Le reportage d'Emmanuelle Latraverse
Le président du Fonds conservateur, le sénateur Irving Gerstein, a jeté un nouvel éclairage sur le scandale entourant les dépenses du sénateur Mike Duffy. En livrant son rapport sur l'état des finances du parti, le sénateur Gerstein a fait comme le premier ministre la veille et mis la responsabilité de l'affaire sur les épaules de l'ex-chef de cabinet de M. Harper, Nigel Wright.
« J'ai été absolument clair avec Nigel Wright que le fonds du Parti conservateur du Canada ne paierait jamais pour les dépenses contestées du sénateur Duffy et il n'a jamais servi à cela », a lancé M. Gerstein, laissant entendre que M. Wright avait concocté l'opération et même requis les fonds.
Mais la version offerte cet été à la GRC par l'avocat de M. Wright était autre: le Parti conservateur aurait initialement considéré repayer l'argent pour M. Duffy quand il croyait que la somme ne totalisait que 32 000 $.
Le sénateur Gerstein, manifestement au courant des paiements à Mike Duffy, a ensuite dit avoir payé les frais juridiques de M. Duffy, à hauteur de 13 560 $, « à la demande de M. Wright. »
L'ex-chef de cabinet de M. Harper aurait fourni 90 000 $ au sénateur Mike Duffy pour qu'il puisse rembourser au Sénat ses dépenses jugées injustifiées par le gouvernement.
Plus de transparence
Dans la foulée du scandale des dépenses au Sénat, les militants conservateurs réunis en congrès à Calgary ont voté pour que leurs livres financiers soient plus transparents. Quelques jours après qu'il eut été révélé que les fonds du Parti conservateur avaient servi à payer les frais juridiques du sénateur Mike Duffy - maintenant menacé de suspension sans salaire pour avoir réclamé des dépenses sans y avoir droit - les délégués ont approuvé une motion pour qu'un rapport financier soit présenté à chaque congrès.
Contre tout forme d'euthanasie
Les conservateurs ont aussi voté pour que leur parti ne soutienne aucune loi visant à légaliser l'euthanasie et l'aide au suicide, alors que l'Assemblée nationale est justement en train de débattre le projet de loi du gouvernement québécois sur l'aide médicale à mourir.
Cette résolution faisait partie de la série de propositions des partisans qui a réussi à atteindre la séance plénière samedi, alors qu'ils votent pour définir les politiques de leur parti en cette troisième et dernière journée de leur congrès.
Le vote a toutefois été serré: 615 pour et 502 contre. Le parti a donc dû vérifier si une majorité des provinces appuyaient également la proposition. C'était le cas, mais le Québec ne faisait pas partie du nombre.
« Votez pour des soins, pas pour le meurtre », a plaidé un militant au microphone pour offrir son appui à la proposition.
Parmi les politiques sociales, d'autres résolutions qui avaient le potentiel d'être controversées ont aussi passé au vote.
Les délégués conservateurs ont voté massivement pour adopter la résolution qui cherchait à condamner la discrimination contre les filles par la sélection du sexe du bébé, une proposition qui est perçue par plusieurs comme une autre tentative des conservateurs de toucher à la légalité de l'avortement.
Le premier ministre Stephen Harper a toutefois maintenu ces dernières années qu'il n'avait aucune intention de rouvrir le débat sur l'avortement, notamment, à chaque fois qu'un député d'arrière-ban tentait de proposer un projet de loi privé qui touchait à ce délicat sujet.
« C'est une déclaration de principes », a justifié le ministre de l'Industrie James Moore, qui n'y voit pas un désaveu de son gouvernement qui a empêché une motion d'être votée à ce sujet aux Communes.
Une résolution sur la prostitution, pour empêcher la légalisation de l'achat des services sexuels, a aussi été adoptée.
Plus d'une proposition des associations conservatrices cherchaient à serrer la vis aux syndicats, en les empêchant notamment d'utiliser les cotisations syndicales pour faire des dons aux partis politiques. L'une d'entre elles a reçu la faveur des militants.
Un délégué a déploré que lorsqu'il était fonctionnaire, ses cotisations avaient « servi à attaquer le parti conservateur ».
Une motion pour que les mêmes motions ne soient pas débattues à répétition d'un congrès à l'autre a toutefois été battue. Cela va ouvrir la porte à ce que les règles pour le choix du chef du parti soient remises en question - encore une fois. Actuellement, le système prévoit que toutes les circonscriptions ont le même poids lors du choix. Certains militants sont en faveur d'un système « un membre, une voix », ce qui aurait pour effet de désavantager le Québec, où les circonscriptions comptent moins de membres.
L'avis des opposants
En marge du congrès à Calgary, plusieurs organismes sont venus d'un peu partout en Alberta et d'autres provinces canadiennes pour se faire entendre de Stephen Harper.
Ils ont demandé au gouvernement fédéral de cesser de soutenir les grandes entreprises au détriment de la classe moyenne.
« Il y a eu une récession, mais [Stephen Harper] a aussi contribué au déficit et là, il veut le régler sur le dos des fonctionnaires et les fonctionnaires, ça donne des services à la population », a déclaré Marc Brière, le premier vice-président national du Syndicat des employés de l'impôt.
Le syndicat des infirmières de l'Alberta a également exhorté le premier ministre à ne plus accorder davantage d'importance aux grandes entreprises qu'au reste de la population.
« Stephen Harper, ne touche pas à notre régime de pension, remet de l'ordre dans tes institutions politiques et cesse d'attaquer les syndicats », a asséné Karen Craik, la secrétaire-trésorière du syndicat.
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