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Sondage SOM/Radio-Canada : opposition au congédiement pour port de signe religieux

Written By Unknown on Rabu, 25 September 2013 | 14.18

Le reportage d'Azeb Wolde-Giogis

Exclusif - Alors que les opinions sont très partagées quant à l'intention réelle du gouvernement Marois avec son projet de charte des valeurs, une majorité de Québécois s'opposent au congédiement d'un employé de l'État s'il refuse de retirer son signe religieux, selon un autre volet du sondage SOM commandé par Radio-Canada.

La croix est l'accessoire religieux recevant le plus d'indulgence parmi ceux à l'étude : 71 % des répondants croient qu'un fonctionnaire ne devrait pas être congédié s'il refuse de retirer sa croix.

Les non-francophones sont plus nombreux à exprimer leur opposition (84 % contre 66 % chez les francophones). Ce résultat peut s'expliquer par « une certaine volonté de neutralité religieuse chez les francophones face à un attribut de leur religion d'appartenance », selon la maison de sondage.

Un peu plus de la moitié des répondants croient qu'un fonctionnaire ne devrait pas être licencié s'il refuse de retirer sa kippa (52 %), son turban (57 %) ou son voile (55 %) lors de son quart de travail.

En plus forte proportion, les sous-groupes suivants sont de cet avis :

  • Les répondants de la région métropolitaine de recensement (RMR) - variant de 62 % à 63 % contre de 42 % à 50 % pour ceux à l'extérieur des RMR de Montréal et de Québec;
  • Les universitaires (variant de 63 % à 68 %);
  • Les non-francophones (variant de 73 % à 75 % comparativement aux francophones, de 46 % à 51 %).

Au moins un répondant sur 10 se dit indécis. On note aussi une proportion plus élevée d'indécis chez les femmes face au turban (15 % contre 10 % pour les hommes) et à la kippa (18 % contre 10 %).

La maison de sondage indique que les résultats concernant la kippa (le couvre-chef juif) doivent être pris avec un grain de sel, puisqu'elle estime que les répondants ont pu confondre ce symbole religieux avec le kirpan (le poignard sikh).

Méthodologie

Le sondage a été effectué auprès de 1153 internautes québécois âgés de 18 ans et plus, recrutés aléatoirement par téléphone, du 18 septembre au 20 septembre 2013. La marge d'erreur est de +/- 3,1 %.

La marge d'erreur est plus élevée pour les sous-groupes comme les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Québec.

La finalité perçue de la charte

Les opinions sont très partagées quant à l'objectif poursuivi par le gouvernement de Pauline Marois avec ce projet. Une minorité des répondants (47 % ) jugent que la charte des valeurs s'inscrit d'abord dans une perspective de gain de votes pour le Parti québécois aux prochaines élections.

Ceux qui partagent cette opinion sont proportionnellement plus nombreux dans les sous-groupes suivants :

  • Les internautes de la RMR de Montréal (54 %);
  • Les universitaires (56 %);
  • Les hommes (53 % contre 40 % pour les femmes);
  • Les répondants dont la langue maternelle est autre que le français (70 % contre 39 % chez les francophones).

À l'opposé, une autre minorité (41 %) estime que ce projet vise d'abord à répondre à une préoccupation de la population.

Les sous-groupes suivants sont davantage de cet avis :

  • Les internautes résidant à l'extérieur des RMR de Montréal et de Québec (50 %);
  • Les répondants ayant complété un diplôme de niveau secondaire ou moins (50 %);
  • Les francophones (48 % contre 18 % chez les non- francophones).

Plus d'un répondant sur 10 s'abstiennent toutefois de prendre position (16 % chez les femmes contre 8 % chez les hommes).

La charte des valeurs, un débat de société

Dans la première partie de ce sondage dévoilée lundi soir, il ressort qu'une forte majorité de Québécois accepteraient de se faire soigner par un médecin arborant un signe religieux. Les opinions étaient toutefois partagées pour ce qui est du port de signes religieux dans les services de garde.
Qu'est-ce que l'échantillonnage probabiliste?

L'échantillonnage probabiliste est basé sur la sélection d'un échantillon au hasard - ou aléatoire - à partir d'une population. Il est plus complexe, nécessite davantage de temps et est habituellement plus coûteux, mais produit des estimations fiables, ainsi que des estimations de l'erreur d'échantillonnage.

Dans un échantillonnage aléatoire simple, chaque membre d'une population a une chance égale d'être sélectionné et chaque combinaison de membres de la population a aussi une chance égale de composer l'échantillon.

Un tirage à la loterie constitue un bon exemple : lorsqu'un échantillon de six numéros est généré au hasard à partir d'une population de 49 numéros, chacun de ces derniers a une chance égale d'être sélectionné et chaque combinaison de six numéros a la même chance d'être la combinaison gagnante.

Contrairement à l'échantillonnage probabiliste, l'échantillonnage non probabiliste fait « l'hypothèse » que la distribution des caractéristiques à l'intérieur de la population est égale. Les unités sont choisies arbitrairement, et non aléatoirement, ce qui fait qu'il est impossible de mesurer la fiabilité de l'échantillonnage.

Source : Statistique Canada


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Conseil du statut de la femme : injures et acrimonie à Québec

Le compte rendu de Martine Biron

L'Assemblée nationale à Québec a été le théâtre d'échanges acrimonieux, mardi, alors que se poursuit la controverse entourant les nominations du gouvernement Marois au conseil d'administration du Conseil du statut de la femme.

Rappelons que toute cette controverse tire son origine des propos tenus, la semaine dernière, par la présidente du Conseil, Julie Miville-Dechêne, qui accuse le gouvernement d'avoir nommé, au sein du conseil d'administration de l'organisme, quatre femmes en faveur de la Charte des valeurs québécoises.

Les vifs échanges ont démarré après que le vice-premier ministre, François Gendron, eut allégué que la députée libérale Christine St-Pierre avait elle-même fait preuve d'ingérence, du temps qu'elle était ministre, en écartant la présidente du Conseil du statut de la femme de l'époque, Christianne Pelchat. En guise de réplique, Christine St-Pierre a déclaré que, loin d'avoir été écartée, Mme Pelchat avait plutôt reçu une promotion. La prédécesseure de Julie Miville-Dechêne est désormais déléguée générale à Mexico.

Le débat a atteint un sommet d'acrimonie quand des propos grossiers à l'encontre de Pauline Marois ont traversé le plancher du salon bleu, d'après ce qu'ont rapporté le leader parlementaire du gouvernement, Stéphane Bédard et le whip du gouvernement, Marjolain Dufour, à la sortie de la chambre.

« Elle s'est excusée », a par la suite déclaré Pauline Marois aux médias, en faisant référence aux propos qu'aurait lancés la députée Christine St-Pierre. Cette dernière a elle-même publié des excuses sur son compte Twitter : « J'ai rencontré Madame Marois en personne après la période de questions et j'ai présenté mes excuses », a écrit Christine St-Pierre. 

Françoise David réclame de la dignité dans les débats

La porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, a déploré en conférence de presse le ton qui entache les échanges entourant la Charte des valeurs québécoises. Mme David réclame, « si c'est possible », de l'impartialité et « pas trop de partisanerie ».

Françoise David a l'intention d'appuyer la motion présentée par la députée Christine St-Pierre, motion qui vise à réaffirmer l'indépendance du Conseil du statut de la femme. Québec solidaire s'attend à ce que la Coalition Avenir Québec (CAQ) appuie également cette motion, qui doit être débattue mercredi à l'Assemblée nationale du Québec. 

Avec les informations de Martine Biron


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L'UPAC rencontre la DG du Parti libéral

Les précisions de Pascal Poinlane

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a confirmé mardi que des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) ont rencontré la directrice générale du parti, Marie-Ève Ringuette, au quartier général de la Sûreté du Québec (SQ), à Montréal.

Mme Ringuette s'est rendue aux bureaux de la SQ, rue Parthenais, à la demande des enquêteurs, afin de répondre à leurs questions sur certains documents obtenus lors de la perquisition à la permanence du PLQ, rue Waverly, en juillet dernier. Les policiers voulaient notamment qu'elle identifie certains de ces documents ou qu'elle donne des précisions sur leur nature.

Marie-Ève Ringuette a été responsable du financement du PLQ de 2009 à 2013. Elle a été nommée directrice générale à la suite du départ du précédent titulaire de ce poste, Karl Blackburn.

Après avoir fait cette annonce en ouverture d'un point de presse portant sur d'autres sujets, Philippe Couillard s'est borné à dire que la rencontre avait porté sur des « questions administratives liées aux façons de faire et aux processus au Parti libéral du Québec ». Il a laissé entendre que ces vérifications concernaient la période avant son entrée en poste et celle de Mme Ringuette, précisant au passage qu'il ne savait pas si M. Blackburn avait reçu la visite de l'UPAC.

Rencontres embarrassantes

La semaine dernière, le chef libéral confirmait avoir reçu la visite de deux enquêteurs de l'escouade Marteau, bras policier de l'UPAC, à son domicile.

C'est à titre de chef de la formation que les policiers l'ont rencontré, avait-t-il précisé. M. Couillard avait indiqué qu'il ne faisait l'objet d'aucune enquête, ajoutant qu'aucun membre actuel du caucus des députés libéraux n'était visé.

Philippe Couillard avait expliqué avoir rendu publique cette information par souci de transparence.

Plus tôt, il avait été critiqué au sein même de son caucus pour ne pas avoir informé l'ensemble des députés libéraux des perquisitions menées par l'UPAC à la permanence du parti à Montréal, en juillet dernier.

Après la révélation de l'information par Radio-Canada, Philippe Couillard a affirmé qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

Volant à son secours, le député libéral Robert Dutil, qui était le seul député du parti au courant de l'opération, a estimé que c'était à l'UPAC, et non au parti, de révéler la perquisition.

Avec des informations de Pascal Poinlane


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Des centaines de coopérants canadiens bientôt rapatriés

Les explications de Sophie Langlois

Exclusif - Radio-Canada a appris que des centaines de coopérants canadiens devront rentrer au pays au cours des prochains mois parce que le gouvernement fédéral n'a toujours pas renouvelé le programme de coopération volontaire (PCV).

De nombreuses ONG vont bientôt se retrouver à court d'argent. Pour le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI), par exemple, ce retard représente un manque à gagner de 5 millions de dollars, soit 25 % de son budget annuel. Quelque 450 coopérants seront rapatriés.

Oxfam-Québec, de son côté, se verra amputer de 9 millions de dollars par année, l'équivalent de 20 % de son budget. L'organisme prévoit le retour de 104 coopérants. Trois bureaux seront fermés au Vietnam, au Cambodge et au Niger.

La Direction d'Oxfam explique toutefois que la fermeture de ces bureaux était prévue avant les compressions. Au Niger, elle serait dictée par l'instabilité du pays.

« C'est un moment qui peut créer beaucoup de stress pour les gens parce qu'on se repositionne. On voit ce qu'on peut maintenir ou non. On risque de perdre certaines expertises. » — Denise Byrnes, directrice générale d'Oxfam-Québec

Si le gouvernement Harper n'a pas officiellement mis la hache dans le PCV, le mal est fait et les impacts se feront sentir au moins pour les six prochains mois.

Les fonctionnaires soutiennent que le programme pourrait être renouvelé, mais que les ONG devront composer avec des fonds de plus en plus réduits.

Le programme de coopération volontaire profite à une dizaine d'ONG, dont six au Québec. Son budget est de 250 millions de dollars sur cinq ans.

Depuis sa création, il a permis à quelque 8500 Canadiens de prendre part à une activité humanitaire. Il s'agit notamment de professionnels en exercice ou à la retraite. Par exemple, des agronomes participant à ce programme prêtent gratuitement leur expertise à des paysans haïtiens.

D'après les informations de Sophie Langlois


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Le président iranien reconnaît l'Holocauste

Le président iranien Hassan Rohani a déclaré mardi sur la chaîne de télévision américaine CNN qu'il reconnaissait l'existence de l'Holocauste, qu'il a qualifié de « grand crime » des nazis contre les Juifs, tout en jugeant que rien ne justifiait la création d'un État au détriment d'une autre population.

« Je ne suis pas un historien et quand il s'agit d'estimer l'ampleur de l'Holocauste, il revient aux historiens de le faire », a-t-il dit sur CNN lorsqu'on lui a demandé s'il pensait, comme son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad, que l'Holocauste était un mythe.

« De manière générale, je peux vous dire que tous les crimes commis contre l'humanité dans l'histoire, y compris ceux que les nazis ont commis contre les Juifs, sont répréhensibles et condamnables », a-t-il déclaré selon la traduction livrée par CNN.

Des responsables israéliens ont reproché à plusieurs reprises à Hassan Rohani, souvent présenté comme un religieux modéré, de ne pas s'être démarqué des positions de Mahmoud Ahmadinejad sur l'existence de l'Holocauste.

La semaine dernière, il avait esquivé une question semblable dans un entretien accordé à NBC, une autre chaîne de télévision américaine.

« Quel que soit le crime commis contre les Juifs, nous le condamnons, a-t-il dit mardi. Prendre une vie est méprisable. Il n'y a aucune différence selon que cette vie est juive, chrétienne ou musulmane. Pour nous c'est la même chose. »

Hassan Rohani a ajouté : « Cela ne signifie pas que vous pouvez dire que, puisque les nazis ont commis un crime contre un groupe, alors il est fondé à usurper la terre d'un autre groupe et à l'occuper. »

« Il s'agit là aussi d'un acte qui doit être condamné. La discussion doit être équilibrée. »

Rapprochement entre l'Iran et l'Occident

Le nouveau gouvernement de Téhéran, qui a pris ses fonctions le mois dernier, multiplie les signaux d'apaisement depuis son arrivée à New York, où il participe à la 68e Assemblée générale des Nations unies.

Prenant la parole devant les autres chefs d'État et de gouvernement, mardi après-midi, le président Rohani a tenté une nouvelle fois de rassurer les pays occidentaux en déclarant que son pays « ne constituait aucun danger pour le monde ». Il a rappelé que le programme nucléaire iranien était pacifique, se disant prêt à entamer immédiatement des discussions fondées sur un calendrier précis pour régler le dossier.

Cette ouverture a été saluée par Barack Obama devant l'Assemblée. Dans son allocution, le président américain a néanmoins réclamé des « actions » de la part de Téhéran, rappelant que les États-Unis demeuraient déterminés à « empêcher l'Iran de développer l'arme nucléaire ».

Malgré ce rapprochement, un haut responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat a écarté la possibilité d'une rencontre entre les deux dirigeants, expliquant que les Iraniens n'étaient pas prêts à une telle rencontre.

Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 dans la foulée de la crise des otages à l'ambassade américaine en Iran en 1979.


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Le printemps érable aurait pu être évité, selon l'ex-présidente de la FEUQ

Written By Unknown on Selasa, 24 September 2013 | 14.19

Le reportage de Jacques Bissonnet

La crise étudiante de 2012 n'aurait peut-être jamais eu lieu si le gouvernement de Jean Charest avait démontré une réelle volonté d'écoute, croit l'ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.

La Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 a commencé ses audiences publiques, lundi. Elle est sans pouvoir, sauf celui de faire des recommandations pour éviter que les Québécois ne revivent un autre printemps érable.

Martine Desjardins a estimé que l'intransigeance du gouvernement Charest de l'époque était à l'origine du début de la mobilisation étudiante, dès l'automne 2011.

« Je pense qu'il doit y avoir quelque part une façon de faire pour qu'un gouvernement ne puisse pas faire la sourde oreille aussi longtemps. Ils nous auraient rencontrés au mois de novembre ou décembre, je vous le dis, là, les choses auraient été bien différentes. » — Martine Desjardins, ex-présidente de la FEUQ

Selon l'ex-leader étudiante, l'imposition de la loi 12 (issue du projet de loi 78), en mai 2012, trois mois après le début de la grève étudiante, a représenté un tournant et redonné un nouveau souffle à la contestation.

Elle a également identifié d'autres gestes irritants posés par le gouvernement Charest, notamment lors du dépôt du budget, en mars 2011, quand l'attachée politique de la ministre de l'Éducation a affirmé à certains représentants étudiants que la hausse des droits de scolarité n'était « pas si pire » et que « les étudiants ne se soulèveraient jamais ».

Le printemps 2012 en chiffres
  • 532 manifestations
  • 750 000 manifestants
  • Plus de 2000 personnes arrestations
  • 211 plaintes en déontologie

Le travail de la police critiqué

La commission se penchera tout spécialement sur le travail de la police, sur son équipement et sur la formation des futurs policiers. Son président, l'ancien ministre péquiste Serge Ménard, a affirmé que « les événements de 2012 ont amené une profonde crise de confiance du public envers la police ».

Un professeur de l'UQAM, Paul Bélanger, a raconté avoir été roué de coups alors qu'il participait pacifiquement à une manifestation devant le Palais des congrès. Il questionne l'attitude des policiers, qui selon lui, ont voulu instaurer un climat de la peur chez les manifestants, en les frappant, pour les décourager de sortir dans la rue.

« Le rôle des policiers, c'est d'encadrer des manifestations pour qu'elles se déroulent pacifiquement. Ce n'est pas de décourager les gens de descendre dans la rue, et ce n'est pas de frapper pour qu'ils aient peur. La peur, c'est le pire ennemi de la démocratie. » — Paul Bélanger, professeur à l'Université du Québec à Montréal

Créée en mai dernier pour analyser les circonstances entourant les manifestations et les perturbations durant la crise étudiante, la commission doit remettre son rapport au ministre de la Sécurité publique au plus tard le 20 décembre 2013. Elle est présidée par l'ancien ministre péquiste Serge Ménard. Il est secondé par l'ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau et par le juge à la retraite Bernard Grenier.

Il y a des absents importants à cette commission d'examen : la Fraternité des policiers de Montréal et le groupe étudiant le plus militant, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE). Mais le directeur du SPVM, Marc Parent, ainsi que celui de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, répondront aux questions des commissaires.

Le mandat de la commission :

. analyser les circonstances des manifestations et des actions de perturbation tenues au Québec au printemps 2012;
. identifier les facteurs ayant contribué à la détérioration du climat social et évaluer les impacts des événements sur la population;
. dégager des constats en s'appuyant sur des faits vérifiables;
. formuler des recommandations au ministre de la Sécurité publique.


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Les signes religieux, plus dérangeants à la garderie qu'à l'hôpital

Le reportage d'Azeb Wolde-Giorgis

Exclusif - Une forte majorité de Québécois accepteraient de se faire soigner par un médecin arborant un signe religieux, selon un sondage exclusif commandé par Radio-Canada. Toutefois, les opinions sont partagées quand il s'agit du port des signes religieux dans les services de garde.

Dans son projet de Charte des valeurs québécoises, le gouvernement Marois propose d'interdire le port de signes religieux ostentatoires pour le personnel de l'État.

Les signes religieux en milieu hospitalier

Le sondage mené par SOM auprès de 1153 internautes, du 18 au 20 septembre, révèle qu'une nette majorité de répondants accepteraient certainement ou probablement de se faire soigner par un médecin portant une croix (90 %), un voile (73 %), un turban (71 %) ou une kippa, couvre-chef porté par certains hommes juifs (65 %).

Les sous-groupes suivants se distinguent par une attitude favorable (certainement ou probablement) concernant les symboles religieux à l'étude :

  • Les répondants de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal (92 % pour la croix, 80 % pour le voile, 76 % pour le turban et 74 % pour la kippa);
  • Les universitaires (84 % pour le voile, 83 % pour le turban et 77 % pour la kippa);
  • Les non-francophones (96 % pour la croix, 88 % pour le voile et 84 % respectivement pour la kippa et le turban);
  • Les hommes (70 % pour la kippa contre 61 % chez les femmes).

Finalement, les francophones expriment en plus forte proportion que les non-francophones leur refus à l'égard de la croix (11 % contre 3 %), du voile (29 % contre 11 %), du turban (31 % contre 14 %) ou de la kippa (36 % contre 14 %).

La maison de sondage indique que les résultats concernant la kippa (le couvre-chef juif) doivent être pris avec un grain de sel, puisqu'elle estime que les répondants ont pu confondre ce symbole religieux avec le kirpan (le poignard sikh).

Les signes religieux dans les services de garde

Une forte majorité de répondants s'estiment très (50 %) ou assez à l'aise (29 %) à l'égard d'éducateurs et éducatrices en garderie portant la croix dans leur milieu de travail. En fait, la croix recueille la plus forte proportion de répondants à l'aise par rapport au port d'accessoires religieux faisant l'objet de ce sondage.

Toutefois, les résultats sont partagés quand il s'agit des autres symboles religieux.

Moins de la moitié des répondants s'estiment très ou assez à l'aise pour le port du voile (49 %) ou du turban (46 %) par les éducateurs en garderie.

Les sous-groupes suivants expriment davantage un sentiment favorable relativement à chacun de ces signes religieux :

- Les personnes dont la langue maternelle est autre que le français sont plus favorables au port du voile en garderie (73 %), comparativement aux francophones (42 %). La différence est aussi notable concernant le port du turban (69 % chez les non-francophones contre 39 % chez les francophones).

- Les répondants ayant obtenu un diplôme universitaire sont plus à l'aise que ceux ayant complété un diplôme de niveau secondaire ou moins concernant le port du voile (62 % contre 42 %) et du turban (60 % contre 37 %) par les employés des services de garde.

- Ceux qui considèrent qu'il n'est pas urgent de présenter le projet de Charte des valeurs québécoises sont aussi plus à l'aise que ceux qui pensent le contraire, concernant le port du voile (68 % contre 22 %) et du turban (65 % contre 20 %).

- La RMR de Montréal se distingue du reste du Québec concernant l'acceptation du port du voile en service de garde (57 % contre 39 % pour les répondants de l'extérieur des RMR de Montréal et de Québec) et du turban (53 % contre 37 % pour les répondants de l'extérieur des RMR de Montréal et de Québec).

Par ailleurs, seulement 41 % des internautes interrogés s'estiment très (24 %) ou assez à l'aise (17 %) en ce qui a trait au port de la kippa par les éducateurs en garderie.

Cette proportion s'avère significativement plus faible que celle observée pour chacun des autres accessoires vestimentaires religieux à l'étude.

De leur côté, les jeunes de 18 à 24 ans sont proportionnellement plus nombreux à se dire très à l'aise avec le port de symboles religieux en garderie que les autres groupes d'âge :

  • La croix : 61 % contre 50 % dans l'ensemble;
  • Le voile : 37 % contre 28 % dans l'ensemble;
  • La kippa : 34 % contre 24 % dans l'ensemble.

Urgence d'adopter une charte des valeurs québécoises

Près de 6 personnes sur 10 affirment aussi qu'il n'était pas très urgent ou pas du tout urgent de déposer un projet de Charte des valeurs québécoises.

Plus spécifiquement, les sous-groupes suivants sont davantage de cet avis :

  • Les répondants de la RMR de Montréal (65 %);
  • Les répondants âgés de moins de 34 ans (65 %);
  • Les universitaires (67 %);
  • Les personnes dont la langue maternelle est autre que le français (75 % contre 52 % chez les francophones).

À l'opposé, les sous-groupes suivants croient que ce projet est une priorité urgente (très ou assez urgent):

  • Les répondants résidant à l'extérieur des RMR de Montréal et de Québec (46 %);
  • Les répondants âgés de 55 ans et plus (47 %);
  • Ceux ayant complété un diplôme de niveau secondaire ou moins (47 %);
  • Les personnes dont la langue maternelle est le français (44 % contre 23 % chez ceux ayant une autre langue).

La charte des valeurs, un débat de société

Méthodologie : l'échantillonnage probabiliste

Le sondage a été effectué auprès de 1153 internautes québécois âgés de 18 ans et plus, recrutés aléatoirement par téléphone, du 18 septembre au 23 septembre 2013. La marge d'erreur est de +/- 3,1 %.

La marge d'erreur est plus élevée pour les sous-groupes comme les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Québec.

L'échantillonnage probabiliste est basé sur la sélection d'un échantillon au hasard - ou aléatoire - à partir d'une population. Il est plus complexe, nécessite davantage de temps et est habituellement plus coûteux, mais produit des estimations fiables, ainsi que des estimations de l'erreur d'échantillonnage.

Dans un échantillonnage aléatoire simple, chaque membre d'une population a une chance égale d'être sélectionné et chaque combinaison de membres de la population a aussi une chance égale de composer l'échantillon.

Un tirage à la loterie constitue un bon exemple : lorsqu'un échantillon de six numéros est généré au hasard à partir d'une population de 49 numéros, chacun de ces derniers a une chance égale d'être sélectionné et chaque combinaison de six numéros a la même chance d'être la combinaison gagnante.

Contrairement à l'échantillonnage probabiliste, l'échantillonnage non probabiliste fait « l'hypothèse » que la distribution des caractéristiques à l'intérieur de la population est égale. Les unités sont choisies arbitrairement, et non aléatoirement, ce qui fait qu'il est impossible de mesurer la fiabilité de l'échantillonnage.

Source : Statistique Canada


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La riposte des anciens dirigeants de la FTQ-Construction

Entrevue avec Jocelyn Dupuis et Richard Goyette

Cinq ans après leur chute, les anciens dirigeants de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis et Richard Goyette publient un essai dans lequel ils règlent leurs comptes et défendent leurs réputations.

Dans leur livre Syndicalistes ou voyous?, ils tirent à boulets rouges sur la commission Charbonneau et accusent les journalistes d'avoir mis fin à leur carrière dans le monde du syndicalisme.

Ils plaident s'être dévoués au syndicalisme québécois pendant des années et affirment avoir été victimes d'une machination des élites libérales contre les travailleurs.

« On dirait qu'il y a une game politique qui se joue à l'intérieur de ça », dit Jocelyn Dupuis en entrevue à 24/60 en parlant du travail des journalistes.

« Vous avez créé une situation pour essayer de détruire un bon leader syndical qui a travaillé pour l'ensemble des travailleurs. » — Jocelyn Dupuis

Jocelyn Dupuis refuse par ailleurs de répondre aux questions d'Anne-Marie Dussault à propos de ses allocations de dépenses, répondant qu'il est « en procédure juridique ».

Mais il répond à Mme Dussault lorsque celle-ci évoque qu'il mangeait régulièrement au restaurant de Tony Accurso, entrepreneur en attente d'un procès pour corruption et fraude fiscale, entre 2003 et 2007 : « C'est un restaurant. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'aller là? » demande-t-il. « C'est un restaurant comme partout ailleurs au Québec. »

Il dit ensuite connaître Tony Accurso depuis une trentaine d'années. « Tony Accurso, c'est un entrepreneur. C'est une personne que j'ai connu depuis que j'étais métier-grutier. J'ai travaillé pour ses entreprises, pour Louisbourg Construction. »

Jocelyn Dupuis, dont la réputation a été ruinée en 2008 après des allégations de fraude et de liens avec la mafia, a dirigé la FTQ-Construction pendant 11 ans. Il doit bientôt subir un procès pour fraude, fabrication de faux documents et incitation à commettre une infraction. Il est soupçonné d'avoir effectué des réclamations de dépenses douteuses, notamment des remboursements de repas au restaurant d'une valeur de 125 000 $. L'affaire avait été révélée par l'émission Enquête.

Richard Goyette a pour sa part dirigé le syndicat à compter de novembre 2008, au terme d'une élection manipulée par les Hells Angels. Il y est resté jusqu'en mai 2010.

Il a pris un congé de maladie peu de temps après avoir tenu une conférence de presse dans laquelle il s'était emporté contre un reportage d'Enquête qui faisait état d'intimidation et d'extorsion sur des chantiers de construction sur la Côte-Nord. Il n'a finalement jamais réintégré ses fonctions.


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Le Polaris 2013 remis au groupe montréalais Godspeed You! Black Emperor

Le groupe montréalais Godspeed You! Black Emperor a remporté le prix Polaris du meilleur album canadien de l'année, lundi.

La formation de post-rock, qui a brillé par son absence lors du gala, l'a emporté grâce à son album Allelujah! Don't Bend! Ascend!.

Godspeed You! succède à Feist, la gagnante de l'an dernier.

Il recevra une bourse de 30 000 $. Selon un représentant de Constellation, la maison de disque du groupe, qui est venu chercher le prix à la place des musiciens absents, ceux-ci comptent dépenser la bourse pour appuyer les programmes de formation musicale et l'achat d'instruments pour les prisons québécoises.

Un autre groupe basé à Montréal, Young Galaxy, et le saxophoniste américain, lui aussi installé dans la métropole québécoise, Colin Stetson, figuraient parmi les finalistes de 2013.

Un autre groupe candidat n'a pas participé au gala-spectacle. Le duo Tegan and Sara, en tournée, n'était pas sur place, et sa chanson a été interprétée par une chorale.

Les organisateurs du gala affirment que les candidats sont jugés « uniquement sur le mérite artistique, sans aucune considération pour le genre musical ou les ventes d'albums ».

Le gala, animé par Shad et Kathleen Edwards, a été présenté au Carlu, à Toronto. Pour la première fois, le public pouvait assister à la cérémonie.

Plusieurs artistes québécois dont Louis-Jean Cormier, les soeurs Boulay et Pierre Lapointe avaient été sélectionnés dans une première liste, mais leur candidature n'a pas été retenue parmi les finalistes.

Arcade Fire et Karkwa ont remporté ce prix, le premier en 2011, le second, l'année précédente.


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Kenya : le bruit des combats retentit à nouveau

Les forces spéciales kényanes combattaient toujours mardi matin « un ou deux » assaillants islamistes toujours retranchés dans le centre commercial Westgate de Nairobi, près de trois jours après l'attaque lancée par un commando armé comprenant dans ses rangs des Américains et une Britannique.

Le ministère kényan de l'Intérieur avait pourtant affirmé lundi soir avoir repris le contrôle de cet établissement huppé de la capitale, où un assaut mené samedi par un groupe armé lié aux islamistes somaliens d'Al-Shabab a fait au moins 62 morts.

Interviewée lundi soir par la chaîne de télévision américaine PBS, la ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, a confirmé quant à elle que « deux ou trois Américains et d'une Britannique » figuraient parmi les assaillants.

La police kényane avait affirmé plus tôt dans la journée que la Britannique Samantha Lewthwaite, veuve d'un des kamikazes des attentats du 7 juillet 2005 à Londres, pourrait être « impliquée ».

Concernant les Américains, la ministre a précisé qu'il s'agissait « de jeunes hommes, âgés entre 18 et 19 ans (...) d'origine somalienne ou arabe, mais qui vivaient aux États-Unis, dans le Minnesota et dans un autre endroit ».

Selon les autorités kényanes, trois assaillants sont morts lundi. Le sort des autres membres du groupe demeurait toutefois inconnu, mardi matin.

Deux Canadiens ont été tués dans l'attaque.

Deux Françaises, trois Britanniques, un Sud-Africain, une Sud-Coréenne, une Néerlandaise, un Péruvien et deux Indiens figurent également parmi les victimes.

En point de presse lundi, le premier ministre Stephen Harper a qualifié l'attentat de « lâche », ajoutant que le Canada et ses alliés examinaient la situation de près. Il a aussi offert ses condoléances aux familles, amis et collègues des victimes.

M. Harper n'a pas commenté la rumeur selon laquelle l'un des assaillants serait canadien. Il a toutefois assuré qu'il ne croyait pas à un phénomène de radicalisation majeur au Canada.

LE FIL DES ÉVÉNEMENTS :

Samedi 21 septembre

- Une dizaine d'hommes armés font irruption en mi-journée dans le centre commercial Westgate à Nairobi et ouvrent le feu à l'arme automatique et à la grenade sur la foule et le personnel. Les forces de l'ordre interviennent et procèdent à des évacuations. On dénombre plusieurs morts et blessés;

- En soirée, les islamistes somaliens d'Al-Shabab, liés à Al-Qaïda, revendiquent l'attaque;

- Le président kényan Uhuru Kenyatta annonce à la télévision au moins 39 morts et 150 blessés;

Dimanche 22 septembre

- En matinée, les forces de sécurité tentent toujours de déloger les assaillants;

- Ottawa annonce la mort de deux Canadiens, dont une diplomate;

- Les combats reprennent en soirée. Des agents israéliens interviennent aux côtés des forces kényanes. Le bilan s'alourdit à plus de 60 morts;

Lundi 23 septembre

- Nouvel assaut à l'aube des forces de sécurité kényanes;

- Le porte-parole des Shabab menace d'ordonner d'abattre les derniers otages;

- Fortes explosions dans le centre commercial et tirs nourris;

- Le ministre de l'Intérieur affirme que des assaillants ont été tués;

- Les autorités affirment que tous les otages ont été libérés;

- La ministre kényane des Affaires étrangères affirme que des « deux ou trois » Américains et une Britannique figurent parmi les assaillants;

Mardi 24 septembre

- De nouveaux coups de feu et une explosion provenant du centre commercial sont entendus en matinée;


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