ce qu'avait affirmé plusieurs fois le chef libéral Philippe Couillard cette semaine, les militants se prononceront seulement sur un énoncé de principe général en matière d'éthique.

Ce changement est causé par des dissensions au sein du caucus libéral et du comité exécutif.

Le PLQ adoptera samedi les bases de sa plateforme électorale en vue du prochain scrutin, dont on ne connaît toujours pas le moment.

Le document soumis aux militants met l'économie en tête de liste des priorités. Il inclut notamment le retour à l'équilibre budgétaire, la relance du Plan Nord, la mise en place d'une stratégie maritime et la relance des projets de minicentrales.

Le Parti libéral compte aussi se servir des surplus d'énergie d'Hydro-Québec pour créer de nouveaux emplois. La plateforme prévoit donner plus de pouvoirs à Montréal et Québec et simplifier la fiscalité des particuliers.

L'idée du chef libéral Philippe Couillard de relancer les pourparlers constitutionnels pour permettre au Québec de signer la Constitution canadienne est reléguée au second plan.

Avec les informations d'Hugo Lavallée


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Loi antigais en Russie: des parents adoptifs d'ici pris en otage

L'Ontario vient de suspendre les adoptions d'enfants russes en raison de l'incertitude créée par les nouvelles lois de ce pays. Au Québec, les choses n'ont pas changé, mais les parents en attente sont inquiets.

La Russie a adopté cet été une loi qui interdit l'adoption d'enfants russes par des couples homosexuels ou des célibataires. Une directive a aussi été émise pour restreindre l'adoption dans les pays où le mariage gai est légal, comme le Canada.

Pour éviter que des homosexuels puissent adopter ses enfants, les célibataires ne sont plus acceptés. Certains tribunaux russes demandent même un engagement écrit de la part des pays comme le Canada stipulant qu'en cas de ré-adoption, jamais l'enfant ne sera confié à un couple gai - un engagement tout à fait illégal au Canada.

« Nous ne pourrions pas fournir ce genre de document », soutient la ministre ontarienne des Services à l'enfance, Teresa Piruzza.

Pour les Webber, un couple hétérosexuel d'Halifax qui travaille avec une agence d'adoption internationale ontarienne, c'est la fin d'un rêve. « Il n'y a rien que nous puissions faire », déplore Pamela Webber.

Au Québec, on ne tire pas les mêmes conclusions. La seule agence d'adoption internationale québécoise qui fait affaire avec la Russie, Terre des hommes, indique qu'il n'y a aucun changement pour l'instant pour les futurs parents québécois dont les dossiers sont en cours. Il y en a 38. 

Les couples en instance d'adoption peuvent continuer leurs démarches, confirme la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon. « À ce moment-ci au Québec, nous n'avons aucune indication quant à un changement de pratique, constate-t-elle. Nous restons très, très vigilants et nous allons tout faire, bien sûr, pour que les ententes qui existent avec la Russie demeurent et que les adoptions puissent procéder. »

N'empêche, la situation en inquiète plusieurs. Linda Tees et Leslie Katona, un couple hétérosexuel de Pointe-Claire, tentent d'adopter un enfant russe depuis janvier 2007. Près de sept ans plus tard, ce couple de Pointe-Claire a dépensé 60 000 $ en frais de toute sorte et en voyage en Russie, sans succès, et les récents changements législatifs en Russie ne sont en rien pour les encourager.

« On est complètement épuisés, nous n'avons plus aucune énergie », soupire M. Katona.

Le reportage de Denis-Martin Chabot


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Mairie de Montréal : les candidats en désaccord sur la question linguistique

La salle de concert Oscar Peterson de l'Université Concordia était pleine à craquer de citoyens montréalais venus entendre vendredi soir les candidats à la mairie de Montréal débattre en anglais une fois de plus.

Le quotidien The Gazette et la station de radio CJAD étaient les hôtes de cette assemblée publique où les candidats ont pu répondre à des questions du public préalablement choisies.

Les candidats ont été notamment questionnés sur la gouvernance de la ville, le niveau de taxation et les moyens qu'ils envisagent pour relever l'économie de la métropole.

La foule a semblé apprécier le constat de Marcel Côté : l'obligation pour les Montréalais de se serrer la ceinture et de revoir la gestion de la ville.

Richard Bergeron a quant à lui répété que la solution pour remettre la métropole sur les rails était d'investir pour garder les familles à Montréal.

Quant à Denis Coderre, il souhaite améliorer la structure municipale afin que les départements cessent de « travailler en silo ». Il propose aussi de faire profiter du caractère typiquement européen de Montréal. « Pourquoi ne pas faire de Montréal une plaque tournante du libre-échange? Pas seulement entre l'Europe et le Canada, mais aussi favoriser les échanges entre les États-Unis et l'Europe », a-t-il déclaré.

La plus jeune candidate à la mairie, Mélanie Joly, veut surtout travailler à rendre la ville plus efficace. « Il faut réduire la bureaucratie et s'assurer que le processus est clair lorsqu'il est le temps d'obtenir un permis ou une autorisation », a-t-elle martelé.

La question de la langue

La lutte pour protéger l'anglais a été évoquée pendant l'assemblée publique. Denis Coderre s'est contenté de dire qu'il fallait s'assurer que tous les Montréalais soient traités comme des « citoyens de première classe ».

Mélanie Joly n'a pas voulu tenir de promesses. Elle s'est dite fière du caractère bilingue de la ville, mais elle croit que les dossiers de la lutte à la corruption et les problèmes d'embouteillage sont plus urgents.

Marcel Côté s'est attiré la sympathie du public en martelant que l'incessante bataille de la langue nuisait à Montréal. « Il faut arriver à gérer notre dualité linguistique », a déclaré l'homme d'affaires.

La foule a vivement réagi lorsque Richard Bergeron a affirmé qu'il ne voyait pas de problème linguistique. « Si vous êtes anglophone, vous pouvez vous faire servir dans n'importe quel arrondissement en anglais », a-t-il souligné.

Plusieurs citoyens ont exprimé leur désaccord de leur siège. « Vous ne connaissez pas notre réalité! », a lancé une spectatrice.


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